Alphabet recule en bourse malgré un solide trimestre
C'est la vie
Le 28 avril 2016 à 09h30
3 min
Économie
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Alphabet, la maison mère de Google, a dernièrement publié ses résultats pour le premier trimestre 2016. Sans surprise, le géant de Mountain View affiche une santé de fer et rien ne semble pouvoir l'arrêter en chemin.
Alphabet a réalisé sur le premier trimestre de 2016 un chiffre d'affaires de 20,257 milliards de dollars, en hausse de 17 % sur un an. Il ne s'agit pas d'un record absolu pour le conglomérat, qui avait fait mieux au trimestre précédent (21,329 milliards), historiquement toujours plus élevé que les autres grâce aux dépenses publicitaires consenties par les annonceurs pour les fêtes de fin d'année.
Jusqu'ici tout va bien
Sur ce trimestre, Alphabet a su tirer un bénéfice net de 4,207 milliards de dollars, lui aussi en hausse sur un an (+ 19,7 %). Là encore, aussi impressionnant que ce chiffre puisse paraître, il ne s'agit pas non plus d'un record pour le groupe, qui avait réalisé son meilleur score il y a trois mois avec 4,92 milliards de dollars.
Ce premier trimestre semble toutefois mettre Alphabet sur des rails qui lui permettront de faire mieux que l'an passé, où il était question d'un chiffre d'affaires de 74,99 milliards de dollars pour un bénéfice net de 16,348 milliards. Un joli pécule que l'entreprise compte mettre à profit pour s'essayer à d'autres activités.
La publicité avant tout
Sans grande surprise, Google reste la principale source de revenus d'Alphabet, les autres activités de l'entreprise, regroupées sous l'appellation « Other bets » (autres paris) ne générant que des recettes marginales par rapport au géant de la recherche en ligne.
Google a ainsi réalisé un chiffre d'affaires de 20,091 milliards de dollars, en progression de 17 % sur l'année et un bénéfice opérationnel de 6,272 milliards de dollars, contre 5,188 milliards un an plus tôt. La majeure partie de ces revenus (71,3 %) provient des publicités diffusées sur les sites de Google (Gmail, YouTube etc.) et pour 18,4 % de celles affichées sur les sites partenaires de la régie maison.
Les autres produits de Google, qu'il s'agisse de matériel (Chromecast, Nexus...) ou de services (Drive...) ont quant à eux généré un chiffre d'affaires de 2,071 milliards de dollars, en progression de 24 % sur un an.
Les autres paris ne font pas encore recette
Les autres initiatives d'Alphabet (Calico Google Fiber, Google[x], Loon, Nest...) ont quant à elles enregistré 166 millions de dollars de revenus, pour 802 millions de dollars de pertes nettes. Ces pertes ne sont toutefois pas un problème pour Google qui estime ces dépenses nécessaires pour trouver de nouveaux relais de croissance.
L'entreprise peut de toute façon se le permettre car largement bénéficiaire et parce qu'elle dispose d'un épais matelas de 75,3 milliards de dollars de liquidités disponibles. De quoi lancer une armada de ballons dirigeables pour distribuer du Wi-Fi en Éthiopie ou ailleurs.
En bourse, les investisseurs ont accueilli froidement ces chiffres, l'action d'Alphabet ayant reculé d'environ 8 % depuis la publication de ces résultats. Les marchés ont reproché au groupe des bénéfices plus bas que ce qu'ils attendaient, notamment à cause de la hausse des dépenses dans les « Other Bets ». La société reste néanmoins valorisée à hauteur de 480 milliards de dollars malgré un recul de 7,2 % depuis le 1er janvier.
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Les autres paris ne font pas encore recette
Commentaires (22)
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Abonnez-vousLe 28/04/2016 à 09h50
Les pubs via Google qui représentent plus de 99% des revenus… Ah oui quand même, je ne pensais pas que ça représentait autant " />
Le 28/04/2016 à 09h51
-7% pour Apple, -8% pour Google, y en a qu’ont dû prendre cher.
Le 28/04/2016 à 10h24
Les bourses, ça montes, ça descend….
Le 28/04/2016 à 11h50
Le 28/04/2016 à 11h51
Et ça avance et ça recule.
