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La Pixel Watch 5 détecte les signes de résistance à l’insuline

L'IA n'est pas un médecin

La Pixel Watch 5 détecte les signes de résistance à l’insuline

Image : Google

S’il est bien difficile de développer de nouveaux capteurs de suivi de la santé, il est toujours possible d’exploiter au mieux ceux existants. La Pixel Watch 5 fraîchement annoncée par Google n’apporte pas grand chose de neuf dans le registre matériel. En revanche la montre connectée s’appuie sur ses composants existants, et une bonne rasade d’IA, pour détecter des signaux inédits.

Au premier regard, difficile de distinguer une Pixel Watch 4 d’une Pixel Watch 5. La lecture de la fiche technique ne nous renseigne pas tellement plus : en dehors d’une puce un peu plus véloce (la Qualcomm Snapdragon W5 Gen 2 Accelerated), de 64 Go de stockage (le double du modèle précédent) et 3 de Go de mémoire (1 de plus), la nouvelle montre connectée de Google ressemble en tout point à sa prédécesseure – si ce n’est qu’elle coûte 20 euros plus cher.

Google a préféré miser sur le logiciel et les capteurs déjà présents dans ses montres pour annoncer plusieurs nouveautés en matière de santé. Deux en particulier ressortent du lot : la détection de tendances à la hausse de la pression artérielle, et l’alerte en cas de signes de résistance à l’insuline.

La première analyse les changements de la tension artérielle par rapport à la valeur de référence, la seconde suit des tendances susceptibles d’indiquer une évolution de la résistance à l’insuline, sans mesurer directement la glycémie ni le taux d’insuline. Ces deux fonctions seront disponibles cet automne. La mesure de la résistance à l’insuline est particulièrement intrigante, c’est une première dans le domaine des montres connectées grand public ; les constructeurs investissent en effet beaucoup pour développer une solution de surveillance de la glycémie sans piqûre.

Mesure non invasive de la glycémie : si loin, si proche

Google n’y est pas encore tout à fait, puisque cet outil ne mesure pas la glycémie en continu, il ne propose pas non plus d’afficher les niveaux de glucose dans le sang. Néanmoins, c’est un premier pas et une voie intéressante qu’emprunte l’entreprise ici, celle d’un suivi des facteurs physiologiques considérés comme des indicateurs de l’effort fourni par le corps humain pour produire de l’énergie à partir des aliments ingérés.

Les mesures relevées par les capteurs de la montre (accéléromètre, cardiofréquencemètre, température cutanée), secondées par l’IA, permettent à Google d’évaluer cet effort. Les modèles IA ont été entraînés « sur des milliards de minutes de données de capteurs » obtenues auprès de plus de 100 000 utilisateurs ayant donné leur accord. « En général, ces variations de votre niveau de résistance à l’insuline sont très subtiles », explique Francis Ho, directeur produit Pixel Watch, auprès de Bloomberg.

« La plupart des adultes ne pensent pas vraiment à surveiller cet indicateur, mais s’il n’est pas pris en charge, il peut évoluer vers des pathologies plus graves », ajoute-t-il. Non prise en charge, une résistance élevée à l’insuline peut favoriser l’apparition d’un prédiabète puis d’un diabète de type 2.

Google le précise dans les notes de bas de page : ces fonctions ne sont pas des dispositifs médicaux, elles ne servent pas à diagnostiquer, traiter ou guérir des maladies. En ce qui concerne l’alerte des signaux de résistance à l’insuline, ce n’est pas un outil de dépistage du diabète ni de surveillance de la glycémie en temps réel.

« N’utilisez pas ce produit pour gérer votre diabète, et ne vous fiez pas aux informations qu’il fournit pour modifier votre traitement ou vos taux d’insuline », insiste le constructeur qui recommande de consulter un vrai médecin. Ça va mieux en le disant bien sûr, et c’est aussi un moyen de se protéger contre d’éventuelles poursuites.

Ces fonctions santé sont regroupées sous l’ombrelle Health Guardian, qui proposera des résumés mensuels pour ces métriques. S’y ajoutera la tendance de la qualité respiratoire pendant le sommeil. Toujours sur un registre très anxiogène, la Pixel Watch 5 propose aussi de détecter la perte de pouls ce qui, le cas échéant, peut déclencher un appel vers les services d’urgence. Des secours qui pourront aussi être appelés en cas de détection d’une urgence respiratoire (baisse persistante du taux d’oxygène).

Les résumés mensuels seront disponibles aussi sur le nouveau bracelet sans écran Fitbit Air.

Commentaires (11)

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Google Pixel Watch 5
codename: dystopia
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Super !

Je cherche l'étude qui montre le gain en terme de qualité de vie et espérance de vie, quelqu'un l'aurai svp ?
:prof:
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Cette montre une amélioration notable de la qualité de vie et de l'espérance de vie de Google :troll:
L'étude qui le prouve s'appelle le bénéfice de Google!! 😜
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https://verily.com/about-us
Cette societe doit pouvoir répondre.
Dans mon souvenir elle (a) fait partie d'alphabet.... je sais plus si revendue et vole de ses propres ailes ou pas.
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Aucun n'appareil de détection va améliorer ta qualité de vie de lui-même... En revanche, ça peut aider à détecter (obvious) pour améliorer ta qualité/espérance de vie en le prenant en compte et en permettant d'agir.

Faire une prise de sang pour calculer son HbA1c/HOMA-IR, en soi, n'apporte rien. En revanche, l'apporter à ton médecin/endocrinologue, c'est bien plus important.

Bref, je vais pas défendre Google, c'est l'outil qui peut donner des faisceaux d'indices. Et pour être diabétique, je t'assure que des outils "simple" ça peut être pratique.
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L'HbA1c n'est pas si important que ça. On peut avoir une bonne HbA1c avec de mauvais résultats car c'est une sorte de moyenne. Plus il y a d'hypoglycémies plus l'HbA1c est bonne. Ce qui compte c'est le temps dans la cible 70-180.
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Un indicateur seul ne prévaut pas de grand chose, c'est effectivement dans le temps et son évolution qu'il se considère.
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Mon commentaire était volontairement un poil trolesque, mais le point important : est-ce que si on compare deux groupes de population avec et sans cet outil, on observe au total un changement dans la morbimortalité.

Le surdépistage, surdiagnostique, le disease mongering - lien wikipedia sont un réel risque : trop surveiller de signes, peut - de façon contre-intuitive - augmenter les problèmes de santé.

Un exemple simple : doser systématiquement les PSA chaque année chez les hommes de 50+ ans entraîne une augmentation globale de la morbidité. article de radio-france sur les reco de la Haute Autorité de Santé
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Pour ça que c'est dans le temps, pour valider ou invalider tel ou tel critère. Exemple avec le diabète gestationnel, il est calculé sur plusieurs critères, le long de la grossesse et surtout plusieurs fois après.
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Moi qui suis diabétique, jamais je ne ferai confiance à ce genre d'engin pour ma santé, chacun son métier.
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"On calcule votre HOMA-IR sans piqûre !"