En France, Facebook a censuré 84 % des publicités (soi-disant) « hautement politisées »

En France, Facebook a censuré 84 % des publicités (soi-disant) « hautement politisées »

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Jean-Marc Manach

Publié dans

Internet

22/05/2019
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En France, Facebook a censuré 84 % des publicités (soi-disant) « hautement politisées »

Facebook a « retiré » 84 % des 12 263 publicités liées « à la politique et à des débats d’intérêt général » diffusées en France depuis mars sur le réseau social, au motif qu'elles ne respectaient pas les nouvelles règles souhaitées par les instances européennes afin de lutter contre la désinformation, notamment à l'aune des élections européennes.

La majeure partie ne relevait pourtant pas de « publicités politiques » stricto sensu. Au total, 91 % des instances internationales, ONG, médias et entreprises privées ayant payé Facebook pour y diffuser des publicités d' « intérêt général » ont ainsi été censurées, dont plus d'une centaine visant précisément à inciter les internautes à aller voter aux élections et émanant des... instances européennes elles-mêmes ainsi que du ministère de l'Intérieur.

Dans le lot, également, des milliers de messages sponsorisés par Médecins du Monde, Greenpeace, l'UNICEF, la Banque mondiale, EDF ou encore le service de petites annonces immobilières du Figaro, qui ne concernaient en rien les élections européennes, mais qui n'en ont pas moins été cataloguées « hautement politisées ».

Remontons d'abord à fin janvier, lorsque la Commission européenne rendait publics les premiers rapports présentés par les signataires du code de bonnes pratiques contre la désinformation, signé en octobre 2018.

Google, Facebook, Twitter, Mozilla et les associations professionnelles représentant le secteur de la publicité y présentaient les progrès accomplis, « notamment dans la suppression des faux comptes et la limitation de la visibilité des sites qui favorisent la désinformation ». Andrus Ansip, commissaire au marché unique numérique, s'était alors félicité du fait que « les signataires [soient] passés à l'action, par exemple en donnant aux internautes des moyens nouveaux pour obtenir des informations plus détaillées sur la source d'un article ou d'une publicité ».

Le représentant souhaitait cependant que ces acteurs veillent « à ce que ces outils soient accessibles à tous dans l'Union, en contrôler l'efficacité et s'adapter en permanence aux nouveaux moyens utilisés par ceux qui propagent la désinformation. Il n'y a pas de temps à perdre ». Julian King, commissaire pour l'Union de la sécurité, ajoutait que « les élections européennes approchant à grands pas, tout progrès réalisé dans la lutte contre la désinformation est une bonne chose ».

Et la Commission de souligner que « des mesures supplémentaires sont nécessaires pour assurer la totale transparence des publicités à caractère politique d'ici le début de la campagne des élections européennes dans tous les États membres de l'UE ».

Un système de transparence étendu des États-Unis à l'Europe

Facebook annonçait alors que son système de transparence censé agir contre l’ingérence politique, actif aux États-Unis et dans une poignée de pays, serait étendu à l'échelle de l'Union européenne.

Mieux, les publicités politiques seraient désormais accompagnées d’un avertissement mentionnant « financé par ». À cet effet, les candidats et les partis politiques étaient invités à s'enregistrer auprès du réseau social, de sorte de pouvoir publier des annonces appelant à voter pour un parti ou un candidat.

L’entreprise allait en outre rendre publiques en Europe ses archives de publicités non seulement politiques, mais également celles relatives à des sujets dits « de société », comme l’immigration ou la fiscalité, qui, sans chercher à promouvoir tel parti ou candidat, pourraient influencer le débat politique dans le cadre d’une élection.

Les « grands changements » promis par Facebook

Fin mars, Facebook promettait, dans un communiqué intitulé « Protéger les élections dans l'UE », de « grands changements » en la matière. Afin d'empêcher tout abus ou interférence, l'ensemble des annonceurs européens devrait désormais être « autorisé » à effectuer des publicités en relation avec les élections européennes. 

À cet effet, ils étaient conviés à lui transmettre un certain nombre de documents. L'objectif ? Aider les autorités à enquêter en cas de suspicions, mais aussi et surtout permettre aux utilisateurs de Facebook de savoir qui les ont financés, comment les contacter, quels ont été les budgets afférents, combien de personnes ont vu ces annonces, les tranches d'âge, sexe et localisation.

Les annonceurs étaient priés de ne pas attendre avant de se lancer dans cette procédure de déclaration. Le réseau social avait en effet menacé de bloquer, dès la mi-avril, toute publicité politique ou relative à un sujet de société « hautement politisé (tel que l'immigration) » ne renseignant pas la déclaration « Financée par ».

Facebook annonçait enfin l'ouverture de sa nouvelle « bibliothèque publicitaire », censée permettre de consulter l'ensemble des données rendues publiques en la matière. « Nous croyons qu'une plus grande transparence mènera à une responsabilité accrue au fil du temps, non seulement pour Facebook, mais aussi pour les annonceurs », concluait le communiqué, qui rappelait que toute publicité ne respectant pas la procédure serait certes désactivée, mais néanmoins consultable dans sa bibliothèque.

