IA générative : pour réduire vos coûts et votre empreinte, parlez anglais
Le français, cette langue de luxe
Illustration : Flock
Le 01 octobre à 12h22
Changer de langue permet de consommer moins de tokens, c’est un fait et nous l’avons mesuré aussi bien chez Anthropic, OpenAI et Google. Moins de tokens, c’est un coût de revient plus faible et moins de calcul, donc une empreinte écologique plus faible.
IA générative : pour réduire vos coûts et votre empreinte, parlez anglais
Le français, cette langue de luxe
Illustration : Flock
Changer de langue permet de consommer moins de tokens, c’est un fait et nous l’avons mesuré aussi bien chez Anthropic, OpenAI et Google. Moins de tokens, c’est un coût de revient plus faible et moins de calcul, donc une empreinte écologique plus faible.
IA et algorithmes
IA
7 min
Les IA génératives ne travaillent pas sur des mots, mais sur des tokens (ou jetons). C’est une manière de découper des phrases, propre à chaque famille de modèle. C’est le rôle du tokenizeur : vous saisissez votre prompt, il le transforme en tokens qui sont envoyés au modèle.
Il fait des centaines de milliards d’opérations sur chaque token et renvoie le résultat, de nouveau en tokens. Opération inverse du tokeniseur et voilà la réponse affichée.
Tous les tokens ne se valent pas !
Les grands modèles de langage ne parlent qu’en tokens, c’est l’unité de base pour les calculs et la facturation. Plus il y a de tokens en entrée et en sortie, plus vous payez cher (ou plus cela entame votre forfait). Il y a aussi plus de calculs, dont une empreinte environnementale plus importante.
Quel rapport avec le titre de notre actualité et donc avec les langues ? La création de tokens (ou jetons) n’est pas universelle : elle dépend de chaque famille de modèle, mais également de la langue. Pour mettre en lumière cette différence, nous avons pris comme référence le règlement général sur la protection des données (RGPD) de la Commission européenne, un long texte traduit dans les 24 langues de l’Union.
Une précision importante : le gain dont nous parlons ici reste anecdotique par rapport à un usage responsable : ne demandez pas à ChatGPT de faire de la reconnaissance de caractère basique sur une image ou de traduire un texte, des IA spécialisées le feront bien mieux et pour moins cher (en argent et en consommation). Vous pouvez aussi demander aux modèles d’être moins bavards, d’aller à l’essentiel. Les économies seront bien plus importantes.
Les tokens dans 24 langues et près de 10 millions de caractères
Chaque texte ne fait pas la même longueur : entre 320 000 et 415 000 caractères, avec 371 000 de moyenne environ. Mais ce règlement est assez long pour en tirer une métrique intéressante : le nombre de caractères moyens par token et par langue.
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Commentaires (20)
Le 1er octobre à 12h25
Le 1er octobre à 12h28
Modifié le 1er octobre à 12h38
Édit, un lien parmi tant d'autres (mais informations fiable 😁 ) :
Modifié le 1er octobre à 13h11
Le 1er octobre à 13h30
Le 1er octobre à 13h52
Modifié le 1er octobre à 13h51
Le 1er octobre à 14h10
Cependant, il y a aussi un petit biais d'analyse vis à vis de la différence entre les textes : ils ne sont pas rédigés d'une façon strictement identique.
Exemple avec le 1er considérant :
Rien que de visu, on constate que le paragraphe anglais est plus court. Pourtant, ils ont presque le même nombre de mots : 63 en français, 61 en anglais selon LO Writer. En s.e.c. l'écart est plus élevé : 423 versus 366.
Sauf que quand on lit bien, on constate des différences de style d'écriture qui influencent aussi cette perception, notamment en raison de conventions typographiques différentes. Exemples :
Donc non seulement la langue elle-même varie, mais ses conventions typographiques sont aussi des facteurs pouvant influencer les résultats :)
Le 1er octobre à 14h17
Modifié vendredi à 11h34
Ce qui confirme dans tous les cas que la différence entre les langues qui ont des mots plus ou moins longs influence forcément le tokenizer. Par contre la façon dont les mots étaient découpées était intéressante : souvent similaire.
Par contre, l'élément que je ne suis pas sûr d'avoir saisi dans ton texte : tu estimes uniquement combien de tokens le modèle va prendre en entrée, mais ici tu n'a pas en sortie basée sur une analyse du texte ?
L'étude serait un peu plus complexe, mais via les API à température et paramètres identique (peut être en baissant la température pour rendre le LLM plus déterministe). As-tu prévu d'évaluer la verbosité sortante par langue des modèles ? (ou alors j'ai loupé le détail, dans ce cas je retourne dormir)
Vendredi à 12h03
Même avec une température à 0 ca reste des modèles statistiques, on ne peut pas le rendre 100 % déterministe, mais ce n’est pas trop le sujet : la conversion en tokens est déterministe : une même phrase donnera toujours les mêmes tokens.
Donc le nombre de token ne dépend que du modèle, mais un modele avec un tokeniseur qui propose plus de caractères par tokens donnera plus de caractères en sortie, pour un même nombre de token (donc l’impression d’une réponse plus longue, je sais pas si c’est clair ou si moi aussi je retourne dormir
Le 1er octobre à 14h18
Le 1er octobre à 14h55
Le 1er octobre à 16h41
Le 1er octobre à 19h29
caveman
Le 1er octobre à 20h56
anglaisen SMS.Sino pas carac accent ou spec change nbr token?
Ainsi il n'y a plus d'hallucination, juste des mots qu'on ne connaissait pas
Modifié vendredi à 10h06
parlez anglais en SMSne l'utilisez pasVendredi à 09h59
Vendredi à 18h16
J'imagine que ce n'est pas pareil pour lui de recevoir "je s" et "uis." que "je sui" et "s."?
Modifié vendredi à 18h42
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