HP dévoile de lourdes pertes, le scandale Autonomy en cause

#Dallas

HP dévoile de lourdes pertes, le scandale Autonomy en cause

Le 21 novembre 2012 à 07h21

Commentaires (15)

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Je ris doucement quant à la manière américaine de gérer les entreprises, tout en donnant au reste du monde, non seulement des conseils, mais aussi des notes !

J’en veux pour preuve la disparition de l’entreprise où je bossais, qui était numéro un dans son secteur en France depuis plus de dix ans. Une gestion hasardeuse des clients et catastrophique des personnels a coulé la boîte en moins de deux ans. Ainsi une société bien implantée qui à elle seule réalisait un chiffre, et une marge, supérieurs à la somme de tous ses concurrents a disparue corps et biens.

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Il y en a qui découvre encore la manière de travailler des américains? Comme le dit rafununu, les exemples ne manquent pas…

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Tôt ou tard, quelqu’un devra payer pour cette ardoise de plusieurs milliards. Reste à savoir quelle tête sautera.





Ben les employés pardi

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rafununu a écrit :



Je ris doucement quant à la manière américaine de gérer les entreprises, tout en donnant au reste du monde, non seulement des conseils, mais aussi des notes !

J’en veux pour preuve la disparition de l’entreprise où je bossais, qui était numéro un dans son secteur en France depuis plus de dix ans. Une gestion hasardeuse des clients et catastrophique des personnels a coulé la boîte en moins de deux ans. Ainsi une société bien implantée qui à elle seule réalisait un chiffre, et une marge, supérieurs à la somme de tous ses concurrents a disparue corps et biens.







Arthur Andersen???? <img data-src=" />


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clacbec a écrit :



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Ben les employés pardi





Le capitalisme à la sauce américaine c’est le bien <img data-src=" />


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Je bosse dans ce milieu ça arrive souvent ce genre de déconvenue après un rachat :




  • Chiffres qui tiennent aux personnes, typique dans les métiers de technologiques (que vaudrait apple sans les années Jobs). Seulement une fois rachétés ils s’emmerdent et pensent à leur prochaine start up.

  • Difficulté d’intégration de la boite dans le groupe : ambiance, méthodes etc… un choc culturel souvent violent.

    ….



    Bref pleins de raisons qui font qu’une boite a gros potentiel se crashe après un rachat.



    Sinon pour rappel Andersen a été blanchi des accusations contre lui sur l’affaire Enron seulement la boite clouée au pilori n’a pas pu survivre jusqu’au procès.

    Et ça a changé énormément de chose dans le business, notament la pratique obligatoire de ne plus mélanger Conseil et audit sur une même société, voir interdit le conseil sur tout un groupe si l’on audite une des filiales (les règles d’indépendance sont draconiennes).



    Enfin dans un rachat il ya certes l’auditeur qui certifie les comptes de la filiales mais aussi le service de transaction mandaté par l’acheteur qui vérifie que le dossier est clean et clairement je ne vois pas comment autant de gens peuvent se planter à ce point là.

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pti_pingu a écrit :



Arthur Andersen???? <img data-src=" />







Je viens de découvrir ce que c’est (j’étais jeune en 2001) et c’est assez hallucinant. Mais je suis certain que les 4 gros restants ne doivent pas forcément être complètement clean non plus.


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bestaflex a écrit :



Je bosse dans ce milieu ça arrive souvent ce genre de déconvenue après un rachat :




  • Chiffres qui tiennent aux personnes, typique dans les métiers de technologiques (que vaudrait apple sans les années Jobs). Seulement une fois rachétés ils s’emmerdent et pensent à leur prochaine start up.

  • Difficulté d’intégration de la boite dans le groupe : ambiance, méthodes etc… un choc culturel souvent violent.

    ….



    Bref pleins de raisons qui font qu’une boite a gros potentiel se crashe après un rachat.



    Sinon pour rappel Andersen a été blanchi des accusations contre lui sur l’affaire Enron seulement la boite clouée au pilori n’a pas pu survivre jusqu’au procès.

    Et ça a changé énormément de chose dans le business, notament la pratique obligatoire de ne plus mélanger Conseil et audit sur une même société, voir interdit le conseil sur tout un groupe si l’on audite une des filiales (les règles d’indépendance sont draconiennes).



    Enfin dans un rachat il ya certes l’auditeur qui certifie les comptes de la filiales mais aussi le service de transaction mandaté par l’acheteur qui vérifie que le dossier est clean et clairement je ne vois pas comment autant de gens peuvent se planter à ce point là.







    Comme quoi, ça aura peut être servi à quelque chose….


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bestaflex a écrit :



Je bosse dans ce milieu ça arrive souvent ce genre de déconvenue après un rachat :




  • Chiffres qui tiennent aux personnes, typique dans les métiers de technologiques (que vaudrait apple sans les années Jobs). Seulement une fois rachétés ils s’emmerdent et pensent à leur prochaine start up.

  • Difficulté d’intégration de la boite dans le groupe : ambiance, méthodes etc… un choc culturel souvent violent.

    ….



    Bref pleins de raisons qui font qu’une boite a gros potentiel se crashe après un rachat.



    Sinon pour rappel Andersen a été blanchi des accusations contre lui sur l’affaire Enron seulement la boite clouée au pilori n’a pas pu survivre jusqu’au procès.