Fin avril, La Lettre A révélait ainsi que Facebook avait « dû retirer en toute discrétion » 14 clips promotionnels mis en ligne par la Commission européenne à l'approche des élections européennes. « Un véritable retour de boomerang pour Bruxelles », écrivait la lettre d'information, à mesure que cette censure intervenait précisément parce que la Commission avait elle-même omis de se déclarer auprès de Facebook et de renseigner la mention « Financé par » que doivent désormais afficher toutes les publicités politiques. 

La grande faucheuse frappe SOS Racisme, Médecins du Monde et d'autres ONG

D'après le rapport de la bibliothèque publicitaire Facebook consacré à la France, près de 12 000 « publicités liées à la politique ou aux débats d’intérêt général » ont été comptabilisées depuis mars 2019, payées près d'un million d'euros. 

C'est le Parlement européen qui arrive en tête des annonceurs, avec plus de 350 000 euros de dépenses publicitaires, suivi de... Facebook (179 965 euros) et Greenpeace France (52 000 euros). Dans ce total, le Parlement et Greenpeace ont diffusé respectivement 42 363 et 34 193 euros de « publicités diffusées sans avertissement »... et que Facebook a donc dû retirer.

Au total, le réseau social a censuré 53 publicités du Parlement européen et 74 de Greenpeace, au motif qu'elles allaient « à l’encontre des Règles publicitaires de Facebook », faute de comporter les mentions obligatoires. 

Sur les 20 principaux annonceurs, 12 concernent ceux dont les publicités ont été désactivées. Dans ce train, remarquons SOS Racisme, l'UNICEF France ou le ministère de l'Intérieur. La Place Beauvau a vu la totalité des 36 messages sponsorisés visant à promouvoir l'inscription sur les listes électorales être censurés. 

Le rapport complet, listant depuis mars le nombre de publicités politiques et liées à des débats d’intérêt général, ainsi que les sommes totales dépensées pour ces publicités, montre toutefois que 2 895 des 3 170 annonceurs (soit 91 %) ont été concernés. 10 259 de leurs 12 258 publicités politiques ou d'intérêt général (soit 84 %) ont été désactivées de la sorte (télécharger le jeu de données). 

À raison de 805 messages sponsorisés censurés, l'ONG Médecins du Monde France a été, et de loin, la plus touchée. 173 autres annonceurs, institutionnels, associatifs, ONG ou entreprises privées, ont vu au moins 10 de leurs publicités censurées, 924 entre 2 et 9, et 1 791 un message seulement. 

facebook

Ont ainsi été caviardés, depuis mars, 55 messages de Greenpeace France, 45 du groupe socialiste et démocrate du Parlement européen, 44 de la fondation des apprentis d'Auteuil d'aide à l'insertion des jeunes en difficulté sociale (sous tutelle du ministère de l'Intérieur), 38 de l'UNICEF, 32 de la Banque mondiale, 31 de la Fondation pour la recherche médicale, 30 du collectif des féministes contre le cyberharcèlement.

Mentionnons encore les 27 messages de Médecins sans frontières, 20 de la Direction Générale Droits de l’Homme et État de droit du Conseil de l'Europe, 11 du groupe du Parti populaire européen (PPE) et 10 de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE).

Si le fichier ne permet pas d'en savoir plus sur le contenu des publicités censurées, en recherchant la lettre « a » dans le moteur de recherche de la bibliothèque publicitaire, on dénombre plus de 1 700 publicités diffusées sans avertissement depuis le début du mois d'avril, soit plus de 15 % du total des publicités liées à la politique ou aux débats d'intérêt général. La quasi-totalité d'entre elles ne porte pas sur les élections européennes. 

facebook

Coups de fouet, sclérose en plaques, déchets plastiques... à la trappe

La conception de Facebook de ce qui relève d'un contenu « hautement politisé » est particulièrement expansive : le magazine Le 1 s'est ainsi vu retirer neuf messages sponsorisés annonçant le lancement de son trimestriel évoquant notamment « les liens entre les sans-culottes et les Gilets jaunes », Pour la Science, un article sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, le magazine LGBT Têtu un appel à s'abonner, le site InfoMigrants le témoignage d'un détenu à Tripoli, Socialter, son numéro spécial low-tech... 

Le syndicat étudiant UNEF s'est quant à lui vu censurer le lancement d'une vaste campagne contre le racisme dans l'enseignement supérieur, Amnesty International un message de soutien à une Iranienne condamnée à 33 ans de prison et 148 coups de fouet, la Fondation pour la Recherche Médicale une campagne d'information sur la sclérose en plaques, Surfrider une photo de déchets sur la plage, Greenpeace une campagne contre le développement des fermes usines, et Médecins du Monde une pétition contre les violences faites aux femmes. 

Facebook a aussi désactivé une vidéo du Mémorial de la Shoah consacrée à la 25e Commémoration du génocide des Tutsi au Rwanda et un reportage de FranceTV consacré au fait que l'avortement ne sera bientôt plus considéré comme un crime en Corée du Sud qu'avait « sponsorisé » le collectif des féministes contre le cyberharcèlement.