Alors comment veux tu qu’ils nous…
Le 28/04/2016 à 11h51
Le 28/04/2016 à 12h03
Comment une entreprise dont les services (pub / gmail / android et autres) sont utilisés quotidiennement par (littéralement) la majorité de la population, peuvent chuter de 8% ?
Le 28/04/2016 à 12h07
La majeure partie de ces revenus (71,3 %) provient des publicités diffusées sur les sites de Google (Gmail, YouTube etc.) et pour 18,4 % de celles affichées sur les sites partenaires de la régie maison.
J’ai compté 89.7% moi.
Le 28/04/2016 à 12h08
Et qui fait +20% de benef… C’est le jeu de la bourse, totalement déconnecté de la réalité.
Le 28/04/2016 à 12h15
C’est le cours de l’action qui a chuté, pas l’utilisation des services.
Le 28/04/2016 à 12h17
Le 28/04/2016 à 12h20
Pas du tout. Les traders avaient anticipé de meilleures résultats, donc le cours de l’action descend. C’est on ne peut plus réaliste.
Ce qui serait déconnecté de la réalité, ce serait de ne pas tenir compte de l’avenir et de se contenter de réagir aux événements après qu’ils se sont produits.
Le 28/04/2016 à 12h44
Le 28/04/2016 à 12h46
Les investisseurs qui ne veulent pas de cette branche de parie de Google pourtant c’est clairement la recherche avancée qui fera que Google restera une entreprise innovante. Enfin bon comme ça ne génère pas de revenu immédiat c’est de la merde pour la bourse … Faudrait vraiment interdire les investissement court et très court terme qui nuise plus qu’autre chose à toute l’économie.
Le 28/04/2016 à 13h53
Le 28/04/2016 à 15h10
Peut être qu’un jour, je comprendrai comment fonctionne la bourse :/
Parce que, ok, ils s’attendaient à plus mais 4 milliard de benef sur 3 mois " />
Le 28/04/2016 à 15h25
Le 28/04/2016 à 15h39
Ca s’appelle du “pump and dump”, mais ça ne profite qu’à une personne qui a su prévoir l’évolution du cours mieux que les autres, qui ont suivi bêtement et se font avoir. Ça ne marche pas avec les grosses capitalisations car le gros du volume d’echange vient de traders expérimentés qui s’appuient sur des calculs rigoureux pour estimer la valeur de la boîte. Dans ce cas si qqun achète et fait monter le court trop haut, les autres vont vendre et faire de l’argent sur son dos.
Tout ça se fonde sur des calculs et des analyses sur l’évolution du chiffre d’affaire et des bénéfices de l’entreprise dans le futur. Si tout le monde sait que les bénéfices vont augmenter, la valeur de l’entreprise augmente. Si ces bénéfices augmentent moins vite que prévus, le cours peut alors baisser quand les gens s’en rendent compte, à l’annonce des résultats.
Le 28/04/2016 à 15h50
Non mais tu l’entretiens comment le yacht si tu fais pas d’énorme bénéfice sans rien dépenser en R&D… amateur va
Le 28/04/2016 à 20h12
Faut pas oublier que pour vendre (ou acheter) des actions à un cours, il faut qu’il y ait quelqu’un qui accepte d’acheter (resp. vendre) à ce cours… Quand on dit que les traders ont anticipé de meilleurs résultats, ça implique qu’ils ont acheté trop cher.
S’ils veulent exploiter une surévaluation, ça veut dire qu’une partie des traders ne doit pas être consciente de la surévaluation. Soit tu diffuse de fausses infos, soit tu as des infos que d’autres n’ont pas, soit tu manipule le cours artificiellement, ce qui est difficile et interdit.
Le 29/04/2016 à 05h37
Comme toujours, Alphabet vit de la pub… Et on apprend également que Google envisage de mettre un bloqueur par défaut sur Chrome contre la “publicité intrusive”.
Tout ça pour le bien de l’utilisateur (et de sa régie) j’imagine.
Le 29/04/2016 à 13h18
“Les marchés ont reproché au groupe des bénéfices plus bas que ce qu’ils attendaient”
Comment peut-on avec ce genre de logique parler en bien de ce truc qu’est la bourse…