Cybersécurité : 45 % du « Club des Experts » du CESIN ont été piratés en 2022, contre 65 % en 2019

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Cybersécurité : 45 % du « Club des Experts » du CESIN ont été piratés en 2022, contre 65 % en 2019

Le 01 février 2023 à 14h45

Commentaires (6)

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Vous imaginez maintenant pour les organisations non-expertes ?



non…je préfère NE PAS ‘imaginer’ ! :eeek2:

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Les chiffres sont catastrophiques pour des entreprises avec des experts en sécurité.



Encore trop d’entreprises sans SIEM/MFA/EDR, pas de Zero Trust “parce que c’est marketing” … Par contre, on va blinder les réseaux de plusieurs couches de sécurité alors que maintenant tout le monde bosse en dehors des réseaux corpnet… On reste toujours sur de la sécurité à la papa, parce que c’est quand même rassurant de se dire qu’on a mis des sondes dans tous les cables qui passent dans les murs des bureaux, alors que tout le reste fait peur parce que “c’est compliqué”.



La cerise sur le gateau c’est les “25 % à se dire très (4 %) ou assez (21 %) inquiets quant à la prise en compte des enjeux liés à la cybersécurité au sein du comité exécutif (COMEX)” versus “43 % se disent très (9 %) ou assez (34 %) inquiets quant à la capacité de leur entreprise à faire face aux cyber-risques”. On a donc presque d’un COMEX sur deux qui est au courant des risques mais préfère provisionner de l’argent pour faire face à une crise et avoir une assurance que de l’éviter. Une bien belle fuite en avant que, malgré la menace d’amendes RGPD énormes en cas de fuite de données, on n’a pas encore réussi à corriger.



Mais bon, on est sauvé, les COMEX ont les vraies priorités à gérer :




« 6 entreprises sur 10 se disent préoccupées par les sujets de souveraineté et de cloud de confiance »


Pas de sécurité, mais au moins les données restent dans nos murs (troués, ok, mais c’est nos murs, compris ?!). 🙃




67 % des répondants ont par ailleurs souscrit une cyberassurance, dont 51 % comptent la renouveler, 14 % hésitent, et 2 % ne l’ont pas fait. 13 % expliquent que c’est en projet, et 20 % qu’ils ne le feront pas.


Là par contre, c’est un sujet bien plus critique que ce qu’il n’y parait.
Presque une entreprise sur deux ne renouvellera pas son assurance, c’est énorme. Face à des assureurs qui augmentent les primes d’assurances, sont de plus en plus pointilleux sur les conditions de couverture (MFA pour tous, tiering AD/infra obligatoire, etc etc) et avec toutes les exclusions possibles en cas de crise, je comprends ce choix, mais je pense que c’est un risque majeur pour l’économie française en cas d’attaque globale. Je doute que les chambres legislatives aient cette vision, mais je pense que légiférer sur une obligation de couverture et un minimum de garanties devrait être une des priorités sur le sujet numérique/sécurité.



(HS : La news est un peu complexe à lire avec tous ces enchaînements de chiffres les uns après les autres, un formalisme plus graphique différent que de juste reprendre les slides du rapport serait peut-être à étudier pour les prochains exercices de ce style)

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Myifee a dit:


(HS : La news est un peu complexe à lire avec tous ces enchaînements de chiffres les uns après les autres, un formalisme plus graphique différent que de juste reprendre les slides du rapport serait peut-être à étudier pour les prochains exercices de ce style)


J’en suis conscient, mais le baromètre n’est composé que de dizaines (de dizaines) de pourcentages, que je n’ai pas les compétences pour analyser qualitativement les vices & vertus des EDR/EPP/SIEM/WAF & Cie, l’objectif étant surtout de montrer l’ampleur et la complexité des solutions à leur disposition.



Sachant, comme indiqué par ailleurs, que les RSSI lambda ne disposent pas d’un tel éventail de « solutions » (sans parler des organismes qui n’ont pas de RSSI).

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Myifee a dit:



mais je pense que c’est un risque majeur pour l’économie française en cas d’attaque globale. Je doute que les chambres legislatives aient cette vision, mais je pense que légiférer sur une obligation de couverture et un minimum de garanties devrait être une des priorités sur le sujet numérique/sécurité.


Surtout pas. On ne s’assure pas contre les rançons / le racket (c’est d’ailleurs bien la position de l’anssi : ne payez pas). Des obligations de PRA, oui. D’assurances, non (ou alors, pour payer les dommages et intérêts aux clients… pas pour payer les rançonneurs).

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Je n’ai pas parlé de rançons.
Se remettre d’une crise de sécu, ça demande un cashflow énorme pour prendre de la presta en urgence, des solutions de sécurité complémentaires, compenser les arrêts de production, les diverses pénalités contractuelles imposées par les clients/fournisseurs, les heures sup’, et des dizaines d’autres postes de dépenses aussi imprévus qu’importants, et tous sous-estimés. Bien trop souvent, ces problématiques sont laissées à l’IT, totalement inconnues des métiers et de la direction générale, qui elle pense qu’avec des sauvegardes on peut repartir en prod en quelques clics/minutes.



Je ne suis pas inquiet pour les grands groupes, mais pour les structures plus petites, qui n’ont pas forcément ce recul ni le cashflow nécéssaire. Imaginons demain une centrale d’achat qui se fait compromettre, et alors que son SI est interconnecté de plusieurs façons à des dizaines d’entreprises, dont une bonne partie de PME-ETI locales/artisanales; c’est ces dernières qui auront le plus de mal de s’en remettre.

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super intéressant, merci beaucoup pour l’article

Cybersécurité : 45 % du « Club des Experts » du CESIN ont été piratés en 2022, contre 65 % en 2019

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