Springer-Nature vend aux chercheurs une IA nommée « Curie » pour rédiger leurs articles en anglais

IA à la Curie ?

Springer-Nature vend aux chercheurs une IA nommée  « Curie » pour rédiger leurs articles en anglais

Le 20 octobre 2023 à 12h00

Commentaires (13)

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Et si il utilisait LEUR outil, pour traduire les articles non anglophones soumis pour LEUR revue afin que les scientifiques ne perdent plus de temps a réfléchir dans une langue qui n’est pas la leur…

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On sait combien ça coûte cette merveille ?

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RuMaRoCO a dit:


Et si il utilisait LEUR outil, pour traduire les articles non anglophones soumis pour LEUR revue afin que les scientifiques ne perdent plus de temps a réfléchir dans une langue qui n’est pas la leur…


+1000

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(reply:2160308:pamputt) “\(11.25
per month billed yearly or \)
16 billed monthly” dixt cette page https://www.aje.com/curie/ avec une offre d’essai gratuite et une offre “group” sans détails de prix.


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Pour avoir publier dans Nature il y a quelques années (avant les LLMs) et étant non-native English speaker, je trouve que Chat-GPT peut être d’une grande aide. Les maisons de presse ont déjà des “copy editors” pour corriger nos articles plein de fautes et avec des tournures pas souvent élégantes. Cependant, cela arrive après le review-process. Si on pouvait avoir un copy-editor à la maison, cela rendrait le processus de review plus équitables pour les non-natives. Car oui, on a souvent moins confiance dans un article mal écrit.



Je pense qu’il y a une distinction énorme à faire avec ces outils: demander à chat GPT d’écrire un article from scratch ou demander à chat GPT de polir et uniformiser le style d’un draft déjà écrit.

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Pas mieux. C’est au contraire une utilisation intelligente de l’IA (LLM + autre techno d’après ce qu’ils disent).



La matière scientifique est déjà dans l’article rédigé et l’outil ne fait que traduire ou reprendre de l’anglais mal écrit.



Quant à la comparaison entre l’époque actuelle et celle de Marie Curie, c’est de la mauvaise foi bien trop visible. La place de la France et du français dans le domaine scientifique s’est fortement amoindrie. Aller chercher de l’info sur mastodon à ce sujet m’a fait sourire.

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Je ne comprends pas ce ton négatif dans l’article et le lien avec les IA génératives qui semble hors-sujet. Là, de ce que j’en comprends, il s’agit d’une IA qui relit les épreuves des articles et propose des corrections de style, sans toucher le fond. C’est plutôt un usage intelligent et éthique de l’IA, non ?

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DU coup, si c’est ça, c’est exactement ce que fait DeepL, mais pour moins cher.



Merci Martin pour l’info sur le prix (j’avais pas pris la peine de chercher).

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Pour le coup j’aurais dit que ça ressemble même à DeepL Write.



Si usuellement j’écris nativement en anglais sur mon blog, je ne suis pas non plus à l’aise avec un style plus littéraire (mon anglais étant beaucoup plus technique et courant) utilisé dans des petites histoires que je voulais rédiger. Le français m’étais plus simple, langue natale oblige.



Et après avoir voulu traduire ces écrits en anglais pour augmenter la portée de l’audience, j’ai fait de la trad en mode batch avec l’aide de DeepL (le gratuit, donc limité en usage quotidien, même si je sais qu’il suffit de supprimer les cookies j’ai joué le jeu) puis j’ai utilisé leur outil Write pour m’aider à reformuler des passages qui me semblaient trop “mécaniques”. Cet outil est vraiment bien pour le coup et m’a aidé à m’améliorer moi-même.

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pamputt a dit:


DU coup, si c’est ça, c’est exactement ce que fait DeepL, mais pour moins cher.



Merci Martin pour l’info sur le prix (j’avais pas pris la peine de chercher).


Si ma compréhension est bonne, DeepL est généraliste (et pour bcp l’utiliser, il est pas mal du tout, même s’il a aussi quelques tares), au contraire de Curie, qui a été entraîné sur un corpus à portée scientifique. Les trads de Curies devraient donc mettre l’accent sur des nuances utilisées dans le milieu scientifique, mieux les traduire, là où DeepL peut aussi suggérer des nuances d’un peu partout, ce qui le rend un peu moins adapté au contexte scientifique, car trop dispersé.

