Le plaidoyer du Conseil de l’UE pour une édition scientifique en accès ouvert à but non-lucratif sera-t-il efficace ?

« sans but lucratif » ?

Le plaidoyer du Conseil de l'UE pour une édition scientifique en accès ouvert à but non-lucratif sera-t-il efficace ?

Le 25 mai 2023 à 15h30

Commentaires (10)

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Ça ressemble à du bon sens, la recherche publique est financée par nos impôts, ce qu’elle produit doit être publiquement disponible.



Cela dit je me demande si ce faisant on ne va pas perdre la notion de “Facteur d’impact”, et donc inciter la publication d’études de mauvaises qualité.

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(reply:2134367:Daïmanu)


La tendance est plutôt inverse : c’est la course à l’impact factor, la prime à la publication et les classements internationaux qui prennent ça en considération, qui conduisent à la publication à tout prix, y compris de qualité très discutable.

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Il y a quelques années (2017-2018 ?), Les représentants du CNU nous ont gentiment expliqué qu’il ne faut pas publier dans certains “petits” journaux “open access” (pourtant avec un comité de revue tout ce qu’il y a de plus classique, mais pour lesquels la publication ne coute “que” 3 à 400€ et qui eux font un VRAI boulot d’édition, avec (re)mise en page en PDF et HTML)… parce que “sinon, on ne les compte pour vos demandes de PEDR” (renommée RIPEC désormais). Bref, tu veux faire ton dossier pour ta seule prime qu’on peut t’accorder, et bien, on t’explique gentiment qu’il faut publier là où ca coute (très) cher, et où c’est de l’argent publique qui part dans le privé.

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L’immense majorité des journaux tolère les copies : l’article est publié dans le journal (pas nécessairement en open-access) et une copie identique (ou légèrement modifiée) peut être mise en ligne sur hal ou sur researchgate.



En outre, si l’article est écrit avec LaTeX, j’estime qu’il est toujours possible de publier les sources tex (+ fichier biblio + les images) dans une forge publique sous licence libre, avec un petit fichier Makefile qui génère le PDF.



Ces deux options permettent de ne pas publier en open-access tout en mettant à disposition publiquement les articles.

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Attention: Researchgate appartient à un grand éditeur. On a donc pas l’autorisation de poster nos articles dessus. Hal ou Arxiv par contre sont des initiatives publiques donc c’est tout bon. (Certains auteurs ont eu des demandes de retraits sur researchgate)

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Ou bien, le législateur déclare ces grosses société de gatekeeper et déclarent illégale le fait de faire monnayer un article émanant d’un chercheur payé par des fonds publique. Avec des amendes salées pour l’éditeur du style 20% de son CA.



Ça pourrait contrer l’imagination débordant des éditeurs pour faire traquer tous le monde.

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Les éditeurs ne sont pour l’essentiels pas français. Au pire, ça les incitera à ne plus distribuer leurs journaux en France. Pas sûr que ce soit le but recherché.

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HAL est un éditeur scientifique public français (Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, CNRS, INRIA et INRAE)

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AhLeBatord a dit:


L’immense majorité des journaux tolère les copies : l’article est publié dans le journal (pas nécessairement en open-access) et une copie identique (ou légèrement modifiée) peut être mise en ligne sur hal ou sur researchgate.


Non, ils ne tolèrent pas, mais le droit européen s’applique : cela leur a été imposé (pour HAL ou équivalent selon les pays).

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Ce qui est étrange c’est que ce système s’auto-alimente par les victimes :




  • Il faut lire les revues pour sa veille technologique

  • Publier dans une revue est un signe de reconnaissance



Donc le chercheur doit publier dans des revues prestigieuses pour être reconnu, en faisant ça il rogne sur son budget recherche déjà pas folichon. Car il paye pour publier et il paye pour lire ses pairs.
Ne pourrait-on pas avoir une revue publique européenne, qui recense toutes les publications européennes d’un domaine ? La publication y serait gratuite et obligatoire lorsque le chercheur à toucher des fonds publics. La revue serait vendue au prix de revient. Ça ne marche pas sur les platebandes des gros du milieu qui pourront continuer à facturer les chercheurs non-européen et piocher dans la revue publique pour publier les meilleurs articles.

Le plaidoyer du Conseil de l’UE pour une édition scientifique en accès ouvert à but non-lucratif sera-t-il efficace ?

  • Devenir « la norme »

  • Réactions mitigées des institutions de recherche

  • À but non lucratif ?

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