La CNIL dispose désormais d’un régime de « sanctions simplifiées »
Le 13 avril 2022 à 07h25
3 min
Droit
Droit
La CNIL dispose désormais d'un nouveau cadre d' « action répressive simplifiée » qui a « notamment été créée pour les dossiers peu complexes » afin de « permettre une plus grande souplesse dans le recours aux mises en demeure ou aux sanctions ».
L'autorité a en effet dû répondre à deux fois plus de plaintes depuis l'adoption du RGPD : elle en dénombre ainsi « plus de 14 000 en 2021 », ayant entraîné « 18 sanctions et 135 mises en demeure prononcées ».
La présidente de la CNIL « peut désormais orienter les dossiers peu complexes ou de faible gravité vers une procédure de sanction dite simplifiée » :
« La procédure de sanction simplifiée suit les mêmes étapes que la procédure de sanction ordinaire (pour les délais, la procédure contradictoire, etc.), mais ses modalités de mise en œuvre sont allégées : le président de la formation restreinte (ou un membre qu’il désigne) statue seul et aucune séance publique n’est organisée, sauf si l’organisme demande à être entendu. »
Ces sanctions simplifiées sont « limitées au rappel à l’ordre, à une amende d’un montant maximum de 20 000 € et à une injonction avec astreinte plafonnée à 100 € par jour de retard », et « ne peuvent pas être rendues publiques ».
La procédure ordinaire a de son côté été « ajustée et clarifiée », offrant des « délais rallongés pour produire des observations », ainsi que la possibilité pour le président de la formation restreinte de « décider seul qu’il n’y a plus lieu de statuer (par exemple si l’organisme a disparu depuis le début de la procédure de sanction) » :
« Par ailleurs, le plafond de 6 mois encadrant le délai de conformité déterminé dans les mises en demeure disparaît afin de permettre aux organismes de déployer des programmes de conformité plus longs lorsque certaines situations l’exigent. »
Le 13 avril 2022 à 07h25
Commentaires (9)
Abonnez-vous pour prendre part au débat
Déjà abonné ? Se connecter
Cet article est en accès libre, mais il est le fruit du travail d'une rédaction qui ne travaille que pour ses lecteurs, sur un média sans pub et sans tracker. Soutenez le journalisme tech de qualité en vous abonnant.
Accédez en illimité aux articles
Profitez d’un média expert et unique
Intégrez la communauté et prenez part aux débats
Partagez des articles premium à vos contacts
Abonnez-vousLe 13/04/2022 à 10h31
Toujours pas de guichet d’information, pour répondre à une simple question qui ne nécessite pas de monter un dossier complet de plainte ?
Le 13/04/2022 à 11h06
Autour de moi, les gens ne connaissent même pas l’existence de la CNIL.
Le 14/04/2022 à 15h22
Moi, je connais, et je voudrais bien avoir des infos sans devoir faire un dossier de plainte complet pour avoir une simple réponse. Ne serait-ce que pour l’interprêtation des textes (savoir ce qui est légal, ou pas).
Le 13/04/2022 à 11h23
Le 13/04/2022 à 20h45
Elle réponds aux DPO des entreprises certains jours de la semaine pour certaines problématiques suivant le jour. Mais il faut être déclaré comme DPO.
Le 14/04/2022 à 06h48
” une amende d’un montant maximum de 20 000 € et à une injonction
avec astreinte plafonnée à 100 € par jour de retard »
(plafond TROP bas) ???
Le 14/04/2022 à 15h23
D’accord mais comment on fait pour savoir alors, si on n’est pas juriste ?
On paye un avocat pour savoir si le site a le droit de mettre tel cookie ?
Le 19/04/2022 à 09h09
C’est ça…
Le 19/04/2022 à 09h16
Oui, comme tout domaine juridique finalement, ou alors se tourner vers une asso de consommateurs
Signaler un commentaire
Voulez-vous vraiment signaler ce commentaire ?