S'y ajoutent plusieurs messages du Haut-commissariat aux réfugiés rappelant que « plus de 1 400 personnes sont déjà mortes ou disparues en mer Méditerranée depuis le début de l’année 2018 », trois messages de la Banque mondiale sur l’accumulation de déchets plastiques dans les océans, plus 38 messages de l'UNICEF dénonçant le fait qu' « en France, 3 enfants sur 4 respirent un air toxique » ont de même été caviardés. 

Les entreprises ne sont pas en reste : EDF et Primagaz se sont vu squizzer plusieurs publicités écoresponsables, à l'instar de nombreuses entreprises et PME faisant la promotion de produits écologiques, le service immobilier du Figaro ayant de son côté vu plusieurs annonces de vente de châteaux et propriétés de luxe être elles aussi désactivées... 

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Le rapport de Facebook sur les 30 derniers jours (du 21 avril au 20 mai) révèle que 1 010 des 1 263 annonceurs (soit 80 %) ont vu 3 696 de leurs publicités d'intérêt général désactivées (soit 67 % du total des 5 542 messages sponsorisés répertoriés par Facebook).

La situation tendrait à s'améliorer sur les 7 derniers jours (du 14 au 20 mai) : le nombre d'annonceurs censurés n'est plus que 116, soit 43 % du total des 272 acheteurs, et le nombre de publicités désactivées est tombé à 198, soit 16 % « seulement » des 1 249 messages d'intérêt public sponsorisés. 

Un parcours du combattant

De fait, la nouvelle procédure imposée par Facebook pour faire faire valider ces publicités relève peu ou prou du parcours du combattant.

La marche à suivre est expliquée en une dizaine de pages listant toutes les conditions requises (souvent mal traduites en français). L'une d'entre elles détaille ainsi la notion de « débats d’intérêt général », qui va de l'immigration aux « valeurs politiques » (sic) en passant par les droits civiques et sociaux, la sécurité et la politique étrangère, l'économie et la politique environnementale.

Les annonceurs doivent encore remplir au moins deux obligations. La première, faire parvenir à Facebook une photo en haute résolution d'une pièce d'identité officielle de l'administrateur du groupe Facebook de l'annonceur, ainsi que de « toute personne créant, modifiant, publiant ou interrompant des publicités liées à la politique ».

La seconde, faire vérifier ses adresses email et numéro de téléphone et, « en France », remplir un « champ obligatoire supplémentaire dans la partie des autorisations et mentionner un "objet social" décrivant les activités de l’entreprise figurant dans l'avertissement ».

Histoire d'en rajouter une couche, Facebook précise également que « si vous diffusez des campagnes dans plusieurs pays, vous devez effectuer le processus d’autorisation pour chacun de ces pays ».

Une fois qu’une page est autorisée, ces annonceurs devront vérifier la case à cocher « Cette publicité est politique ou liée à des débats d’intérêt général », et obligatoirement préciser par qui la publicité est financée. Des contraintes reprises pour partie dans la loi française contre la manipulation de l’information, laquelle impose une série d’obligations de transparence aux plateformes. 

« Notez, précise Facebook, que toute publicité que vous créez qui comporte un avertissement reste sujette à examen. Si, lors de l’examen, il apparaît que la publicité viole l’une quelconque de nos Règles publicitaires, elle ne sera pas approuvée. Vous aurez la possibilité de faire appel de la décision et de soumettre à nouveau la publicité pour examen ». 

Sur une autre page, Facebook ajoute cela dit qu'en cas de refus, « les demandes d’un nouvel examen ne sont pas disponibles pour l’instant dans l’UE, mais ce sera bientôt le cas ». 

Le précédent Twitter et Google, le silence de Facebook

Facebook n'est pas la seule entité à avoir pris les institutions européennes à leur propre piège : début avril, Twitter avait un temps refusé la campagne du ministère de l'Intérieur censée inciter les citoyens à voter aux élections européennes, parce qu’il s’estime incapable de respecter certaines des obligations de la loi anti Fake News.

Mi-avril, Google mettait pour sa part à jour ses conditions relatives aux annonces publicitaires (les « Googles Ads »), indiquant qu’à compter du 15 avril jusqu’au 26 mai, les annonces « incluant du contenu informatif concernant un débat d'intérêt général » seraient tout simplement interdites

Contactée vendredi dernier, l'agence de com' de Facebook nous avait répondu qu'elle reviendrait vers nous ce lundi avec les réponses qu'elle aurait pu glaner. Nous voulions savoir combien d'annonceurs et de messages avaient de même été censurés à l'échelle de l'Union européenne, les conséquences économiques de ces retraits, combien de recours avaient été intentés, quelle était la proportion de modération algorithmique, comment était élaborée la notion de contenu « hautement politisé », ou encore comprendre pourquoi certains messages avaient pu être désactivés en novembre dernier, alors que la procédure n'était censée démarrer qu'à la mi-avril. 

Toutes ces questions sont restées sans réponse, ni commentaire.

