votre avatar

Tsinpen

est avec nous depuis le 31 août 2018 ❤️

519 commentaires

Le 03/10/2018 à 19h 44







js2082 a écrit :



En même temps, dès lors que tu fais appel à la justice publique, il est normal que la décision devienne publique, tu sais que ton affaire deviendra publique et tu acceptes que n’importe qui puisse connaitre cette affaire.

Si tu ne veux pas que les gens soient au courant, faut faire appel à l’arbitrage.



Pour moi, la justice doit être ouverte à tous, vérifiable par tous et suivie par tous: cela a toujours été ainsi. Anonymiser les décisions est un pas en arrière dans le fonctionnement de la justice.







On dirait pas à première lecture, mais après quelques menues rectifications, ça pourrait donner le la d’une bonne dystopie :



s/justice publique/vindicte populeuse/

s/la décision/le châtiment/

s/publique/populiste/

s/la justice/la vindicte/

s/connaitre cette affaire/fouetter le suspect/

s/soient au courant/jettent des pierres/

s/appel à l’arbitrage/couler le sang/

s/Anonymiser les décisions/Cagouler les suspects/





En même temps, dès lors que tu fais appel à la vindicte populeuse, il est normal que le châtiment devienne populiste, tu sais que ton affaire deviendra populiste et tu acceptes que n’importe qui puisse fouetter le suspect.

Si tu ne veux pas que les gens jettent des pierres, faut faire couler le sang.



Pour moi, la vindicte doit être ouverte à tous, vérifiable par tous et suivie par tous: cela a toujours été ainsi. Cagouler les suspects est un pas en arrière dans le fonctionnement de la vindicte.





<img data-src=" />


Le 01/10/2018 à 19h 33

Sauf qu’ils ont déjà plusieurs centre de données physiques, donc un protocole de dialogue entre leurs serveurs. Rien de neuf sous le soleil, techniquement parlant, même si ça n’est pas exactement standardisé au sens d’interopérable avec des réseaux tiers.

De l’autre côté, celui du droit, la loi Russe qui oblige ce type de réseaux à stocker les données des russes sur le sol russe fait que Facebook et Vkontakte(*) sont deux réseaux quasi étanches l’un à l’autre, ce qui revient à artificialiser une frontière, et ce type de frontière est en soi un obstacle à la liberté d’expression.

C’est le vieux principe commercial de la captation du marché par l’habitude du client, bien connu des épiciers, des super-épiciers et des hyper-épiciers…



(*) marrant, tiens, le correcteur ortho me propose Taïkonaute à la place de Vkontakte… alors que Facebook n’est pas reconnu comme corrigible <img data-src=" />



PS: juste un morceau choisi :



Si ce standard existait, les principes de masse critique ou de « je vais là car tous mes copains et copines y sont » n’auraient plus lieu d’être.



Ah mais si ça aurait toujours lieu d’être, les plateformes ne sont pas des boites magiques, il y a des gens qui bossent derrière, et qui font des choix et les imposent, et qui prennent des décisions et les imposent, et qui font des erreurs et les imposent, etc…




  • Sauf que le « là » ne serait plus telle plateforme ou telle autre, mais des lieux virtuels (chatroom, etc.) librement choisis comme quand une bande de potes se retrouvent à tel endroit, 3 qui viennent en bus, 2 en métro, 1 à moto et 4 en voiture. Pas besoin qu’ils utilisent chacun un uber-taxi© pour se retrouver… Si on repense à l’IRC, il y a un protocole, et beaucoup de possibilités… un flux de posts mêlant audio/vidéo et texte me semble tout aussi standardisable, et le reste avec (mur, timeline, et tutti quanti puisque de toutes façons c’est basé sur le flux de posts).

  • Sauf qu’en définissant une taille maximale, ces choix, ces décisions et ces erreurs pourraient être différents selon les entités, ce qui serait une source de questionnement, de critique et d’évolution.

Le 29/09/2018 à 17h 38







Quiproquo a écrit :



En fait, on est à peu de chose près d’accord (ie ce sont les plateformes qui abusent du fait que les utilisateurs ne lisent pas les CGU, qui sont par ailleurs probablement abusives dans nos contrées), mais pour une raison qui m’échappe tu me prêtes la volonté, consciente ou non, de stigmatiser l’utilisateur, ce qui n’est pas mon propos.







Ce que je dis, c’est plutôt que quand on est une grosse multinationale et qu’on sait que les gens viennent s’inscrire par mimétisme social sans être forcément capables de comprendre toutes les CGU in extenso, et qu’en plus le fond de commerce est basé sur du ciblage publicitaire ultra-poussé qui permet de savoir que les gens n’ont pas forcément bien lu/compris les CGU et leurs conséquences (et encore, c’est sans parler des réactions a posteriori), … ben moi ça me fait bizarre d’entendre qu’ils auraient des CGU. Un peu comme si un fabriquant automobile vendait des voitures avec gyrophares bleus et sirènes comme celles des forces de l’ordre à n’importe qui en prétendant que c’est à l’acheteur de vérifier s’il est autorisé à s’en servir. Évidemment la comparaison automobilesque est assez limitée, on me répondra que les uniformes pour se déguiser sont plutôt ressemblants et en vente libre…



Parlons plutôt reggae, Bob Marley, “Get Up, Stand Up”… L’idée de la chanson était de “soulever” les consciences pour vaincre des comportements mauvais qui découlaient d’un héritage historique trop peu questionné. Le genre de multinationales dont il est question ici a bien retourné la chose à son avantage, puisqu’il n’y a pas d’héritage historique du genre de pratiques qui sont les leurs, bien au contraire ce sont des pratiques nouvelles et récentes. Mais tu trouves quand même “normal” et/ou “non stigmatisant” de penser que c’est à l’utilisateur de “se lever” pour défendre ses droits. Moi, je trouve que c’est un raisonnement un peu trop facile, un peu trop à leur seul avantage. Mais rien ne t’oblige à être du même avis, il y a aussi des gens qui passent leurs journées devant leur chaine de téléshopping préférée : ils sont quand même assez minoritaires au sein de la population (quoique ce soit un peu variable selon les pays, il paraitrait que c’est un peu plus développé dans les pays dits “latinos”).



