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Les projets de data centers au Royaume-Uni atteignent 50 GW de puissance électrique

Le 26 février à 17h00

Au Royaume-Uni, les 140 projets de centres de données en cours d’examen pourraient demander jusqu’à 50 GW (gigawatts) d’électricité pour fonctionner. L’estimation est issue d’une consultation (.pdf) menée par l’Ofgem, le régulateur britannique des marchés du gaz et de l’électricité.

Les demandes de projets ont explosé en l’espace de quelques mois : de 41 GW en novembre 2024, le total des demandes de raccordement a grimpé à 125 GW en juin 2025. Dans le lot, 40 % viennent de l’industrie des centres de données.

Cette accélération soulève un enjeu de puissance électrique disponible. « La demande en crête d’électricité en Grande-Bretagne le 11 février 2026 était de 45 GW », indique l’Ofgem. Les demandes enregistrées prévoient donc d’ajouter jusqu’à 125 GW, dont 50 GW pour les seuls data centers. Ces chiffres concernent une puissance maximale : la réalité devrait se traduire par une consommation globale moins élevée, ne serait-ce que parce que tous les projets ne verront pas le jour. La marche à franchir n’en reste pas moins haute.

L’organisme souligne une « explosion des demandes » de connexions au réseau entre novembre 2024 et juin 2025, dans une proportion qui a dépassé jusqu’aux prévisions les plus ambitieuses, rapporte the Guardian. En parallèle, le média relève que des projets de production d’énergie renouvelable ne sont pas reliés au réseau au rythme auquel ils sont construits (notamment pour atteindre les objectifs climatiques du pays à l’horizon 2030).

Devant l’afflux, le régulateur évoque par ailleurs une problématique de délais à rallonge. Et souligne qu’il « n’existe aucun mécanisme pour prioriser les projets de demande stratégiquement importants ».

Entre autres mécanismes visant à éloigner les projets « non viables », l’Ofgem envisagerait des vérifications financières plus précises qu’actuellement, voire de facturer aux fournisseurs de centres de données l’accès au réseau, que ce soit sous forme de caution ou de frais non remboursables.

Le 26 février à 17h00

Commentaires (5)

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C'est absolument n'importe quoi. Il va falloir les faire redescendre sur terre les techbros avec leurs idées en carton.
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C'est là que l'on voit qu'il y a une bulle. Pas tant sur l'usage de l'IA. Mais bien sur les projets d'infrastructures qui, matériellement, ne se concrétiseront pas pour une majorité.
En attendant, ils attirent les capitaux, divers montages financiers, et remplissent les poches (même si sur du vent) de certains.

Sauf que quand le soufflet retombera, du faits des limites matérielles et physiques, on va se retrouver avec un château de cartes qui va s'écrouler... et la déflagration risque d'être violente.

On se trompe de cible amha quand on parle de bulle de l'IA. Celle l'IA gen en tant que telle est bien moindre que celle concernant les infrastructures.
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L'IAgen, c'est l'infrastructure et les modèles qui y sont hébergés. Le reste n'a aucune valeur ajoutée.
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Pour info, la puissance disponible maximum de toute la Grande Bretagne sur les dernière 48h, c'est 43 GW, dont 5 GW d'import...
https://www.energydashboard.co.uk/live
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Et bien on verra bien combien de data centers seront véritablement construits et en fonctionnement à la fin. Entre ce qui est projeté et ce qu'il est concrètement possible de faire, il y a un gouffre.

Les projets de data centers au Royaume-Uni atteignent 50 GW de puissance électrique