La licence perpétuelle d’Office 2019 pour Mac a du plomb dans l’aile
3 min
Logiciel
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Gros soupçon d’obsolescence programmée chez Microsoft. Les logiciels de la suite Office 2019 pour Mac seront bientôt limités à la lecture et à l’impression de documents. Par conséquent, il sera impossible de les modifier, de les sauvegarder ou de créer de nouveaux fichiers. La seule solution : passer à une version plus récente ou basculer vers l’offre sur abonnement, ce qui implique de mettre la main à la poche.
À compter du 13 juillet, les utilisateurs d’Office 2019 et d’Office 2021 sur Mac, et certains utilisateurs de Microsoft 365 sur macOS, iOS ou iPadOS ne pourront plus modifier ou sauvegarder des documents dans Word, Excel, PowerPoint, Outlook ou OneNote. Les logiciels bureautiques n’offriront plus que la lecture seule des fichiers, ce qui permettra uniquement de voir les documents et de les imprimer. MacGeneration rapporte qu’il s’agit d’un problème de certificat de sécurité.
Pour ce qui concerne Microsoft 365, la version de la suite bureautique sur abonnement, la solution est simple : il suffit de mettre à jour les différents composants logiciels. Une opération qui n’est pas nécessaire sur Windows ou Android, mais qui s’impose sur les systèmes d’exploitation d’Apple. Pour Office 2021, Microsoft recommande également de mettre à jour les applications.
Attention toutefois : la configuration minimale pour pouvoir utiliser Microsoft 365 ou Office 2021 est un Mac sous macOS 12 Monterey (sorti en 2021), ou iOS 17 (sorti en 2023) pour les appareils mobiles. Tout le monde ne veut pas forcément passer ses machines à une version plus récente de leurs systèmes d’exploitation. Pour les appareils incompatibles avec Monterey ou iOS 17, les solutions proposées par l’éditeur ne sont guère réjouissantes : utiliser la version web de Microsoft 365 (gratuite mais avec des fonctions limitées), ou… s’en servir sur un ordinateur compatible.
Mais le vrai problème concerne Office 2019. Comme Office 2021, il s’agit d’une suite vendue sous la forme d’une licence perpétuelle… mais qui n’a de « perpétuelle » que le nom, finalement. Le support de cette mouture a cessé en octobre 2023, ce qui n’empêchait pas — jusqu’à présent — de s’en servir normalement.
À partir de juillet, ses fonctionnalités seront donc réduites au strict minimum. On peut basculer sur la version web gratuite de Microsoft 365, ou pour ceux qui ont besoin de toutes les fonctions de la suite, s’abonner à Microsoft 365 ou acheter Office 2024. L’entreprise suggère aussi de changer d’appareil et d’acquérir un nouveau Mac, iPhone, iPad ou PC… Facile à dire !
Le compte à rebours pour les utilisateurs d’Office 2021 ne va pas tarder, puisque la fin du support est programmée le 13 octobre 2026. Là encore, Microsoft ne devrait pas empêcher de se servir de toutes les fonctions, mais pour combien de temps ? L’éditeur précise tout de même que dans tous les cas, les fichiers ne sont heureusement pas affectés.
Commentaires (31)
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Abonnez-vousLe 29 mai à 18h15
En tout cas si la mise à jour flingue les fonctionnalités du logiciel, ça ressemble vraiment à de l’obsolescence programmé.
Le 29 mai à 18h27
Le 29 mai à 18h20
Le 30 mai à 11h31
Le 29 mai à 18h47
Le 30 mai à 11h15
Le 29 mai à 18h56
Il suffit de voir la fin de support le même jour pour les versions 2016 et 2019, alors que la 2019 était la version courante jusqu’en 2022.
Bref comme adobe c’est l’abonnement ou les emmerdes..
Le 29 mai à 20h00
Le 29 mai à 21h50
Modifié le 29 mai à 22h27
Le 29 mai à 22h49
Le 30 mai à 11h29
Le 30 mai à 08h21
Le 30 mai à 09h25
Le 30 mai à 10h21
Le 30 mai à 12h03
OnlyOffice j'ai testé 5min et j'ai désinstallé aucun avantage pour moi
Le 30 mai à 19h48
Et l'interface est bien mieux travaillée que LibreOffice : on se rapproche de celle de Microsoft (même les couleurs des logiciels matchent).