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Écrit par Jean-Marc Manach

Tiens, en parlant de ça :

Sommaire de l'article

Introduction

Un système de transparence étendu des États-Unis à l'Europe

Les « grands changements » promis par Facebook

La grande faucheuse frappe SOS Racisme, Médecins du Monde et d'autres ONG

Coups de fouet, sclérose en plaques, déchets plastiques... à la trappe

Un parcours du combattant

Le précédent Twitter et Google, le silence de Facebook

Le brief de ce matin n'est pas encore là

Partez acheter vos croissants
Et faites chauffer votre bouilloire,
Le brief arrive dans un instant,
Tout frais du matin, gardez espoir.

Commentaires (32)


Arkeen Abonné
Le 22/05/2019 à 14h 49

En même temps, c’est déjà difficile de définir clairement un “sujet politisé “, alors un sujet qui serait “hautement politisé” …  c’est presque impossible. Les ONG peuvent très bien faire passer des messages politiques, voire être politiquement orientées . Un exemple : Greenpeace défend l’écologie, presque tous les partis politiques en parlent et EELV & co sont même des partis basés sur ce sujet … du coup,  ça me parait être un sujet “politisé”. Donc si on considère que l’écologie est un sujet politique et que Greenpeace défend une certaine vision de l’écologie, on peut complètement le considérer comme un sujet “hautement politique”, non ?



 Et ce raisonnement est vrai pour pleins de sujets, pleins d’articles (la plupart des articles de la presse généraliste sont “politisés”), pleins de pubs … d’habitude j’ai plutôt tendance à blâmer les réseaux sociaux, leurs modèles, toussa, mais là j’ai du mal à voir comment ils pourraient faire appliquer une loi aussi bancale. Dans le doute ils font du zèle, et ça me parait être la seule alternative pour rester dans les clous de la loi.


Le 22/05/2019 à 15h 37







Arkeen a écrit :



Et ce raisonnement est vrai pour pleins de sujets, pleins d’articles (la plupart des articles de la presse généraliste sont “politisés”), pleins de pubs … d’habitude j’ai plutôt tendance à blâmer les réseaux sociaux, leurs modèles, toussa, mais là j’ai du mal à voir comment ils pourraient faire appliquer une loi aussi bancale. Dans le doute ils font du zèle, et ça me parait être la seule alternative pour rester dans les clous de la loi.







+1 c’est justement ça le problème : le juge a été remplacé par la subjectivité des plateformes, qui vont forcément 1) faire du zèle 2) prendre des décisions déséquilibrées en fonction de leur position idéologique.



Cette loi est et reste une belle idiotie <img data-src=" />



OlivierJ Abonné
Le 22/05/2019 à 16h 53

Sur le fond, en effet pas facile de décider de ce qui est politisé, malgré tous ce algorithmes et ces “IA” dont on parle.









Arkeen a écrit :



Greenpeace défend une certaine vision de l’écologie





Malheureusement, on peut factuellement dire qu’effectivement c’est une “certaine” vision de l’écologie que défend Greenpeace, et pas tellement l’écologie en général. <img data-src=" />



Note pour Jean-Marc Manach (tiens c’est la première fois que je remarque son nom ici comme auteur, bienvenue) : l’utilisation de “soi-disant” est impropre ici, il faut utiliser “prétendument”.

Pour utiliser “soi-disant”, ça doit concerner quelque chose dit par quelqu’un, comme “ce monsieur soi-disant expert” (c’est lui qui le dit en parlant de lui, “disant sur soi-même”).



potn Abonné
Le 22/05/2019 à 16h 57

Quelqu’un peut me dire si Facebook facture tout de même les publicités “bloquées”, ou s’il perd du CA ?

Parce que dans un cas, c’est tout bénef’ de bloquer un maximum, dans l’autre ça contrebalance leur envie de faire du zèle.



M’enfin en 2 news, on voit bien le bordel de celle loi mal fichue : d’un côté de “vraies fake news” sont jugées acceptables, de l’autre il y a surcensure… Magique.


Le 22/05/2019 à 17h 41

Vous vouliez de la censure vous l’avez.&nbsp;


OlivierJ Abonné
Le 22/05/2019 à 18h 25







pierreonthenet a écrit :



Quelqu’un peut me dire si Facebook facture tout de même les publicités “bloquées”, ou s’il perd du CA ?





Tu poses la question sérieusement ?



Le 23/05/2019 à 05h 58

ONG c’est un terme positif pour dire lobby.



Difficile de s’étonner d’une sorte d’“overblocking” quand facebook risque plus s’il laisse passer quelque chose que s’il l’interdit. C’est pas faute d’avoir dit au législateur que sa loi était louable mais inapplicable.


Patch Abonné
Le 23/05/2019 à 07h 28







bloossom a écrit :



ONG c’est un terme positif pour dire lobby.



Ou pas.

Je ne savais pas que La Croix Rouge, le Secours Catholique, le Secours Populaire, les Restos du Coeur, Reporters Sans Frontières, Médecins du Monde étaient des lobbies et que Danone/Google/Total n’en étaient pas…



ONG ca veut dire ce que ca veut dire : organisation non gouvernementale. Généralement, fondation ou association, donc.



Le 23/05/2019 à 07h 35







pierreonthenet a écrit :



Quelqu’un peut me dire si Facebook facture tout de même les publicités “bloquées”, ou s’il perd du CA ?

