#Le brief du 18 août 2025

Raspberry Pi lance un écran 5 pouces à 40 dollars

La fondation Raspberry Pi étoffe ses gammes en matière d’affichage : elle vient en effet de lancer une nouvelle déclinaison de son écran Touch Display 2, lancé fin 2024 au format 7 pouces (lire notre prise en main). Le nouveau venu conserve la définition de 720 x 1280 pixels, mais il adopte des dimensions plus contenues, avec une dalle qui passe à 5 pouces, soit une surface d’affichage de 62 × 110 mm, et un prix fixé à 40 dollars.

Le Raspberry Pi Touch Display 2 est désormais décliné en version 5 pouces

Il reprend, pour le reste, l’essentiel des possibilités offertes par son prédécesseur, avec une surface tactile multipoints (jusqu’à cinq doigts), un support physique permettant d’installer un ordinateur Raspberry Pi en son dos et une prise en charge assurée au travers de toute la gamme de machines déployée par la fondation.

Biwin promet un mini SSD en forme de carte SIM, jusqu’à 2 To et près de 4 Go/s

Le chinois GPD, spécialisé dans les consoles portables sur base de processeurs x86, vient d’ouvrir les précommandes pour sa future machine haut de gamme, la WIN 5. Articulée autour d’un processeur AMD Ryzen AI Max+ 395, elle inaugure une option inédite en matière de stockage : un « mini SSD » amovible, inséré dans un compartiment dédié, similaire à celui qui abrite la carte SIM sur un téléphone. Une courte vidéo illustrant cette intégration révèle que le format est baptisé « 1517-SSD », au moins chez GPD.

Ce mini-SSD est à mettre au crédit de la société chinoise Biwin, qui l’avait présenté en mars dernier, en amont d’un salon chinois dédié au monde de l’embarqué. L’entreprise évoque des capacités allant de 512 Go à 2 To, sur un format particulièrement compact, puisque la carte est donnée pour des dimensions de 15 × 17 × 1,4 mm, soit à peine plus que celles d’une microSD.

Surtout, Biwin évoque des performances et des fonctionnalités équivalentes à celles d’un SSD traditionnel. Sa carte exploite en effet deux lignes PCIe 4.0 (en NVMe 1.4), qui offrent une bande passante théorique de 4 Go/s, et son contrôleur serait capable de gérer l’ensemble des protocoles courants dans le monde informatique comme le wear leveling ou le TRIM. Les performances réelles seraient de 3,7 Go/s en lecture, 3,4 Go/s en écriture, avec un MTBF (mean time between failures, ou temps moyen entre pannes) donné pour 1,5 million d’heures.

Les promesses chiffrées du mini SSD de Biwin

La promesse rappelle bien sûr celle du format microSD Express, récemment popularisé par la Nintendo Switch 2. Bien que les cartes actuellement disponibles sur le marché affichent des performances moindres, la norme SD 8.0 prévoit précisément la possibilité d’exploiter deux lignes PCIe 4.0 pour se rapprocher des 4 Go/s.

Les premières WIN 5, dont les livraisons sont attendues pour octobre 2025, devraient permettre d’obtenir de premiers résultats chiffrés, GPD prévoyant de vendre ce mini SSD comme une option. Reste à savoir ce qu’il adviendra de ce format, dont la diffusion reste pour l’instant très limitée.

Interrogé sur YouTube quant à son caractère propriétaire ou à son intérêt par rapport à d’autres alternatives déjà mieux installées, GPD affirme que le mini SSD présente l’avantage d’être moins cher et plus performant, et assure qu’il deviendra un standard. Huawei, Sony et les autres fabricants qui se sont essayés au développement de cartes propriétaires n’y sont jamais parvenus.

Google paye une amende de 30 millions d’euros en Australie pour abus de position dominante

Google s’est mis d’accord avec l’autorité des marchés australienne (l’Australian Competition and Consumer Commission, ACCC) sur une amende de 55 millions de dollars australiens (soit 30 millions d’euros) après avoir été accusée d’abus de position dominante.

En effet, comme l’indique Reuters, l’entreprise avait payé, entre la fin 2019 et le début de l’année 2021, les deux plus grosses entreprises de télécommunication du pays pour qu’elles préinstallent son moteur de recherche sur les smartphones Android qu’elles distribuaient.

Page d'accueil de google

Google partageait avec les opérateurs Telstra et Optus les revenus publicitaires que générait son application de recherche sur les Android qu’ils avaient mis en vente.

L’autorité australienne a expliqué que Google a reconnu que cet accord avait eu un impact considérable sur la concurrence des moteurs de recherche rivaux, selon l’agence de presse. L’entreprise a cessé de signer tout accord similaire dans le pays et a accepté de payer l’amende.

« Le résultat d’aujourd’hui […] offre à des millions d’Australiens la possibilité d’avoir un plus grand choix en matière de recherche à l’avenir, et aux fournisseurs de services de recherche concurrents d’accéder à une visibilité significative auprès des consommateurs australiens », affirme la présidente de l’ACCC, Gina-Cass Gottlieb.