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La DINUM relance, pour la troisième fois, son incubateur de start-ups d’État beta.gouv.fr

Start-up nation

La DINUM relance, pour la troisième fois, son incubateur de start-ups d’État beta.gouv.fr

Illustration : Flock

La Direction interministérielle du numérique compte élargir le nombre de ministères et administrations bénéficiaires de son programme d’incubation de « Start-ups d’État » beta.gouv.fr. L’objectif poursuivi est qu’à terme l’ensemble des projets numériques de l’État « soient conçus et opérés au même standard que ceux des acteurs privés les plus performants du numérique ».

Les Services du Premier ministre viennent de lancer un appel d’offres en vue de la « réalisation de services numériques en mode produit agile piloté par l’impact » pour le compte de la Direction interministérielle du numérique (DINUM). D’un montant « maximal » de 495 millions d’euros, le marché est estimé à 195 millions d’euros.

L’accord-cadre interministériel vise à faciliter l’adoption de « l’approche produit » au sein des administrations publiques, dont l’objectif « est simple : créer des services qui répondent mieux aux besoins des utilisateurs ».

« Dans une démarche d’ouverture et afin d’accélérer cette transformation des modes de conception de services numériques au sein de l’État », le marché vise aussi à étendre son périmètre en incluant non seulement les services numériques d’ores et déjà inscrits dans le cadre du programme beta.gouv.fr, mais également ceux de ministères ou d’opérateurs « engagés dans une démarche produit sans pour autant être rattachés à des incubateurs du réseau beta.gouv.fr ».

Le nombre de ministères et administrations bénéficiaires passe ainsi de 24 à 31, dont une université et une agence régionale. Une comparaison avec le précédent appel d’offres, datant de 2021, montre qu’ont par exemple, été rajoutés à la liste des bénéficiaires le ministère des Sports, la Cour des Comptes, le service d’information du gouvernement (SIG), la préfecture de Police de Paris, l’agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), l’agence nationale des titres sécurités (ANTS), la Haute autorité de santé (HAS), l’office français de la biodiversité (OFB), l’université Clermont-Auvergne et l’agence de l’Eau Seine Normandie.

Le cahier des clauses techniques particulières (CCTP) précise que les marchés subséquents à l’accord-cadre « sont exécutés, suivis et pilotés par chaque bénéficiaire », mais que la DINUM « assure un rôle de coordination générale, de consolidation des retours d’expérience et d’appui ponctuel aux bénéficiaires ».

Exiger des mesures d’impact plutôt qu’une approche « solutionniste »

Le cahier des charges rappelle que la DINUM avait rendue publique, en mars 2023, une feuille de route du numérique de l’État, « dont la priorité est d’engager une mutation profonde des organisations publiques pour initier et conduire dans la durée les projets numériques de l’État ». Elle comporte cela dit trois autres « priorités » :

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Commentaires (1)

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