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Un pirate de jeux Switch devra verser 4,5 millions de dollars à Nintendo

Le SAV fatal

Un pirate de jeux Switch devra verser 4,5 millions de dollars à Nintendo

Image : Nintendo

Nintendo of America a remporté la partie contre un pirate, que la branche US du constructeur japonais accusait de vendre des copies illicites de jeux pour Switch. L’entreprise empoche 4,5 millions de dollars, dans une victoire facile puisque l’accusé n’a pas répondu à la plainte.

Malgré la Switch 2, Nintendo continue de vendre les modèles première génération de la Switch (la commercialisation en Europe cessera en février prochain). Avec plus de 155 millions d’unités écoulées depuis 2017, ces consoles représentent un énorme vivier de joueurs (et donc de clients). Pas question de les abandonner à leur triste sort : des jeux continuent de sortir pour les Switch 1, y compris chez Nintendo.

Une victoire par défaut contre « Archbox »

C’est pourquoi, plus que jamais, l’entreprise lutte de toutes ses forces contre le piratage, d’autant que les méthodes pour « craquer » une Switch 1 sont relativement simples à obtenir, si on sait où chercher. En juin 2024, Nintendo of America (NoA) portait plainte contre James Williams, un Américain résidant en Arizona.

Il était accusé d’enfreindre la propriété intellectuelle de l’entreprise, de promouvoir des boutiques pirates, de contourner les mesures techniques de protection des jeux et de diffuser des outils de contournement, de ne pas respecter les contrats de licence de Nintendo et d’encourager des utilisateurs à enfreindre ces mêmes contrats.

« Archbox », comme il se faisait appeler en ligne, distribuait des « milliers de copies » de jeux Switch piratés au travers de plusieurs échoppes. James Williams était supposément modérateur sur un subreddit spécialisé dans le piratage de jeux. La juge Lauren King en charge du dossier a rendu l’ordonnance finale ce 23 septembre : l’accusé n’ayant pas comparu pour se défendre, le tribunal a donc rendu un jugement par défaut, sans audience publique, qui donne entièrement raison à NoA (PDF).

James Williams est donc condamné à verser 4,5 millions de dollars à l’entreprise, soit 150 000 dollars pour chacun des 30 jeux retenus dans la plainte. Il doit aussi fermer immédiatement toutes les boutiques en ligne sur lesquelles il a distribué des jeux piratés, désactiver les comptes de réseaux sociaux utilisés pour promouvoir cette activité, cesser d’aider ou d’encourager des utilisateurs à télécharger des jeux piratés, et bien sûr cesser de copier, distribuer et faire la promotion de jeux non autorisés.

Retrouvé grâce au SAV de Nintendo

Nintendo avait repéré James Williams d’une manière originale. Des documents ajoutés par Nintendo au dossier d’accusation, révélés en 2024 par Game File, lèvent un coin du voile sur les méthodes du cabinet d’avocats mandaté par NoA l’année précédente pour enquêter sur les boutiques pirates.

Les enquêteurs ont fini par repérer le petit business d’Archbox sur Reddit. Ils ont pu établir, via des messages sur les forums de la plateforme, qu’il résidait dans l’Arizona. Restait à découvrir le véritable nom et l’adresse derrière le pseudo. En février 2024, Nintendo a pu identifier Archbox comme étant James Williams. En croisant deux adresses courriel avec sa base de données, l’entreprise a retrouvé des demandes de réparation effectuées à ce nom ainsi qu’une adresse postale à Surprise, en Arizona, confirmant ainsi l’identité et la localisation du pirate.

Après avoir réparé un de ces appareils (l’histoire ne dit pas s’il s’agit d’une Switch), Nintendo a envoyé à James Williams une lettre de mise en demeure. Ce dernier a alors répondu aux avocats de l’entreprise qu’il s’engageait à se conformer et à coopérer à toute demande ou requête relevant de son contrôle. Il niait en revanche avoir porté atteinte à la propriété intellectuelle de Nintendo. L’accusé a ensuite coupé toute communication avec le groupe, et il n’a pas présenté sa défense devant le tribunal dans les délais impartis.