    Et ça a changé énormément de chose dans le business, notament la pratique obligatoire de ne plus mélanger Conseil et audit sur une même société, voir interdit le conseil sur tout un groupe si l’on audite une des filiales (les règles d’indépendance sont draconiennes).



    Enfin dans un rachat il ya certes l’auditeur qui certifie les comptes de la filiales mais aussi le service de transaction mandaté par l’acheteur qui vérifie que le dossier est clean et clairement je ne vois pas comment autant de gens peuvent se planter à ce point là.







    Le problème est peut-être lié au fait que quand tu fais une due diligence, tu n’as accès qu’à ce qu’on veut bien te donner…



    Concrètement on t’enferme dans une data room avec toute la paperasse qu’ils arrivent retrouver pendant une durée limitée.



    Combien de fois on retrouve dans des situations genre “ha oui en fait là c’était un accord verbal”, ou “ha oui là en fait c’était un vieux contrat qu’on avait perdu” ou encore des factures non encodées qui finalement ont un impact plus que significatif sur le résultat annuel (et en général on paye une société en multipliant son résultat annuel par un coefficient variable en fonction du potentiel de la boîte à acheter)…



    Bref, c’est pas exceptionnel qu’on ne parvienne pas à déceler des irrégularités dans le contexte d’une société mal gérée.



    Mais bon stratégiquement, ils font un peu n’importe quoi chez HP ces dernières années, les décisions me semblent très impulsives et sans stratégie à long terme bien définie…


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Et avec tout ça c’est encore le client qui trinque, on a encore changer de support pour les produits Autonomy… quel bordel <img data-src=" />

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Je peux déja vous dire qui payera les pots cassés !

Je bosse chez HP en Irelande depuis près de 2ans, et le contrat pour lequel je travaille en partenariat avec MS, qui est en place plus de 7 ans, à miraculeusement été annulé…

Comme dans toutes les entreprises, c’est les employés qui trinquent en premier, je suis dégouté

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doudawak a écrit :



Je peux déja vous dire qui payera les pots cassés !

Je bosse chez HP en Irelande depuis près de 2ans, et le contrat pour lequel je travaille en partenariat avec MS, qui est en place plus de 7 ans, à miraculeusement été annulé…

Comme dans toutes les entreprises, c’est les employés qui trinquent en premier, je suis dégouté







De quoi bien faire prendre conscience qu’il serait temps d’arrêter de nous battre entre nous pour avoir le plus de miettes possibles, et de regarder ensemble qui se partage le gâteau… <img data-src=" />



Toute façon c’est pas compliqué, tant que chacun ne pensera qu’à sa gueule (pour le peu qu’on lui laisse) et n’aura pas de sentiment de révolte dans les tripes (celui qui te pousse à faire des sacrifices pour faire avancer une cause commune) ce seront toujours les mêmes qui se gaveront sur leur dos.



Pour le moment, le système est bien ficelé, on tire sur la corde, mais pas trop… Il faut que les gens aient encore des raisons de s’estimer heureux, et voient une nette frontière entre leur situation de baisé, et la situation des chômeurs ou personnes à la rue.


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Allez… encore un beau scandale en perspective comme celui d’Enron, mais dans l’informatique cette fois…

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Laurius a écrit :



[…]

Bref, c’est pas exceptionnel qu’on ne parvienne pas à déceler des irrégularités dans le contexte d’une société mal gérée.



Mais bon stratégiquement, ils font un peu n’importe quoi chez HP ces dernières années, les décisions me semblent très impulsives et sans stratégie à long terme bien définie…







En l’occurence sur ce genre de deals, le gros du taff porte sur l’évaluation de la technologie achetée et là je vois pas Deloitte sortir les chiffres de son chapeau : ils ont demandé leur avis au vendeur et à l’acheteur (ou un évaluateur spécialisé) et tranché comme souvent sur un montant prudent.



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bestaflex a écrit :



En l’occurence sur ce genre de deals, le gros du taff porte sur l’évaluation de la technologie achetée et là je vois pas Deloitte sortir les chiffres de son chapeau : ils ont demandé leur avis au vendeur et à l’acheteur (ou un évaluateur spécialisé) et tranché comme souvent sur un montant prudent.







LE gros du taff peut-être pas jusque là, l’estimation de l’IP est une partie, mais pas la seule, loin de là ;)



C’est pas une holding qui détiendrait l’IP qu’on achète là, c’est une structure opérationnelle, la due dil’ est plus sérieuse et les risques sont plus grands.



Ensuite le problème soulevé c’est que justement la collaboration du vendeur n’a pas été loyale selon HP, et là on ne peut rien faire concrètement pour contrer la mauvaise foi au préalable (à part blinder le SPA à titre dissuasif, mais il n’y a pas de moyen de contrôle préalable efficace pour se protéger de la mauvaise foi).



Il faut donc voir s’il existe une différence par rapport aux données que Deloitte a reçu et la réalité de la situation, si oui, pourquoi, à qui c’est imputable et on lance l’attaque contre le vendeur (au civil ou au pénal, selon le cas).



Apparemment, ici ce qui pose problème c’est pas mal de trucs: comptabilisation de la vente hardware mélangé à la vente software alors que la marge est évidemment plus faible pour le hardware, attribution de licences fictives (comptabilisation de simples prospects parmi les attributions de licences, liaison du matériel à certaines licences alors que ce n’était pas le cas en réalité), etc.


HP dévoile de lourdes pertes, le scandale Autonomy en cause

  • Oracle avait tiré les bonnes cartes

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