Parce que dans un cas, c’est tout bénef’ de bloquer un maximum, dans l’autre ça contrebalance leur envie de faire du zèle.



M’enfin en 2 news, on voit bien le bordel de celle loi mal fichue : d’un côté de “vraies fake news” sont jugées acceptables, de l’autre il y a surcensure… Magique.









OlivierJ a écrit :



Tu poses la question sérieusement ?





Je ne pense vraiment pas qu’ils remboursent xD Il y a toute la procédure accessible sur leur site, elle leur a été imposé, les différents organismes ne l’ont pas respectée, bah ils ont raqué dans le vide tant pis pour eux.



Le 23/05/2019 à 09h 00

Cette censure n’est pas nouvelle : le modèle économique de FB et consorts implique qu’ils ont leur liberté mais pas de responsabilité particulière au sens de la loi LCEN et de manière générale FB est un lieu privé. En cela, ils sont devenus trop gros pour être ignorés du public dans leurs intentions d’éditeur, et trop gros encore pour se cantonner naïvement au status d’hébergeur…



Maintenant ce qui est très grave avec ce genre de pratique où un acteur privé, je le rappelle, a un droit de censure sur 2Mrd de personnes, c’est que même sans censurer, le poids des utilisateurs contamine tout le monde et fait subir à des ONG et autres associations le labeur de se déclarer à égalité avec les lobbys d’entreprises si ils veulent avoir une image publique qui pèse, la seule dispo d’ailleurs ?!

&nbsp;

&nbsp;C’est avec ce genre de pratiques que l’on sombre dans la banalisation et c’est tout le problème du web d’aujourd’hui : aucune liberté de créer son propre site web sans passer par des pseudo designers bien contents de ne rien changer mais de vous faire croire que votre image publique eux-seuls en sont les maitres…



Sympa de revoir Manach en vie, du reste ! <img data-src=" />


Le 23/05/2019 à 09h 51







Idiogène a écrit :



Maintenant ce qui est très grave avec ce genre de pratique où un acteur privé, je le rappelle, a un droit de censure sur 2Mrd de personnes, c’est que même sans censurer, le poids des utilisateurs contamine tout le monde et fait subir à des ONG et autres associations le labeur de se déclarer à égalité avec les lobbys d’entreprises si ils veulent avoir une image publique qui pèse, la seule dispo d’ailleurs ?!

&nbsp;





D’un côté c’est le cas de n’importe quel admin web, il fait ce qu’il veut sur son site. Si tu mets un commentaire sur mon blog et que je ne l’aime pas, bon courage pour aller me faire un procès si je te le supprimes <img data-src=" />

Les gens ne sont pas obligés d’ouvrir un compte Facebook. Et ils ont accepté des CGU avant que toutes ces lois ne viennent forcer des trucs, CGU qui contenaient déjà des clauses du genre “interdit de propager du contenu haineux, porno, terroriste…”.



On pourra débattre du fait que oui mais c’est aujourd’hui un des vecteur de communication parmi les plus utilisés, vu le poids que ça a il faut légiférer, blabla… Mais encore une fois. Ne pas utiliser Facebook pour ne pas avoir besoin de se plaindre bin ça me paraît le plus intelligent x)



OlivierJ Abonné
Le 23/05/2019 à 10h 13







bloossom a écrit :



ONG c’est un terme positif pour dire lobby.









Patch a écrit :



Ou pas.





Disons qu’il y a des ONG qui sont des lobbies, c’est vrai.

(et des pas sympas à mon avis)







Patch a écrit :



Je ne savais pas que La Croix Rouge, le Secours Catholique, le Secours Populaire, les Restos du Coeur, Reporters Sans Frontières, Médecins du Monde étaient des lobbies et que Danone/Google/Total n’en étaient pas…





D’où sort la 2e partie de ta phrase ? Personne n’a prétendu ça.

Les Restos du Coeur peuvent parfaitement être vu comme un lobby dans certaines de leurs actions (je ne parle pas de la distribution de repas, évidemment, mais plutôt de l’influence sur la législation, comme sur la destruction de nourriture par les supermarchés - pas sûr que ce soit d’eux cela dit).







Patch a écrit :



ONG ca veut dire ce que ca veut dire : organisation non gouvernementale. Généralement, fondation ou association, donc.





J’ai jamais bien pigé l’apparition de ce terme, là où avant on parlait d’association (caritative en général) et pas cet acronyme.







Kiurg a écrit :



Je ne pense vraiment pas qu’ils remboursent xD Il y a toute la procédure accessible sur leur site, elle leur a été imposé, les différents organismes ne l’ont pas respectée, bah ils ont raqué dans le vide tant pis pour eux.





Je doute pas mal que FB facture une publicité qu’ils ne mettent pas en ligne. Déjà qu’elle ne génère aucun clic ni aucune vue associée.







Idiogène a écrit :



Maintenant ce qui est très grave avec ce genre de pratique où un acteur privé, je le rappelle, a un droit de censure sur 2Mrd de personnes





Parler de censure est inexact, car c’est juste ôté de FB, or le Web c’est quand même bien autre chose que FB, les ONG ont leur site normalement.