La lutte contre le piratage de jeux Switch ne se limite pas aux États-Unis. Début septembre, Nintendo obtenait du tribunal de La Haye (Pays-Bas) l’interdiction pour un vendeur – non identifié – de commercialiser en Europe des MIG Switch Cards et MIG Switch Dumpers sur plusieurs sites web. Ces dispositifs permettent de copier des cartouches et de lancer des copies piratées de jeux sur la première Switch, sans bidouiller la console en elle-même.

Commentaires (36)

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Nintendo (et les autres...) devrait fournir un émulateur opensource 10 ou 15 ans après la fin de commercialisation, à des fins d'archives
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Oui, et les serveurs des jeux si c'est pas possible d'en faire en local.
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Je trouve ce délai trop court, un jeu de 2010 est toujours monétisable aujourd'hui (et c'est parfaitement leur droit).
25 ans me paraissent plus appropriés déjà.
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Moi je dirais dès que le jeu n'est plus commercialisé plutôt qu'un délai fixe.
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Le truc c'est qu'un jeu peut cesser d'être commercialisé à un instant T, puis être re-commercialisé des années après, via les consoles virtuelles, les mini-consoles, les compilations, etc.
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Ben non, pourquoi arrêter de le commercialiser avant d'éventuellement le ressortir plus tard sous d'autres formes ? Qu'on le laisse commercialisé sans temps mort et que les nouvelles formes viennent en plus ou en remplacement des formes existantes sans interruption. Autant en physique c'est vraiment coûteux, autant sous forme numérique c'est facile et d'un coût négligeable pour qui a déjà une boutique pour y distribuer ses autres jeux.
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Eh bien par exemple, le hardware n'est pas forcément compatible, et l'émulation n'est pas forcément triviale.

Par ailleurs, il y a probablement un intérêt économique à laisser un jeu "respirer" lorsqu'il est passé de mode mais pas encore rétro, pour pouvoir le ressortir au moment opportun, créer de la hype et en vendre des pleines palettes.

Enfin, Nintendo (ou Sony ou Microsoft) est un fabricant de machine et produit aussi quelques jeux, mais pour l'essentiel, ils n'ont pas de droits particuliers sur les productions des éditeurs tiers, qui sont libres des conditions de commercialisation de leurs œuvres.

Il peut y avoir, enfin, mille raisons légitimes pour lesquelles un éditeur ou même un constructeur veut ou même doit cesser la commercialisation d'un jeu : typiquement la fin des droits sur une licence (musique, personnage humain, œuvre sur laquelle le jeu est basé, marques déposées - par exemple EA ne peut plus commercialiser les vieux Fifa sans les modifier...), la fin d'un contrat entre un éditeur et un développeur, avec possiblement des changements de propriétaire entre temps, la dépendance à des accessoires qui ne sont plus produits, etc.
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Je n'ai pas dit que l'éditeur doit assurer le support indéfiniment, juste le rendre disponible, avec ses prérequis hardware et software indiqués. Charge aux utilisateurs de se débrouiller pour les respecter quand ça devient des antiquités.

Quand on veut ressortir un jeu plus tard pour en vendre "des palettes", on fait un remake, on ressort pas le jeu tel quel. Ou on le ressort sur du hardware différent. Avoir toujours l'ancien jeu de disponible n'est pas gênant car l'expérience est différente..

Les raisons "légitimes" que tu avances sont justement le genre de débilités droit d'auteuresques qu'on aimerait voir disparaître. Avec une obligation légale de garder le jeu disponible, les contrats s'y s'adapteront.
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Sauf qu'un principe de base en droit, c'est la liberté contractuelle. Les gens sont libres de contracter dans les conditions qu'ils désirent, pour la durée qu'ils désirent. À la limite, l'exception à ça est plutôt du côté des contrats sans date de fin ni possibilité d'y mettre fin : c'est très encadré voire impossible dans de nombreuses juridictions. Par exemple en France, il n'est pas permis de céder un droit à l'image définitivement : s'il n'y a pas de condition de durée, alors cette cession est révocable.

