Un cheval de Troie à Belek Belediyesi, en TurquieCC BY-SA 3.0 DEED Maxim Karpinskiy

Logiciels espion : les États-Unis, la France et le Royaume-Uni veulent lutter contre les « abus »

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Jean-Marc Manach

Publié dans

DroitSécurité

09/02/2024
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Un cheval de Troie à Belek Belediyesi, en TurquieCC BY-SA 3.0 DEED Maxim Karpinskiy

Les États-Unis veulent priver de visa tout individu soupçonné d'avoir été impliqué dans une « utilisation abusive » d'un logiciel espion commercial, ainsi que ses conjoint et enfants. La France et le Royaume-Uni lancent de leur côté une initiative réunissant 35 pays, et plusieurs entreprises privées.

Ce lundi 5 février, Anthony Blinken, secrétaire d'État des États-Unis, a annoncé une nouvelle politique de restriction des visas ciblant les personnes « impliquées dans l'utilisation abusive de logiciels espions commerciaux ».

Sont concernées les individus « soupçonnés d'avoir été impliqués » dans l'utilisation de logiciels espions commerciaux pour « cibler, surveiller arbitrairement ou illégalement, harceler, supprimer ou intimider des personnes, notamment des journalistes, des militants, d'autres personnes perçues comme des dissidents pour leur travail, des membres de communautés marginalisées ou de populations vulnérables, ou les membres de la famille de ces personnes ciblées ».

Fait notable : sont visées, non seulement les personnes « soupçonnées de faciliter ou de tirer un avantage financier » de l'utilisation abusive des logiciels espions commerciaux, « y compris, mais sans s'y limiter, le développement, la direction ou le contrôle opérationnel de sociétés qui fournissent des technologies telles que des logiciels espions commerciaux à des gouvernements, ou à des personnes agissant au nom de gouvernements », mais également les membres de leurs familles immédiates, à savoir leurs « conjoints et enfants de tous âges ».

Le « Processus de Pall Mall »

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Écrit par Jean-Marc Manach

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Sommaire de l'article

Introduction

Le « Processus de Pall Mall »

Une quarantaine de marchands de logiciels espion

8 millions de dollars pour espionner 10 terminaux

Le brief de ce matin n'est pas encore là

Partez acheter vos croissants
Et faites chauffer votre bouilloire,
Le brief arrive dans un instant,
Tout frais du matin, gardez espoir.

Commentaires (6)


Le 09/02/2024 à 15h 14
Le royaume-uni dans la liste, ça c'est la meilleure de l'année, alors qu'ils veulent dernièrement interdire les maj de sécurité pour pouvoir continuer à zieuter.
alex.d. Abonné
Le 09/02/2024 à 15h 27
Punir sur un simple soupçon, y compris la famille du suspect. J'attends la réaction du conseil constitutionnel.
Arkeen Abonné
Le 09/02/2024 à 19h 17
Ça m'a fait tiquer aussi.

Sinon tout ça ne me paraît être qu'une vaste blague ...
fred42 Abonné
Le 10/02/2024 à 10h 43
Il n'y a pas de Conseil Constitutionnel aux USA mais une Cour Suprême très à droite.

Interdire sur un simple soupçon sur des activités de ce type violant tout un tas de droits fondamentaux, pourquoi pas tant qu'il y a des voies de recours (c'est indispensable dans un état de droit), mais il faut laisser la famille en dehors de ça sans soupçons aussi pour les mêmes activités.
RuMaRoCO Abonné
Le 12/02/2024 à 11h 24

fred42

Il n'y a pas de Conseil Constitutionnel aux USA mais une Cour Suprême très à droite.

Interdire sur un simple soupçon sur des activités de ce type violant tout un tas de droits fondamentaux, pourquoi pas tant qu'il y a des voies de recours (c'est indispensable dans un état de droit), mais il faut laisser la famille en dehors de ça sans soupçons aussi pour les mêmes activités.
Semi troll
Les USA ne sont plus un état de droit depuis un petit moment
Ferrex Abonné
Le 10/02/2024 à 20h 32
Et dans le lot des CSV, il y en a une qui se comporte de manière dégueulasse, c'est Appin Technology. C'est takedown notice et menaces à tout va dès qu'un journal évoque le nom de l'entreprise et/ou de son P-DG.