Idiogène a écrit :



C’est avec ce genre de pratiques que l’on sombre dans la banalisation et c’est tout le problème du web d’aujourd’hui : aucune liberté de créer son propre site web sans passer par des pseudo designers bien contents de ne rien changer mais de vous faire croire que votre image publique eux-seuls en sont les maitres…





Pas trop d’accord avec ton paragraphe.







Kiurg a écrit :



D’un côté c’est le cas de n’importe quel admin web, il fait ce qu’il veut sur son site. Si tu mets un commentaire sur mon blog et que je ne l’aime pas, bon courage pour aller me faire un procès si je te le supprimes <img data-src=" />

Les gens ne sont pas obligés d’ouvrir un compte Facebook. Et ils ont accepté des CGU avant que toutes ces lois ne viennent forcer des trucs, CGU qui contenaient déjà des clauses du genre “interdit de propager du contenu haineux, porno, terroriste…”.



On pourra débattre du fait que oui mais c’est aujourd’hui un des vecteur de communication parmi les plus utilisés, vu le poids que ça a il faut légiférer, blabla… Mais encore une fois. Ne pas utiliser Facebook pour ne pas avoir besoin de se plaindre bin ça me paraît le plus intelligent x)





Je suis d’accord.



manhack Abonné
Le 23/05/2019 à 12h 28

oups, mybad, et merci de la précision ;)


manhack Abonné
Le 23/05/2019 à 12h 32

les publicités semblent avoir été facturées en fonction du nombre d’impressions avant qu’elles aient été désactivées.


Le 23/05/2019 à 14h 19







OlivierJ a écrit :



Je doute pas mal que FB facture une publicité qu’ils ne mettent pas en ligne. Déjà qu’elle ne génère aucun clic ni aucune vue associée.






Du coup tu as raison ! J'avais un doute car il y a un moyen de paiement immédiat et un moyen de débit de son paiement uniquement lorsque du clic est généré. Je suis allé vérifié et :     







Serai-je facturé(é) si ma publicité est refusée avant d’être diffusée&nbsp;?



&nbsp;Si votre publicité est refusée avant de recevoir le moindre clic ou la moindre impression, vous ne serez pas facturé(e). En savoir plus sur le délai nécessaire pour l’approbation de votre publicité.



https://fr-fr.facebook.com/business/help/716180208457684



Le 23/05/2019 à 22h 08







Kiurg a écrit :



D’un côté c’est le cas de n’importe quel admin web, il fait ce qu’il veut sur son site. Si tu mets un commentaire sur mon blog et que je ne l’aime pas, bon courage pour aller me faire un procès si je te le supprimes <img data-src=" />

Les gens ne sont pas obligés d’ouvrir un compte Facebook. Et ils ont accepté des CGU avant que toutes ces lois ne viennent forcer des trucs, CGU qui contenaient déjà des clauses du genre “interdit de propager du contenu haineux, porno, terroriste…”.



On pourra débattre du fait que oui mais c’est aujourd’hui un des vecteur de communication parmi les plus utilisés, vu le poids que ça a il faut légiférer, blabla… Mais encore une fois. Ne pas utiliser Facebook pour ne pas avoir besoin de se plaindre bin ça me paraît le plus intelligent x)





Tous les sites web ne sont pas côtés en bourse et n’ont pas une position de monopole, inutile de légiférer, les lois existent déjà pour attaquer les causes et non les effets d’un site web de droit privé à cractère plus que public…



@ Olivier J :

&nbsp;Les contraintes techniques sont le reflet des normes&nbsp; et codes adoptés par le passé, le designer de site web qui aurait fait les beaux arts est rare, mais je peux me tromper.



Le 23/05/2019 à 22h 31

Le terme de censure peut s’entendre compte tenu de l’échelle.

Ce n’est pas tant une question d’absence d’interprétation de la bienveillance passée de l’EU pour l’économie numérique de la part de FB qui me pose problème que l’état de médiocrité latent d’un jeune patron pas plus malin qu’un Bill Gates devant ses juges en 98-99.

Il suffit de voir les usines de “modérateurs” payés au lance pierre pour se faire mal au cerveau toute la journée derrière un écran pour le comprendre, mais peut-être que nos contemporains adorent exploiter autrui de la sorte ? Pas improbable.

Il faudrait aussi se questionner sur les biais des IA de facebook qui n’ont pas vocation à rehausser le niveau général et font ainsi la part belle au n’importe quoi curieusement populaire. Etc.

Pas improbable non plus que facebook ait anticipé le départ de certaines de ses vaches à lait vers what’s app.

&nbsp;

C’est la conséquence bien connue d’une position de monopole et en cela il serait temps d’y mettre un terme. Maintenant on peut toujours se dire que facebook fonctionne et que ce n’est pas grave si cela marche bien, mais dans ce cas pourquoi la concurrence peine à exister ?

Pensez pas que les méthodes agressives et douces de microsoft font des émules ?


potn Abonné
Le 23/05/2019 à 22h 35

Parfait, merci ! ;-)


potn Abonné
Le 23/05/2019 à 22h 37

OK, donc surcensurer est mauvais pour leur business : c’est plutôt une bonne chose ! :-)


Le 23/05/2019 à 23h 01

D’un autre côté, le problème en Europe c’est que nous vivons dans un monde idéal où l’informatique n’est pas malvenue, aussi la liberté dont jouissent les admis sys est grande bien que dans la pratique les moins vicieux ont quantité de scrupules à respecter la loi, voir à en faire un argument. Ainsi ce qui n’est pas interdit est toujours tacitement autorisé, y compris le pire.

