Écologie, économie, anti-tracking et émotions : le programme de travail du labo de R&D de la CNIL
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Le laboratoire d’innovation numérique de la CNIL (LINC) vient de rendre public son programme de recherche 2022/2023, qui s’articule « autour de quatre thématiques prioritaires : l’articulation entre protection des données et protection de l’environnement, l’économie des données, la protection des données au quotidien et les nouvelles formes de captation des données ».
Elle cherchera ainsi à savoir comment la protection des données, « qui pose le principe de minimisation – une approche « frugale » de la collecte de données – peut contribuer à la protection de l’environnement ».
« Pour répondre à cette question, elle s’intéressera aux conséquences du numérique sur l’environnement et évaluera le coût environnemental de la protection des données et, inversement, le coût en liberté de la protection environnementale. »
Le LINC explorera également « différentes approches à développer pour inciter les acteurs économiques à respecter la loi », au-delà des sanctions financières. Il continuera par ailleurs à documenter et mettre à jour les modèles économiques des data brokers, courtiers et revendeurs de données, « et les différents modes de vente qu’ils proposent ».
Il étudiera aussi « les différentes stratégies des utilisateurs pour échapper ou s’opposer à la collecte de leurs données personnelles par les acteurs privés ou publics : le recours au droit, les stratégies d’opposition passive (camouflage, anonymisation) et les stratégies actives des utilisateurs (obfuscation ou « brouillage de données », data pollution ou « pollution » de données) » :
« Certains acteurs ont développé des pratiques vertueuses pour permettre aux utilisateurs de facilement exercer leurs droits, dans d’autres cas l’exercice des droits est un chemin semé d’embûches. Dans ce projet, il est proposé d’analyser les parcours du recours aux droits à l’effacement et à l’accès aux données sur les principaux services numériques. »
Le LINC s’intéressera en outre à l’étude d’un nouvel usage en développement : « l’analyse automatique des émotions s’appuyant sur diverses données (vidéo, texte, voix…) » :
« Des passerelles seront faites avec d’autres thématiques, comme en matière de santé (analyse psychologique, santé mentale) ainsi qu’avec le fonctionnement de l’intelligence artificielle, de plus en plus largement utilisée dans ce contexte. »
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