Dis Next, c’est quoi un paquet reproductible ?
Determinism is sexy
Illustration : Flock
Le 24 septembre à 15h03
Dans le domaine du libre, particulièrement des distributions Linux, la notion de « paquets reproductibles » est souvent présente. De quoi parle-t-on ? À quoi ça sert ? Quels sont les avantages, les limites ? On vous explique, en toute simplicité.
Dis Next, c’est quoi un paquet reproductible ?
Determinism is sexy
Illustration : Flock
Dans le domaine du libre, particulièrement des distributions Linux, la notion de « paquets reproductibles » est souvent présente. De quoi parle-t-on ? À quoi ça sert ? Quels sont les avantages, les limites ? On vous explique, en toute simplicité.
Logiciel
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8 min
Vous venez d’installer un système Linux. Vous savez que tout le code (pour simplifier) est libre et open source. Soudain, une question vous assaille : comment être sûr que ce que vous venez d’installer correspond bien à ce code ?
Il s’agit autant d’une question de confiance envers l’éditeur ou la communauté concerné que de sécurité. On trouve depuis longtemps par exemple des empreintes cryptographiques (SHA-256 par exemple), qui permettent de comparer un téléchargement à la version présente sur le site. En comparant les deux empreintes, on peut s’assurer de la correspondance. Le site vous dit « L’empreinte de ce fichier est XYZ », vous permettant de vérifier que ce que vous avez récupéré est bien la même chose.
Toutefois, cette méthode ne dit rien de la manière dont ce fichier a été produit. Quand on télécharge une application par exemple, on ne sait rien de ce qui s’est passé avant sa mise à disposition. Et si le serveur de compilation avait été compromis ? Si des pirates se sont emparés d’une partie de l’infrastructure, les fichiers produits peuvent être compromis. La comparaison de l’empreinte ne sera alors d’aucun secours.
C’est quoi la reproductibilité ?
Pour avancer dans la vérification, on veut aller plus loin. Dans le monde du libre, on part du principe que n’importe qui peut regarder le code. En revanche, dans l’immense majorité des cas, les utilisateurs récupèrent des binaires, c’est-à-dire des versions compilées, prêtes à l’emploi. Un exemple classique est le noyau Linux : tout le monde peut voir ses sources, mais dans l’utilisation quotidienne, on se contente de récupérer les nouvelles versions via les mises à jour du système sous forme binaire, livrées sous forme de paquets.
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Commentaires (1)
Modifié à l'instant
« Papa, c'est quoi un paquet reproductible ?
-- C'est quand, avec les mêmes sources, on obtient toujours le même résultat.
-- Comme moi et ma sœur ?
-- Ben non, pour nous, ça marche pas comme ça. »
J'avais une autre variante en tête avec l'idée du paquet, mais je n'avais pas envie de me faire sabrer.
(edit pour la mise en forme de la liste)
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