&nbsp;

La vraie question est toujours la même, qui est éditeur, et qui est hébergeur. Dans le cas de facebook il n’est pas évident d’affirmer sur quel pied ils dansent, quand on leur demande :




  • “Etes-vous hébergeur ?” Ils répondent solidairement (le chef ayant donné ses consignes) “Oui, oui, mille fois oui, nous hébergeons, pas plus, pas moins (mais moins un peu quand même siouplait pour pas se faire bobo à la tététe).

  • “Etes-vous éditeur ?” Ils répondent alors : “ah non, trois fois non mesdames et monsieurs, nous ne sommes que de gentils programmeurs codant les IA les plus objectives du monde, nous, nous avons même un Français dans nos rang, le meilleur…”



    Du coup, j’ai droit&nbsp; à être censuré ou pas ? <img data-src=" />


Le 24/05/2019 à 05h 07







pierreonthenet a écrit :



OK, donc surcensurer est mauvais pour leur business : c’est plutôt une bonne chose ! :-)





Bah, je sais pas pourquoi on parle de censure en fait. Les pouvoirs politiques ont voulu quelque chose pour limiter la portée de certains messages, Facebook l’a mis en place en demandant une procédure (sûrement volontairement) compliquée, elle n’a pas été respectée, du coup une partie des annonces n’ont pas passé le check-up pour pouvoir apparaître. Ce n’est pas censuré après-coup, c’est juste pas accepté car pas conforme, c’est quand même différent (et encore une fois, ils l’ont voulu).



Le 24/05/2019 à 07h 00

Si on reprend ta définition stricte, la plupart des lobbies sont des ONG. Danone et autre ne sont pas des lobbies, mais se groupent souvent en association notamment qui ont pour but de faire du lobbyisme.



La définition plus large et généralement utilisée n’est pas liée au véhicule mais au but. la plupart des ONG poursuivent l’objectif de changer un aspect de la société et à faire pression ou influencer les décisions publiques ou privées pour y arriver.


Le 24/05/2019 à 07h 13

C’est probablement assez compliqué de savoir et ça dépend de plusieurs facteurs comme par exemple le fait qu’il y ait des annonceurs prêts à se substituer à l’annonceur censuré, ainsi que les coûts liés aux litiges et à la “compliance”. il faut aussi prendre en compte le coût réputationnel en cas de sur- ou de sous-blocage.



De manière assez générale, la doctrine est d’éviter de surbloquer parce que ça induit une certaine perte de revenus, mais il faut garder en tête que c’est beaucoup moins cher et risqué&nbsp; pour FB de bloquer plus que moins, parce que la structure même de ce type de loi l’y incite.


Le 24/05/2019 à 07h 18

Tout à fait d’accord, même si mon retour est plus une réaction à la news:



&nbsp;Autant on peut en effet trouver que FB fait du zèle sur ces sujets, autant parler d’un “parcours du combattant” pour quelques champs à remplir… faut pas pousser. Les ONG ont des défis bien plus durs régulièrement.

&nbsp;Et quand on voit qu’il y a 10 ans la sortie de HOME avait été synchronisée avec un prime time à la TV, juste avant de très bons scores des verts aux européennes: alors oui, tout message à caractère écologique peut influer suur les votes (surtout que cette fois, c’est la guerre de qui est le plus vert).


Le 24/05/2019 à 07h 21

C’est de la censure, mais rien de choquant: Facebook n’est pas un média (et on parle ici de publicités).



Tous les modos d’internet font de la censure, il ne faut pas surévaluer le statut d’un réseau social.

En fait, je suis contre toute publication à caractère politique sur ces réseaux, toute l’année…


Le 24/05/2019 à 07h 22

Monopole de quoi?


Le 24/05/2019 à 13h 42

Monopole du réseautage social “manifestement”.&nbsp; Non ?

A l’exception du défunt google + et des linkedin ou diaspora je ne vois pas tellement dans quelle autre catégorie FB peut jouir d’une position dominante sans grande concurrence à l’horizon.

&nbsp;

Que la définition d’un réseau social puisse être vague voir fausse ou imprécise, force est de constater que sans facebook la vie numérique de certains d’entre nous ne serait plus aussi douce au regard de la double contrainte d’une absence d’alternatives socialement acceptées et du ferrage du site… Il faudrait pour cela se rappeler la non-rémunération des utilisateurs cobayes&nbsp; et autres trucs tout mignons façon fb.

&nbsp;

Avec les conséquences comme la sur-évaluation que tu évoques mais ce n’est pas la cause du monopole ! C’est car il n’y a pas d’alternative crédible à cette homogénéité du woueb 2.0 que le monopole “naturel” se crée. Et quant tu y ajoutes un peu de politique forcément, la mayonnaise tourne au vinaigre.