Il est sain qu'à un moment donné, un développeur puisse reprendre sa liberté vis-à-vis de son éditeur, un éditeur vis-à-vis d'un constructeur, ou qu'un type qui a permis qu'on utilise son image dans un jeu puisse en reprendre le contrôle à intervalles réguliers. Tu dis "on aimerait voir disparaître", ce "on" n'engage que toi. Moi, personnellement, je ne suis pas favorable à ce qu'on enlève les protections du droit à l'image pour que tu puisses acheter ton Alexandra Ledermann sur PSP 25 ans après, ce que tu ne feras de toute façon pas.
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Il y au un autre principe dans le droit, c'est que la loi est plus forte que les contrats. Une clause d'un contrat contraire à la loi est nulle.
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Oui, justement, la loi dit notamment qu'un contrat irrévocable à durée illimitée, dans plein de domaines, notamment celui du droit à l'image, c'est pas possible.

Mais même en-dehors de ça, pour rappel, la liberté contractuelle, c'est un principe constitutionnel. Donc la loi ne peut pas non-plus fixer n'importe quelle interdiction arbitraire à cette liberté, il faut certains impératifs d'intérêt public.

L'intérêt public à pouvoir racheter ton jeu vidéo sur un store mort 25 ans après, c'est pas certain que ça soit un fondement suffisant pour imposer que les contrats développeurs/éditeurs, ou groupe de musique/développeur, ou marque déposée/éditeur, soient désormais obligatoirement à durée illimitée. Or c'est une condition sine-qua-non pour une commercialisation sans interruption d'un grand nombre de jeux.
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L'intérêt public à pouvoir racheter ton jeu vidéo sur un store mort 25 ans après, c'est pas certain que ça soit un fondement suffisant pour imposer que les contrats développeurs/éditeurs, ou groupe de musique/développeur, ou marque déposée/éditeur, soient désormais obligatoirement à durée illimitée. Or c'est une condition sine-qua-non pour une commercialisation sans interruption d'un grand nombre de jeux.
Je ne comprends pas trop.
Je ne crois pas qu'il soit question de re-commercialiser un titre abandonné, au contraire…
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Inodemus réclame que les jeux restent commercialisés ad vitam æternam, sans possibilité de retrait.

Ce n'est pas possible de continuer à commercialiser ou à distribuer un jeu qui contient des éléments sur lesquels tu n'as plus les droits parce que le contrat qui te conférait ces droits est arrivé à expiration.

Ce qui ne veut pas dire pour autant que le reste de l'œuvre cesse de t'appartenir, ni que tu n'as pas l'intention de négocier à nouveau ces droits ultérieurement pour commercialiser à nouveau l'œuvre quand ce sera rentable de le faire, ou d'en proposer une version expurgée/modifiée.
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Inodemus réclame que les jeux restent commercialisés ad vitam æternam, sans possibilité de retrait.
C'est pas ce que je comprends.
Inodemus :
Moi je dirais dès que le jeu n'est plus commercialisé plutôt qu'un délai fixe.
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Oui sauf qu'au post suivant il dit aussi :
pourquoi arrêter de le commercialiser avant d'éventuellement le ressortir plus tard sous d'autres formes ?
Et qu'il y a plein de raisons à cela. Et que ces raisons ne devraient pas, à mon sens, te déposséder de ta propriété intellectuelle.
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10 ou 15 ans après la fin de commercialisation
Et là ça devient plutôt légitime...
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Non je trouve pas. Marre des trucs à la fois protégés et non disponibles.
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Pas forcement. Imagine qu'après une vie commerciale normale, l'éditeur mette le jeu en vente en ligne à 1 000 000 €. Il n'est pas en fin de commercialisation, mais pas vraiment disponible non plus...
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Un brevet c'est 20 ans. Moi je serais pour que le fabricant ne puisse pas s'opposer à la création d'émulateur ou de tout autre dispositif permettant d'utiliser des jeux acheté légalement passé ce délais.

