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Mageia 10 disponible, sans trompettes ni fanfare

Après une alpha en janvier et une bêta au printemps, Mageia est sortie en version 10 mardi 30 juin. Cette distribution Linux, héritière de l’ancienne Mandrake et « française », est pour rappel développée par une communauté et gérée par une association à but non lucratif, sans lien avec une entreprise.

Les nouveautés sont dans la continuité de ce qui était fait jusqu’à présent. On retrouve le dernier noyau LTS 6.18, une pile graphique Mesa 26.0, les environnements de bureau KDE Plasma 6.5 et GNOME 49 (et Xfce 4.20), les gestionnaires de paquets RPM 4.20.1 et DNF 4.23, ou encore la présence de LibreOffice 26.2 et Wine 11.

Mageia occupe aujourd’hui une place très singulière, presque anachronique mais respectée, dans le paysage Linux : elle continue de supporter l’architecture x86 et peut donc être exécutée sur de vieux ordinateurs 32 bits. Elle dispose de dépôts dédiés, maintenus pour assurer la rétrocompatibilité et désactivés par défaut dans les installations 64 bits ordinaires.

Mageia est aujourd’hui une distribution qui prend son temps, adepte du « Quand c’est prêt » en matière de publication. La version 10 arrive ainsi trois ans après Mageia 9, toujours avec des composants dont la fiabilité a été éprouvée. Elle s’adresse volontiers à des postes de travail ou à des machines en quête d’un second souffle, à travers certains choix comme MGLRU activé par défaut, qui optimise la gestion de la mémoire et améliore la réactivité du système sur les machines dotées de configurations matérielles modestes ou de disques lents (HDD).

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