#Le brief du 23 juin 2026

Le patron de la fintech Cred prend les commandes de WhatsApp

Meta s’est offert le nouveau patron de WhatsApp, assez littéralement. En signant un chèque de 900 millions de dollars, le géant des réseaux a non seulement acheté un gros morceau de la fintech Cred, mais aussi Kunal Shah, fondateur de cette entreprise indienne. Il va donc devenir le directeur de la messagerie, à la place de Will Cathcart en poste depuis sept ans.

« WhatsApp n’a jamais été dans une position aussi solide, et cela m’a semblé être le bon moment pour passer la main », écrit-il sur les réseaux sociaux. Il se dit « fier » d’avoir proposé une messagerie chiffrée de bout en bout à trois milliards d’utilisateurs : « Nous l’avons étendue aux discussions de groupe, aux appareils compagnons et à de nouvelles interfaces, tout en défendant le droit de chacun à des conversations privées partout dans le monde. »

Crédit Greg Bulla (@gregbulla)

Will Cathcart reste chez Meta, où il va occuper un « nouveau poste », annonce Mark Zuckerberg. Il travaillera à « la création de nouveaux produits à partir de zéro », ajoute-t-il. Mais la vedette du jour est Kunal Shah, le fondateur de Cred, qui va apporter « un esprit de bâtisseur et une vision internationale qui lui seront précieux pour prendre les commandes de la plus grande application de messagerie au monde. »

Meta s’offre un dirigeant à coups de milliards

Cred est une fintech indienne créée en 2018, elle se présente comme une plateforme de paiements qui récompense ses clients en réglant leurs dettes en temps et en heure. Elle compte 17 millions de clients en Inde, où son catalogue de services s’étend jusqu’aux prêts, aux assurances, au commerce et à la gestion de patrimoine. Le chiffre d’affaires annuel s’élève à environ 325 millions de dollars. L’entreprise a enregistré son premier trimestre dans le vert cette année.

Meta fait désormais partie des actionnaires minoritaires de la start-up (à hauteur de 20 %), par l’entremise d’un investissement de 900 millions de dollars qui valorise Cred à hauteur de 4,5 milliards. La société a connu des jours meilleurs : à son pic en 2022, sa valorisation avait grimpé à 6,4 milliards, rappelle TNW.

L’opération ressemble beaucoup à celle réalisée l’an dernier avec Scale AI : Meta a dépensé 14 milliards de dollars pour acquérir 49 % de la jeune pousse… et surtout son directeur général, Alexandr Wang. Il dirige désormais le « Meta Superintelligence Lab » chargé de développer les grands modèles de langage de l’entreprise.

Kunal Shah prend la tête d’une plateforme de messagerie en bonne santé, mais que Meta aimerait rentabiliser davantage. La dernière initiative en date a été le lancement d’un abonnement payant pour des options cosmétiques et une poignée de fonctionnalités supplémentaires. Le groupe américain espère aussi imposer la solution de paiement de WhatsApp en Inde, un pays où la messagerie est très populaire. WhatsApp Pay n’a cependant jamais vraiment percé derrière les mastodontes Google Pay et le régional de l’étape, PhonePe.

Sync-in 2.4 fiabilise ses transferts de fichiers et améliore sa sécurité

Sync-in est une solution d’hébergement et de synchronisation de fichiers libre et open source (licence AGPL 3), dont le code est disponible depuis un dépôt GitHub. Nous nous étions entretenus avec le créateur du projet, Johan Legrand, qui nous avait alors expliqué ses motivations : proposer une solution simple de synchronisation et de gestion des fichiers, et se concentrer sur l’aspect collaboratif.

La version 2.4, disponible depuis ce 23 juin, comporte bon nombre d’améliorations. En plus d’OnlyOffice et Collabora, l’outil prend en charge Euro-Office. Il est désormais possible d’annuler des tâches (envois, téléchargements, extractions…) depuis le panneau des tâches. Les tâches liées aux fichiers sont d’ailleurs maintenant mises en file d’attente et limitées par utilisateur. Ce changement doit empêcher de lancer un trop grand nombre d’opérations lourdes en parallèle.

On note également deux améliorations bienvenues. Sync-in 2.4 apporte ainsi le support des archives ZIP, en plus des TAR et TGZ déjà prises en charge. D’autre part, l’outil peut à présent vérifier l’email OpenID Connect. Il s’agit d’une option, qui permet aux administrateurs d’exiger qu’un utilisateur OIDC ait une adresse vérifiée avant de pouvoir associer son compte.

Une mesure de sécurité complétée par plusieurs corrections, notamment pour une application renforcée de l’authentification multifacteur et une meilleure défense contre les essais répétés de codes TOTP (Time based One Time Password). On note aussi des améliorations de fiabilité, dont les téléchargements depuis une URL, diverses corrections pour les éditeurs texte et Markdown, la sélection filtrée, le démarrage du serveur et le chargement de configuration.

Le projet a largement accéléré depuis l’automne dernier, avec la sortie de multiples versions. Au cours des six derniers mois, on a pu voir l’arrivée d’un éditeur Markdown intégré, la rétention optionnelle de la corbeille, une amélioration de l’indexation, l’OCR pour les PDF, le support d’OpenID Connect ou encore une refonte de l’interface.