Publié dans Droit

6

Pourquoi personne en Amérique n’a été arrêté dans le cadre de l’opération Anom

Pourquoi personne en Amérique n'a été arrêté dans le cadre de l'opération Anom

Bien qu'à l'origine de la distribution du cryptophone Anom auprès de criminels australiens dans un premier temps, puis du monde entier, le FBI n'était pas autorisé à télécharger ou à lire les messages envoyés depuis des comptes Anom situés aux États-Unis en raison des lois sur la confidentialité, s’étonne ABC.

La présidente du Conseil des libertés civiles de la Nouvelle-Galles du Sud, Pauline Wright, a  en effet expliqué que les États-Unis disposaient de « protections assez strictes concernant les droits de l'homme et la vie privée », que l'Australie n'avait pas.

Ce pourquoi « environ 15 utilisateurs d'Anom aux États-Unis » n'auraient pas été inquiétés, quand bien même le cryptophone n'avait été distribué que dans les seuls cercles criminels. 

La police australienne n'avait de son côté été autorisée à ne surveiller les cryptophones « atterissant aux États-Unis » qu'aux fins de prévenir « toute menace à la vie ».

6

Tiens, en parlant de ça :

Conteneurs

Conteneurs, machines virtuelles : quelle différence ?

Mise en boîte

11:59 Soft 6
Semi-conducteurs

Semi-conducteurs : Sam Altman cherche l’accord du gouvernement américain

🤑 🤑 🤑

09:13 ÉcoIA 7

L’entreprise MariaDB pourrait être rachetée

Fork le phoque ?

17:38 Éco 17
6

Commentaires (6)


ForceRouge Abonné
Le 15/06/2021 à 12h 18

les États-Unis disposaient de « protections assez strictes concernant les droits de l’homme et la vie privée »



Ce troll de compétition :)


Le 16/06/2021 à 00h 21

Bon! Faudrait quelqu’un de vraiment compétent pour te répondre.
Mais justement il me semble que c’est vrai.



Dans mes souvenirs, et selon ma compréhension, avant les révélations de Snowden, les citoyens américains étaient déjà bien protégés (légalement! Dans les fait c’était autre chose). Et après, ça a été amélioré car en surveillant les “autres” la NSA surveillait (involontairement, évidement!) aussi des citoyens américains, “un petit peu” en masses ;).
J’en ai retenu qu’en théorie ils sont très très bien protégés contre la surveillance légale judiciaire, espionnage, etc… contre la surveillance publicitaire, c’est autre chose.



Le problème de la surveillance américaine (hors trucs illégaux qui sortiront probablement un jour ou l’autre) c’est surtout pour les gens qui ont leurs données accessibles (légalement) par les état-unis et qui ne sont pas citoyen américain.
Et même, les tentatives américaines pour dire que promis-juré vous autres les européens qu’on aime vraiment beaucoup, on vous donne (presque) les mêmes droits qu’à nos citoyens si vous utilisez nos GAFAM… ben, …ça marche pas.



La justice européenne ne peux pas leur demander des comptes (pas seulement aux GAFAM, mais à la NSA et autres agence américaines), et un citoyen européen qui essaierai de faire valoir ses droits auprès de la justice américaine, aura toutes les difficultés du monde (même Angela). Et n’obtiendrai probablement jamais rien. Même si j’imagine qu’on doit pourvoir trouver des exceptions
(l’inverse est probablement vrai… )


Le 15/06/2021 à 15h 11

Si seulement George Floyd avait eu un cryptophone , on en serait pas la !


Le 16/06/2021 à 08h 02

Petit rappel que les services de renseignement australiens ont légalement la capacité de forcer un employé à introduire des backdoors dans du logiciel avec interdiction d’en avertir sa hiérarchie sous peine de poursuites. Si t’as des secrets industriels, mieux ne vaut pas être client chez Fastmail ou Atlassian. -lol-



Les questions touchant au respect de la vie privée et des données personnelles sont tombées aux oubliettes ici, suivant le même modèle que les britanniques, en pire.



Quand les GAFAM ont fini par remarquer que ma résidence habituelle n’était plus en Europe, quelques-uns ont transféré la gestion de mes comptes à leur antenne locale (seul Google me l’a officiellement notifié) et la différence en terme de tracking publicitaire perçu a été notoire.
A plus petite échelle, les marketeux de tous niveaux n’en ont rien à branler et les db se vendent et se croisent à tour de bras, et le tout finit dans les outils de facebook et google.



Et je vous passe la mise en place du fichier national des données de santé, qui a vu toute la population incluse sans consentement. On peut opt-out mais encore faut-il le savoir.



On a des institutions en Europe qui luttent pour encadrer ces pratiques, mais ici c’est la jungle. Enfin.. le bush.
Faut dire aussi qu’un des monuments inscrit au patrimoine national, c’est un néon publicitaire pour Coca Cola installé dans les années 50.


Le 16/06/2021 à 09h 15

Assez incroyable. Mais c’est vrai que les avocats aux US sont très à cheval sur la manière dont ont été obtenues les preuves.
Pendant un moment j’ai pensé (“mais ça n’a servi à rien alors. ?”) et je me suis rappelé que finalement ça a permis des prises en flag.


Le 16/06/2021 à 12h 50

tontonCD a dit:


Assez incroyable. Mais c’est vrai que les avocats aux US sont très à cheval sur la manière dont ont été obtenues les preuves.




Parce qu’en France non ?
Pourtant à chaque fois qu’un avocat obtient la relaxe de son client pour vice de forme (c’est à dire un non respect du code de procédure pénale), on en entend parler.