Publié dans Société numérique

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Aux États-Unis, HBO tente l’aventure du « Recommandé par les humains »

Aux États-Unis, HBO tente l’aventure du « Recommandé par les humains »

Le site peut-être comme un outil promotionnel des contenus HBO, ce qu’il est clairement, au moins en partie. Mais au-delà du marketing, le service vient s’inscrire dans un mouvement plus général de questionnement autour des algorithmes.

Sur le site Recommended by Humans, HBO affiche une grille de contenus propulsés par des suggestions « humaines » et tweets de fan, comme pour en mesurer le niveau d’enthousiasme. On y trouve une cinquantaine de contenus (épisodes de séries, films et documentaires).

Visiter le site permet de la parcourir en lisant de petites critiques de ceux qui ont visionné ces contenus, et pourquoi ils les recommandent. Il ne s’agit donc pas réellement d’une curation humaine, mais d’une autre manière d’effectuer une sélection.

Pourquoi une telle méthode ? Parce que certaines polémiques sont nées de séries annulées, notamment sur Netflix. Le problème était toujours le même : en dépit de fans très enthousiastes et débattant passionnément de la série, l’audimat n’était pas jugé satisfaisant. Dernière victime en date, avec un impact retentissant sur Twitter : The OA. Un hashtag #SaveTheOA a d’ailleurs été créé dans la foulée.

Lisa Hanawalt, créatrice de la série animée Tuca & Bertie, s’exprimait fin juillet à ce sujet. Elle décrivait l’implication de l’équipe, la production sans faille, les critiques élogieuses, les réactions du public, les courriers de remerciement. Pour clore sur : « Rien de tout cela n’a d’importance pour un algorithme ».

Même son de cloche pour Aaron Ehasz. Principal auteur de la célèbre série Avatar, le dernier maître de l’air, il est également le père du Prince Dragon, série Netflix ayant pour l’instant reçu deux saisons et toujours maintenue. 

Il s’étonne : « je rencontre tellement de personnes me disant qu’elles ont adoré Avatar, elles ont Netflix mais n’ont jamais entendu parler du Prince Dragon ». On peut voir sous sa réponse que des utilisateurs du service ne se sont même pas vu recommander la saison 2 après avoir vu la première.

L’initiative de HBO ne changera pas la donne, mais a le mérite de venir appuyer où ça fait mal. Les algorithmes n’ont jamais été l’alpha et l’oméga, une révélation décidément progressive et très lente.

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Tiens, en parlant de ça :

dessin satirique de Flock

#Flock : de Game of Shithrones au jeu des sept différences

Moi en retard ??? Non… (Ha si…)

13:37 Flock 11
Des chercheurs en noir et blanc regardent une fiole sur laquelle est écrit "Perlimpimpin" en jaune.

[Édito] Respectez les sciences, bordel !

Demi mole

17:07 NextScience 39
Vitrée brisée

Une faille critique dans le langage Rust, Windows trinque

De la rouille, des fenêtres, une rustine

17:02 SoftSécu 28
next n'a pas de brief le week-end

Le Brief ne travaille pas le week-end.
C'est dur, mais c'est comme ça.
Allez donc dans une forêt lointaine,
Éloignez-vous de ce clavier pour une fois !

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Commentaires (2)




Sur le site Recommended by Humans, HBO affiche une grille de contenus propulsés par des suggestions « humaines » et tweets de fan, comme pour en mesurer le niveau d’enthousiasme.





Il y aura forcément des indicateurs statistiques calculés à partir des données récoltées, et donc une méthode de calcul pour synthétiser au mieux le “niveau d’enthousiasme” genéral (une note, des étoiles…). Bref, il y aura toujours un algorithme dans l’histoire.



Tout ce qui change c’est la nature des données collectées.



Et on sait bien qu’il y a un biais si on se base uniquement sur les seules personnes qui ont décidé de dépenser du temps/énergie à donner leur avis. Souvenons nous de Rotten Tomatoes qui a interdit les commentaires sur les films à-venir/en avant-première, car cela attirait seulement les fans/haters qui voulaient influencer les audiences.


Crise à L’Express et Le Point, qui ne pourront plus publier leur dossier trimestriel “Ces algorithmes qui nous gouvernent” <img data-src=" />