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Une IA bâtie sur les publications que les chercheurs payent pour faire paraître dans leurs ouvrages et où les autres chercheurs payent pour y accéder, et tout cet argent donné à springer est grande majorité de l’argent public, ils sont forts !



C’est quand que le monde de la recherche réagit réellement ? (Elsevier, même combat)

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« le fait que l’intelligence artificielle puisse faire une grande partie du travail ridiculise le processus [de demande de financement de recherche] ».


Une IA qui rédige une demande de financement qui sera envoyé à une autre IA en charge de valider cette demande :)

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J’en ai déjà parlé dans un autre commentaire, mais j’aimerais approfondir un peu ma réflexion.



L’histoire de la tech en général, et de la tech commerciale en particulier, est familier de ce genre de processus : on nous balance des trucs, tels que - tiens par exemple - des réseaux sociaux, des services de streaming… mais sans ne serait-ce qu’une fraction de seconde réfléchir aux usages réels et aux conséquences de ces mêmes usages sur les être humains.



Exemple : un jour, on nous balance une plate-forme pour poster des vidéos - Youtube - parce que les faire soi-même, ce serait bien trop cher, et alors il faudrait s’intéresser une seconde ou deux à ce qu’on dit, et surtout comment on le dit… …et pourquoi ?



En demandant aux gens de s’occuper bénévolement du contenu, on s’épargne la lourde tâche de réfléchir à quoi que ce soit, on veut un machin qui rapporte vite - pubs ! pubs ! pubs ! - et qui coûte rien, donc inutile de dépenser du jus de cerveau pour tout un pan entier de recherche et développement, laissons les autres réchéflir à notre place, les sociologues analyser - après coup, toujours - les psychologues commenter, les analystes analyser, nous on s’en contrefout, on encaisse !



« Il faut vous dire, monsieur, que chez ces gens-là, on ne pense pas, non… on compte ! »



Pareil pour les réseaux sociaux : on vous fournit un truc vide, un truc qui sans âme, sans direction, sans aucune autre intention que d’encaisser le bénéfice de la vente de vos données perso et bien sûr de la pub, toujours la pub…



L’IA qu’on tente de nous fourguer aujourd’hui n’est rien d’autre que ça : les entreprises qui la gèrent et qui, surtout, la vendent ont depuis longtemps oublié l’aspect purement scientifique - toute cette longue histoire de découvertes et de concepts, riche des contributions de Turing, de Von Neumann… et de bien d’autres, des femmes, des hommes, qui chacun ont ajouté leur brique au grand édifice de la Science de l’Information…



…Et qui y ont sérieusement réfléchi, eux, contrairement à ces commerçants sans âme, ChatGPT en tête, qui ont conçu en fait… un produit, un baril de lessive, un lot de chaussettes, qu’ils tentent de vendre à tout prix au sein du grand supermarché qu’est devenu Internet.



Pour moi l’“IA”, telle qu’on la promeut partout aujourd’hui, l’IA qui fait blablater les ignorants (dont je fais partie) et trébucher blogueurs, influenceurs et journalistes, qui ne savent plus que faire pour récupérer et profiter eux aussi de ce courant, que dis-je, cette vague irrésistible d’“intelligence artificielle” (LOL) qui a réponse à tout est qui serait la réponse à tout, à l’univers, et au reste…



Et désolé, ce n’est plus ces deux chiffres, 42, mais deux lettres tout aussi, voire encore plus absurdes : IA. Avec ça, on pense avoir tout dit, mais en fait on ne dit… rien.



On ne dit absolument rien, parce que l’IA façon GPT, ce n’est… que du vide, du vent en boîte de douze, de la merde empaquetée pour impressionner la ménagère, de la grosse embrouille façon arnaque à la taxe carbone, une combine bien juteuse parfumée aux GAFAM, et au mépris.

Springer-Nature vend aux chercheurs une IA nommée « Curie » pour rédiger leurs articles en anglais

  • Une position commerciale à contre-courant des positions éthiques scientifiques et éditoriales

  • Des critiques recueillies par la revue Nature elle-même

  • Pas eu besoin de publier en anglais pour être une chercheuse reconnue

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