Le seul souci selon moi : c'est un logiciel supporté par une équipe à dominance russe (et à priori wils ne veulent pas que ça se sache d'après ce que j'ai vu sur Wikipedia), donc plus "risqué" que LibreOffice à ce niveau.
Modifié le 31 mai à 14h24
https://www.onlyoffice.com/fr/docs-home-server
l'interface de LibreOffice est plus light il y a moins de bordel sur l'écran, avec les rubans de microsoft je trouve que c'est le bazar bon même si maintenant à force de l'utiliser je m'y retrouve mais bon je ne sais pas si c'est vraiment un plus d'avoir la même interface
Modifié le 1er juin à 09h04
https://onlyoffice.com/download-desktop
Après tout, ça reste un logiciel libre.
Le 1er juin à 07h47
Après je suis au courant de la mauvaise réputation (surtout sur l'absence de transparence) du soft mais la plupart des clients le préfèrent largement à Libre Office.
Moralement ça me rappelle le cas d'un studio de jeu vidéo : doit-on sanctionner des civils pour les actions de leurs dirigeants ?
Le 1er juin à 11h12
Le 2 juin à 19h05
Le 1er juin à 11h24
Le 30 mai à 19h49
En tous cas, je trouve que ça illustre parfaitement la notion de "logiciels privateurs" comme les appellent les libristes.
Le 2 juin à 09h02
Il n'y a pas de mal profond à distribuer des logiciels requérant une licence payante, il n'y a pas de mal profond à s'assurer qu'un utilisateur dispose d'une licence, il n'y a pas de mal profond à ne pas vouloir divulguer le code source. C'est le modèle commercial de Microsoft, et les utilisateurs l'acceptent en connaissance de cause.
Par contre il y a clairement tromperie lorsque le mécanisme de vérification de licence "perpétuelle" inclut sciemment une timebomb... Le problème fondamental est ici que le processus de vérification est conçu pour qu'en cas de problème technique lors de la validation comme un certificat expiré, on bloque l'utilisateur plutôt que lui faire confiance ; l'utilisateur a légalement utilisé le truc pendant 7 ans, mais aujourd'hui c'est un dangereux pirate...
Ce problème n'est pas le propre de Microsoft. Dans ma boîte on dépense sans compter une énergie considérable pour s'assurer que nos clients ne créent pas 65537 zizogènes à cardan quand leur licence ne leur autorise que 65536. Et on perd un temps débile à mettre en place des emplâtres qui tournent autour des limitations des rustines qui tournent autour des limitations du mécanisme original... Ben oui un dongle physique ça marche moins bien quand les machines sont dans des colocations, donc on fait une version logicielle du dongle physique en calculant un identifiant unique de la machine. Calcul qui se viande évidemment depuis que les machines sont virtuelles.
Le 2 juin à 10h52
Alors pour le coup, il y a quand même une sacrée asymétrique dans les pouvoirs des uns et des autres.
Aujourd'hui, il reste compliqué pour le quidam moyen de ne pas utiliser les outils de Microsoft, ce qui met de fait l'éditeur dans une position de domination qui fait que les utilisateurs n'ont pas d'autre choix que de se plier à ses règles.
Exemple très simple : ici, les utilisateurs ne peuvent rien faire pour avoir toujours accès aux fonctionnalités qu'ils ont payées. Je ne suis même pas sûr qu'un procès puisse y changer quoi que ce soit...
Modifié le 2 juin à 16h30
Le biais des "libristes" est de toujours considérer que c'est l'utilisateur qui est en position de faiblesse, et pas l'éditeur du logiciel. Et je vois mal la FSF monter au créneau pour défendre une PME de la Creuse qui développe une application de niche contre GE ou Alsthom...
Oui. Abus de position dominante, on est d'accord. Mais comme indiqué juste au-dessus, parfois ce rapport de force est inversé...
Petit jeu : devine dans quel genre de boîte je travaille. Attention : les noms et localités ont été changés.
On peut rêver : class action + Apple qui s'en mêle (mon non plus je n'y crois pas)
Le 2 juin à 19h07
Modifié le 31 mai à 12h29
En résumé, à l'origine, cette version était supposée continuer de fonctionner (à défaut de précision, il est naturel d'interprétrer qu'elle devrait elle pleinement fonctionnelle et non en lecture seule) … mais manifestement Microsoft a modifié la page pour retirer cette mention ! Cf.
Le 1er juin à 17h08
Le 2 juin à 17h10
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