Dans l’ombre, l’ANSSI diffuse ses indicateurs de compromission

Pierre, feuille, CSIRT

Dans l’ombre, l’ANSSI diffuse ses indicateurs de compromission

Depuis le début de l’année 2020, l’ANSSI propose des « marqueurs » de compromission pour détecter, et donc traiter au plus vite, une menace sur le réseau d’une entreprise. Ces indicateurs, « qualifiés ou non par l'ANSSI, sont partagés à des fins de prévention ». Les premiers ont été mis en ligne en février 2020 suite à l’attaque de Bouygues Construction par le groupe de pirates TA2101 avec le rançongiciel Maze.

Le 29 février 2024 à 08h37

Commentaires (11)

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Qu'est-ce qu'un " indicateur de compromission" ?
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un indicateur qui laisse penser qu'un système informatique ou un réseau a pu être compromis ?
Sinon, il y a une page Wikipedia qui en dit un peu plus.
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En préambule: ce qui est simple est faux, ce qui est vrai est compliqué (quelqu'un, en l'an quelque chose).

Un attaque, ça laisse des traces. En comparant ces traces aux précédentes, on peut essayer de déterminer le ou les moyens utilisés et parfois remonter jusqu'à l'attaquant.

C'est la carte d'identité de l'attaque, le modus operandi, la trace ADN etc. On retrouve un peu cette notion dans d'autres domaines, un exemple qui me vient en tête est Jack l'éventreur. Ce surnom n'est pas sans raison.

Plus d'explications sur ce site par exemple.
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Une attaque parfaite ne laisse pas de trace. C'est un cas de figure à ne pas exclure.
Pour l'anecdote, il y a un moment une astuce pour garder toutes les logs sans risque d'effacement pour cacher des traces avait été de rediriger le flux vers ... une imprimante matricielle (qui a la délicate attention de travailler non pas en spool mais en stream, donc écrire les lignes à la suite)
Évidemment aujourd'hui il y a d'autres dispositifs efficaces et moins coûteux en papier et en temps d'analyse :) (genre un corrélateur de log derrière une diode par exemple) mais pas toujours accessible à toutes les cibles potentielles.
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Ca fait 3 ans que je travaille dans le milieu, j'suis pas encore tombé sur une attaque parfaite. (ou bien tellement parfaite que l'on n'a rien détecté :eeek2:)
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La solution intermédiaire serait peut être de diffuser des indicateurs de compromissions pour les grandes branches de l'internet :
tel pourcentage d'hameçonnage par e-mail, tel pourcentage de site web saturés par attaque DDOS, ....
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Ce n'est pas ça un indicateur de compromission. C'est une trace (adresse IP, signature de malware, etc.) qui laisse fortement supposer qu'un système est compromis.

En fait, la question du premier commentateur était pertinente comme indicateur peut aussi avoir le sens auquel tu pensais.
J'ai donc mis le lien vers la page Wikipédia qui est plutôt courte mais qui donne une première définition.
Le mot "marqueurs" utilisé en début d'article est plus explicite mais on a repris le même terme qu'en anglais.
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un indice (de compromission) ?
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Pour ceux que ça intéresse, je vous invite à vous renseigner sur les différentes communautés MISP (Malware Information Sharing Platform) et le marquage TLP (Trafic Light Protocol).
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"Pierre, feuille, CSIRT" 👍
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je l'avais même pas vu à la 1ère lecture :D

Dans l’ombre, l’ANSSI diffuse ses indicateurs de compromission

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