L'éditeur ne veut pas créer un émulateur, pas de problème mais qu'il n'ai pas de recours contre ceux qui veule le faire. Comme cela on ne touche pas aux droits d'auteur des éditeurs de jeu et de logiciel.
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En matière de droit d'auteur, la durée est de 70 ans après la mort de l'auteur ...
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Le droit d'auteur concerne les logiciels et les jeux, pas le hardware. Je ne propose pas de modifier le droit d'auteur, juste de permettre la préservation des environnements hardware permettant de la conservation.
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ça empêche de ressortir un jeu plus tard, en 3 morceaux, chacun vendu plein tarif.
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Si tu parles de FF VII, il y a quand même une énorme évolution entre l'original et le remake. Chaque partie du remake a une durée aussi longue que le jeu originel complet, sans parler de la refonte totale du système de jeu (rien que les combats ne fonctionnent plus en 2D avec l'ATB).
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Ils n'étaient pas en 3D les combats déjà ?
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Ils n'étaient pas en 3D les combats déjà ?
Si. Les phases combat et la carte du monde étaient en 3D temps réel tandis que les décors des lieux étaient du prérendu avec les personnages en 3D.

(et perso j'ai trouvé que les 3/4 des quêtes annexes du remake, c'était du remplissage pour remplir...)
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Graphiquement oui mais point de vue gameplay je ne crois pas qu'il y avait des notions de distance dans l'environnement en 3D. Tu ne pouvais pas tourner autour des ennemis pour esquiver des attaques par exemple. Ça restait fondamentalement le même principe que dans FFVI.

Alors que dans le remake c'est du combat temps réel full 3D dans lequel tu peux exploiter pleinement les positions respectives des personnages et ennemis dans l'environnement.
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Oui, en effet, les graphismes sont en 3D, mais les mouvements sont préprogrammés (mais pas 2D, non plus).
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Je ne parlais pas des graphismes, mais du combat lui-même. Les ennemis d'un côté, sur 2 lignes (devant ou derrière), et ses persos de l'autre (devant ou derrière eux aussi). En position fixe. Et ca s'arrête là. L'affichage peut être en 3D, ca reste du combat 2D.
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S'il y a des acheteurs: où est le mal??? (dixit le mec qui a acheté 3 fois le même jeu mais n'a joué qu'à la copie pirate du début)
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Sérieux, archive de QUOI? Je ne vois personnes aux archives. Je ne crois pas que grand monde demande à accéder aux archives de JV de la BNF (une des plus grosses collections en Europe il me semble).

Il faut être honnête un peu: c'est pour jouer gratos.

Et pour rappel, une émulation, par définition ce n'est PAS de l'archivage.

A ce niveau de demande, demandez aussi le gasoil gratuit pour aller bosser (tout en sachant que ce sera pour aller en boite)
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Pas grand monde ne demande accès aux archives du dépôt légal parce qu'elles sont réservées à des cas très particuliers, comme pour le cinéma ou la TV. Donc pas grand monde n'y a accès, sinon je l'aurais déjà fait moi-même pour retrouver des vieux trucs introuvables ailleurs.

Quant à ton affirmation que l'on voudrait jouer gratuit, elles n'engagent que toi. Si l'éditeur veut continuer à rendre son jeu payant il n'a qu'à continuer de le commercialiser. Personne n'a demandé un accès gratuit à un jeu payant.
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Oui enfin, Nintendo empoche 4.5 millions, de la part d'un particulier, c'est très vite dit. De là à ce qu'il commence à payer, et encore plus à ce qu'il finisse, il peut s'en passer des choses, ou au contraire pas du tout...
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Reste à voir combien ce pirate a pu gagné avec ses différentes boutiques (je n'ai malheureusement rien trouvé à ce sujet).

Mais par "comparaison", l'équipe derrière YGG a fait plus de 10 millions d'€ de bénef les deux dernières années de son existence (et je parle bien de bénéfice, pas de "CA").
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Il a peut-être fait suffisamment pour payer, mais faut voir où est cet argent... Et aussi où est le bonhomme qui n'est pas venu à son procès.
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Et puis s'il donne pas de nouvelles, c'est peut-être qu'il s'est déjà barré…
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Il est probablement à la plage, en train de continuer son business dans un paradis fiscal hors de portée des juridictions américaines, oui