Autrement dit pour un truc inutile ou non il y a monopole et nos législations n’avaient pas réellement anticipé les conséquences éthiques et sociales donc on glisse encore et encore : tant que facebook ne choisira pas sur quel pied danser on dansera encore longtemps la Zuckera, et de force si possible dans un brouhaha particulièrement improductif.



Le plus sage serait d’appliquer les lois anti-trust dès maintenant et de repartir sur des bases saines sinon dans 30 ans nous serons encore à nous questionner sans comprendre de quoi il s’agissait…


Le 24/05/2019 à 14h 10

Demi blague: tu oublies Copains d’Avant.



Si c’est une demi-blague, c’est parce que la notion utilisée ici par vous tient essentiellement à un “monopole d’un truc au top des tendances de notre époque”.

Facebook n’a pas le monopole des réseaux sociaux, c’est juste que personne ne voudra quitter Facebook pour un truc même à moitié aussi bien.

Bref, selon moi ce n’est pas FB qui serait acteur d’un monopole, mais bien tous les membres de ce réseau, qui en réalité s’intéressent plus au partage de photos/articles et aux jeux Flash qu’à la communication pure.

&nbsp;FB lui-même a séparé sur mobile le site “réseau social” et l’interface de dialogue.

En clair FB n’a aucun effort à fournir pour que les gens restent. Non pas par absence d’alternative, mais parce que les gens n’en cherchent pas, ils préfèrent y rester.


potn Abonné
Le 24/05/2019 à 18h 02

Les gens sont plutôt “forcés” de rester : ils ne choisissent pas grand chose…



Exemple tout bête : j’ai essayé d’inciter mes proches à utiliser Signal plutôt que Whatsapp, sans grand succès. Pourquoi ? “J’ai pas envie d’avoir une application en plus.” Pourquoi “en plus”? Parce que tout leur réseau est sur Whatsapp : pour passer à Signal, il faut que TOUT LE MONDE passe à Signal en même temps (ou au moins, installe les 2 applications).

Bref, Whatsapp va garder sa position dominante… grâce à sa position dominante, justement. Et c’est pareil avec Windows. Et avec Facebook.


Le 25/05/2019 à 00h 32

Non, je ne vois pas en quoi je ne suis pas clair mais récidivons :

&nbsp;

En Europe et aux Etats-Unis, il existe un mécanisme de régulation visant à limiter les effets néfastes sur l’économie des monopoles économiques. En effet, en position dominante sur un marché donné, celui qui domine tue très efficacement ses concurrents et devient ainsi indispensable pour tous, gouvernements et armée y compris ayant la capacité d’entretenir des pénuries afin de… faire du profit.

Lorsque FB touche avec ses utilisateurs ce point de “on ne sait pas qui de quoi” on est embarqués en position de monopole.&nbsp; “Facebook n’est pas le web, mais le monde sans facebook c’était sans le web”

“La standard oil n’était pas le pétrol, mais le monde sans la Standard c’était sans pétrol”

&nbsp;

Cela résume assez bien le problème mais, c’est là où il faut ajouter une dimension propre au web : la pénurie c’est l’accès à l’information centralisée, car sinon le web c’est une copie topologique de l’internet et l’internet c’est un joyeux bazar non comestible dans la plupart des cas.



Donc pour conclure, oui vous avez raison, Facebook sans ses membres n’existe plus, mais ses membres sans facebook non plus, et c’est ce rapport de dépendance que je critique fermement car il est d’une cruauté sociale rarement atteinte depuis longtemps dans la mesure où personnellement, si j’ai le droit de renoncer à FB, d’une connaissant les as de la surveillance et leurs méthodes je pers mon temps en configurations complexes mais pire, je devrais bientôt jongler entre des identités multiples si je souhaite garder juste une once de contrôle sur des données qui partent sur le réseau.



Facebook n’est ni un parti politique, ni un état virtuel, ni une sinécure de jouvence, je n’ai pas à subir la bouffonnerie technique de facebook au motif qu’il serait majoritaire parmi les autochtones, et vous devriez exiger la même chose à partir de la notion de monopole… Taper sur le quidam ne sert à rien ici, ce n’est pas sa faute il s’est fait hameçonné.


Le 25/05/2019 à 01h 07

Je ne comprends pas l’intérêt de remplacer un machin bidule par une autre. Il faut de l’interopérabilité dans le code, pas l’illusion que le serveur la produit.&nbsp;



C’est comme ne pas vouloir ne pas réaliser qu’avec 1 “smartphone’ on peut installer n “réseaux sociaux” & messageries à la fois et parler à tout le monde plusieurs signes… c’est idiôt.


Le 27/05/2019 à 14h 17

Tu donnes l’exemple de Signal… ce sont bien tes contacts qui refusent de faire l’effort (un bien grand mot…)

Bref tu amènes de l’eau à mon moulin.

(J’utilise Signal, même si je suis le seul. Comme quoi c’est possible.)



@Idiogène oui, le bon mot est dépendance, comme l’alcool (ou la cigarette, le JV, etc…). Mais les gens préfèrent rejeter la faute sur l’industriel plutôt que sur leur volonté. (Exemple avec Steam pour les jeux: les gens parlent de monopole alors que d’autres solutions existent.)