Pour le PDG de l’ICANN, le cas AfriNIC n’est pas « une faiblesse de l’ensemble du modèle »
ICANN haz Internet?
Après les élections au nouveau bureau du registre régional d’adresses IP desservant l’Afrique, AfriNIC, Next s’est entretenu avec le président de l’ICANN, Kurt Erik Lindqvist. Il y voit une première étape, mais prévient que la route est encore longue. Le chercheur Guillaume Desgranges y voit un possible basculement de la gouvernance vers un modèle dans lequel les États auraient plus de pouvoir.
Le 01 octobre 2025 à 08h41
8 min
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Depuis 15 jours, l’AfriNIC, le registre régional d’adresses IP (RIR) desservant l’Afrique et l’océan Indien, a un nouveau bureau. Après l’annulation d’élections en juin, le RIR a finalement réussi à mener à bien ce processus électoral.
L’annulation du processus au début de l'été faisait notamment suite à la pression mise par l’ICANN, l’autorité internationale de régulation d’Internet. Comme nous le racontions, le président de celle-ci, Kurt Erik Lindqvist, avait envoyé une lettre à l’administrateur judiciaire désigné du RIR en menaçant de ne plus reconnaître officiellement l’AfriNIC.
À Next, Kurt Erik Lindqvist rappelle que « le rôle de l’ICANN est de s’assurer que les différentes organisations reconnaissent les RIR et que ceux-ci continuent de suivre leurs obligations inscrites dans l’ICP-2 ». Celui-ci est un document qui définit les critères auxquels doit satisfaire une organisation pour être reconnue comme RIR. Créé en 2001, il est d’ailleurs en cours de révision.
Interrogé par Next sur l’élection du bureau de l’AfriNIC, le président de l’ICANN, Kurt Erik Lindqvist, affirme que « c’est très positif ». « Il s'agit probablement d'une mesure prudente visant à rétablir AfriNIC dans un état plus fonctionnel, ce qui, bien sûr, sert les intérêts de l'Afrique et des pays de l'océan Indien, et c'est ce qui nous importe », ajoute-t-il. « Si AfriNIC parvient à stabiliser son conseil d'administration, il sera peut-être possible à terme d'approuver la nomination d'un CEO, etc. ».
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