Accessibilité : le numérique public exclut encore des millions de Français
Une plainte pour ouvrir les yeux à la DGFiP
Collectif handicap visuel
Le 08 juin à 16h14
L’accessibilité reste un problème pour les sites web de l’administration. Après de belles promesses non tenues, le Collectif Français du Handicap Visuel a décidé de passer à l’action, en portant plainte contre la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) : deux millions de personnes aveugles ou malvoyantes sont toujours privées d’un accès normal et autonome à des fonctionnalités pourtant essentielles, comme la déclaration de revenus.
Accessibilité : le numérique public exclut encore des millions de Français
Une plainte pour ouvrir les yeux à la DGFiP
Collectif handicap visuel
L’accessibilité reste un problème pour les sites web de l’administration. Après de belles promesses non tenues, le Collectif Français du Handicap Visuel a décidé de passer à l’action, en portant plainte contre la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) : deux millions de personnes aveugles ou malvoyantes sont toujours privées d’un accès normal et autonome à des fonctionnalités pourtant essentielles, comme la déclaration de revenus.
Droit
Droit
8 min
La campagne de déclaration de revenus s’est terminée le 4 juin. Pour une majorité de contribuables, la formalité se réalise en ligne, mais pour deux millions d’aveugles ou malvoyants, le processus est toujours aussi compliqué, voire impossible. Bien que le site impots.gouv.fr fasse partie des 250 démarches administratives essentielles que l’État s’est engagé de longue date à rendre accessibles, ce n’est toujours pas le cas.
L’accessibilité toujours en rade
L’observatoire officiel de suivi trimestriel de la qualité des démarches essentielles (qui n’a pas été mis à jour depuis le mois de janvier) confirme en effet que la déclaration de revenus en ligne ne prend toujours pas en compte le handicap. Pour un aveugle ou un malvoyant, il est impossible d’utiliser la messagerie du site des impôts ; le formulaire de déclaration n’est pas non plus compatible avec les logiciels de lecture d’écran.
« Avec des données pré-remplies, les déclarations étant en grande partie remplies de façon automatique, on se retrouve avec des listes de chiffres qui sont effectivement visuellement dans des tableaux, mais pas du tout interprétées comme des tableaux par la synthèse vocale », déplore Pierre Marragou, président de l’association apiDV, membre du collectif handicap visuel.
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Commentaires (10)
Le 8 juin à 17h20
Le 8 juin à 17h27
Le 8 juin à 17h30
En France, on a du mal à se placer à la place de l'utilisateur!
Le 8 juin à 17h29
Le 8 juin à 18h26
Au delà, imposer l'utilisation d'une app plutôt qu'un site web reste un non-sens total, surtout dans le cadre des impôts.
Modifié le 8 juin à 18h58
Je suppose qu'une application mobile est plus récente elle a moins de dette technique et pourrait être mieux intégré à outil d'accessibilité (hypothèse totalement gratuite de ma part, je n'en sais rien d'où ma demande de retour).
Le 8 juin à 20h51
Si les développeurs et maîtrise d’œuvre ne sont pas formés et n’en tiennent pas compte dans les développements, même les développements les plus récents resteront inaccessibles.
Le 8 juin à 23h14
Le 9 juin à 09h38
Le 9 juin à 12h04
L’application de la Caisse d’Épargne est une honte sur ce sujet. Ne répond pas aux standards et aux options d’accessibilité (ne prend pas en charge les contraste élevés et les zooms).
Écrire petit en rouge foncé sur fond gris foncé, même moi j’ai du mal…
Je leur ai écris, aucune réponse.
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