Coup de filet et ordonnance de blocage en Italie contre DDL Storage
Parlez moi de storage, et non plus du beau temps
Le 08 juillet 2014 à 12h27
Coup de filet et ordonnance de blocage en Italie contre DDL Storage
Parlez moi de storage, et non plus du beau temps
Droit
Droit
4 min
Les autorités italiennes ont procédé la semaine dernière à un vaste coup filet à l’encontre de l’hébergeur de fichiers « DDL Storage », lequel est accusé d’avoir permis aux internautes de télécharger illégalement des millions d’œuvres protégées. Plusieurs personnes ont été inculpées et le site est désormais sous le coup d’une ordonnance de blocage.
La « Guardia di Finanza », la police douanière et financière italienne, a annoncé vendredi avoir lancé une opération d’envergure à l’encontre du site « ddlstorage.com ». L’hébergeur de fichiers, qui se présente comme un site traditionnel de téléchargement direct, propose comme MegaUpload en son temps des abonnements premium permettant notamment de ne pas attendre entre plusieurs téléchargements. Selon les autorités, la plateforme a permis pas moins de 460 millions de téléchargements illicites d’oeuvres telles que des morceaux de musique, des films, des séries, des jeux vidéo, des ebooks, etc.
Première étape de ce coup de filet : le blocage du site litigieux. Le procureur de la République de Cagliari a en effet ordonné la semaine dernière aux différents fournisseurs d’accès à Internet du pays de bloquer, par IP et DNS, l’accès à DDL Storage. D’après les constatations de plusieurs internautes italiens, cette mesure de rétorsion a commencé à être mise en place par certains opérateurs. Celle-ci ne vaut cependant que pour l’Italie. Le site reste donc accessible depuis la France par exemple.
DDL Storage bloqué, vingt personnes mises en examen
La seconde étape de cette opération visait les personnes se cachant derrière DDL Storage. La Guardia di Finanza a ainsi expliqué avoir débusqué une véritable bande organisée, dans la mesure où des liens existaient entre les administrateurs du site et d’autres internautes dont le rôle était de mettre à disposition des fichiers illicites, éventuellement via des sites de liens, et ce afin de promouvoir in fine les services de l’hébergeur de fichiers. L’objectif ? Vendre un maximum d’abonnements et remplir ainsi les caisses de la société.
Toujours selon les autorités, DDL Storage aurait généré 1,3 million d’euros de revenus en un peu plus d’un an de fonctionnement. Les uploadeurs dont les fichiers étaient les plus téléchargés se voyaient gratifiés sous forme de récompenses proportionnelles. Certains ont ainsi engrangé plusieurs dizaines de milliers d’euros.
Au total, vingt suspects ont été identifiés, et des saisies de matériel informatique ont eu lieu dans plusieurs villes italiennes, telles que Rome, Agrigente, Novare, Trieste et Coni. Ces personnes ont été mises en examen pour atteintes aux droits d’auteur, et devraient comparaître prochainement devant une juridiction pénale de Cagliari. Elles risquent une peine de prison comprise entre six mois et trois ans, une amende maximale de 15 500 euros et une sanction administrative de 103 euros par œuvre reproduite sans autorisation.
L’opération à l’encontre de DDL Storage, qui a été vivement saluée par les ayants droit de la musique notamment (voir ici et là), s’inscrit dans un mouvement plus large de blocages en série de sites accusés d’atteintes aux droits d’auteur. The Pirate Bay, Uploaded, TorrentReactor, IsoHunt, H33T ou ExtraTorrent font ainsi l’objet d’une telle mesure de rétorsion. L’Italie a d’ailleurs réformé il y a peu son arsenal législatif afin de procéder plus rapidement à une purge des sites pirates, et ce après avoir été épinglée par les États-Unis pour son laxisme sur ce dossier.

Commentaires (8)
Abonnez-vous pour prendre part au débat
Déjà abonné ou lecteur ? Se connecter
Cet article est en accès libre, mais il est le produit d'une rédaction qui ne travaille que pour ses lecteurs, sur un média sans pub et sans tracker. Soutenez le journalisme tech de qualité en vous abonnant.
Accédez en illimité aux articles d'un média expert
Profitez d'au moins 1 To de stockage pour vos sauvegardes
Intégrez la communauté et prenez part aux débats
Partagez des articles premium à vos contacts
Abonnez-vousLe 08/07/2014 à 18h59
Le 08/07/2014 à 12h38
une sanction administrative de 103 euros par œuvre reproduite sans autorisation.
Ahaha !!
Je croyais qu’un dvd/br coûtait 20 boules moi…
Le 08/07/2014 à 12h48
Le 08/07/2014 à 12h50
Le 08/07/2014 à 12h58
C’est vrai que ‘Italie est connue pour sa lutte contre la contrefaçon.
" />
Le 08/07/2014 à 13h15
Le 08/07/2014 à 14h56
“Parce qu’un DVD ça te donne le droit de diffuser une oeuvre?”
Surtout je vois pas le rapport avec la choucroute.
Pas besoin d’avoir le DVD pour réalisé une copie privée parfaitement légale, il suffit de le louer :p
Une plateforme de ddl ce n’est ni plus ni moins que pour simplifier la vie des gens qui louent leur DVD mais qui ne peuvent pas exercer leur droit à la copie privée à cause des protections illégitime que le support renferme non ?
Le 08/07/2014 à 15h28
Signaler un commentaire
Voulez-vous vraiment signaler ce commentaire ?