Ubuntu 26.10 va remplacer le vieux dbus-daemon par dbus-broker
Ça change tout, mais ça ne change rien
Le 13 juillet à 12h22
Ubuntu 26.10 remplace enfin dbus-daemon par dbus-broker comme implémentation par défaut de D-Bus, un changement essentiellement interne visant à améliorer les performances, la robustesse et l’extensibilité. Aucun impact particulier n’est attendu sur les applications.
Ubuntu 26.10 va remplacer le vieux dbus-daemon par dbus-broker
Ça change tout, mais ça ne change rien
Ubuntu 26.10 remplace enfin dbus-daemon par dbus-broker comme implémentation par défaut de D-Bus, un changement essentiellement interne visant à améliorer les performances, la robustesse et l’extensibilité. Aucun impact particulier n’est attendu sur les applications.
Logiciel
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3 min
D-bus est un bus de messages : grâce à lui, les processus Linux peuvent communiquer entre eux. Ce composant est crucial, car il permet aux fonctions d’avoir le résultat attendu. Par exemple, le gestionnaire de fichiers demande au système de monter une clé USB pour en afficher le contenu, le panneau de configuration modifie la luminosité de l’écran, une application demande l’ouverture du sélecteur de fichiers, etc.
Pour quoi faire ?
À compter d’Ubuntu 26.10, le composant chargé des messages internes sera changé. dbus-daemon sera remplacé par dbus-broker, avec à la clé de sérieux avantages techniques : traitement asynchrone des messages, meilleure gestion des ressources, comptabilisation plus précise des clients, ou encore meilleure résistance générale lors de pics de trafic D-bus.
Il ne devrait y avoir aucun changement visible dans la grande majorité des scénarios. Bien que dbus-broker soit plus moderne, il est davantage pensé pour éviter les goulets d’étranglement que pour fournir une accélération dans les opérations basiques.
Si Canonical a décidé ce remplacement, c’est que dbus-daemon a été créé il y a 22 ans. Malgré son âge vénérable, il a reçu de nombreuses évolutions. Cependant, il accuse le poids des années : son architecture a été conçue à une époque où le nombre de services système était bien plus faible qu’aujourd’hui, où les environnements de bureau étaient plus simples et les charges de travail beaucoup moins importantes.
Pourquoi pas avant ?
Cette décision n’a rien d’avant-garde. Fedora, souvent la première distribution à opérer des changements techniques d’envergure, a déjà réalisé cette bascule en 2019. Pourquoi Canonical a-t-elle attendu si longtemps ? L’entreprise cite deux raisons :
- Il a fallu attendre que GDM (le gestionnaire de connexion/bureau de GNOME) se débarrasse de ses dépendances à dbus-daemon, ce qui a fini par arriver avec GNOME 49
- et attendre que dbus-broker atteigne une compatibilité complète avec AppArmor, notamment pour certaines fonctions liées à la gestion des paquets Snap
La stratégie de Canonical face à la nouveauté ne change pas. Les bascules ne s’opèrent que lorsque l’entreprise estime que la situation s’y prête. On se souvient par exemple que le passage à Wayland s’était fait plusieurs années après d’autres distributions, un peu plus de cinq ans après celle de Fedora, par exemple. Le remplacement des composants historiques se fait progressivement, pour éviter une cassure chez les utilisateurs, Ubuntu étant la distribution Linux la plus utilisée au monde.
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