Là où nous ne sommes pas d’accord, c’est au niveau de l’accord de l’utilisateur : pour moi tu le percois comme étant la seule acceptation des CGU ou autres “contrat” ; alors qu’en pratique la motivation à s’inscrire des utilisateurs a une origine différente (ce qui peut les amener à accepter des conditions qu’ils n’accepteraient pas s’ils étaient vraiment libres de choisir un autre service identique qui ne les leur impose pas). Il y a des précédents : automobile, banque, assurance et j’en passe. À chaque fois il a fallu réguler fortement pour protéger les clients ; et c’est encore et toujours des thèmes où il faut se battre. Bref, non, tu ne stigmatise pas vraiment, mais par contre tu ne prends pas assez en compte le fait qu’il y aussi des gens qui trouvent normal de ne pas passer leurs vies à se battre, et cela se ressent dans les élements de langage que tu as employés dans le passage de commentaire que j’avais cité en premier pour le dire réducteur. Puisque tu es parti de l’idée qu’il y a des gens qui ne ne brandissent pas leurs droits de manière systématique et totale, c’est bien que tu te rends compte qu’il y a une volonté belliqueuse de la part de la “grosse multinationale”, non ? Où et en quoi cette volonté serait admise alors même que les CGU dont tu parles doivent être acceptées librement pour être valables ?



Je trouve que ça vaut la peine de se pencher sur cette question, plutôt que d’aller fouiner dans le détail des CGU pour voir quelles lignes précises seraient ou non abusives : on dit que le diable est dans les détails… Et ça “occupe” les assos de consommateurs dont tu parlais avec un vocabulaire assez guerrier : « monter aux crénaux » ; c’est déjà entrer dans l’arène du combat, mais qui a construit l’arène sinon ces mêmes multinationales ? <img data-src=" />


Le 29/09/2018 à 13h 09







Quiproquo a écrit :



Je n’ai pas l’impression d’avoir sous-entendu qu’il faillait laisser les multinationales faire ce qu’elles veulent.







Non, tu ne l’as pas sous-entendu mais c’est indirectement ce que tu analyses en « [constatant] qu’un nombre conséquent d’utilisateurs accorde moins d’importance au respect de ses droits qu’au côté pratique et massivement utilisé du service ».

C’est ce constat qui est biaisé, seulement basé sur ton interprétation personnelle du comportement de ceux qui utilisent massivement ce type de service sans avoir au préalable pris des cours de droit et d’économie.

Ce biais est assez répandu en fait, mais il témoigne d’une vision trop subjective et quelque peu élitiste de ta part de la relation entre “les gens” et “les multinationales” : en affirmant que tu constates une négligence de l’utilisateur dans le fait d’utiliser le service sans être au fait de tous les détails, tu fais porter sur lui une responsabilité inéquitable : en France l’école est obligatoire jusqu’à 16 ans, sans obligation d’obtenir le brevet, et on peut s’inscrire sur de nombreux réseaux sociaux sans rien comprendre au droit et à l’économie (les multinationales en question ne vérifient pas, il n’y a pas d’épreuve obligatoire avant inscription que je sache ?) ; cela ne veut pas dire qu’on néglige pour autant le respect de ses droits. <img data-src=" />







Quiproquo a écrit :



(« j’utilise Truc parce que Machin l’utilise »)







Le mimétisme social n’est pas un comportement fautif (sauf quand il s’agit de reproduire la faute d’autrui) ; c’est l’inverse qui l’est (l’exploitation dudit mimétisme pour abuser le quidam moyen).







Quiproquo a écrit :



Compter sur le vote avec les pieds pour faire émerger un service vertueux me semble illusoire.







Mais c’est justement ce que je viens de mettre dans mon commentaire précédent : pourquoi voudrais-tu que les gens aient d’abord à voter pour obtenir qu’une multinationale ne fasse pas ce qu’elle veut ?

Je sais bien que le principe général est qu’on autorise ce qui n’est pas interdit ; mais voir ci-dessus l’idée de tromperie… clair que c’est un sujet vastissime.







Quiproquo a écrit :



Donc le seul moyen qui me semble efficace, à l’heure des grandes plateformes, pour protéger la liberté d’expression du citoyen-consommateur, c’est l’interdiction du filtrage, ce qui ne va pas être simple. Sinon, on laisse la situation actuelle : l’utilisateur, une fois qu’il a pris conscience que la plateforme contrôle ce qu’il peut publier (parce qu’une publication a été bloquée), gueule un bon coup et laisse pisser car il n’a pas les moyens de contester.







Il y aussi la solution de l’interdiction desdites grandes plateformes, par exemple au moyen d’une loi interdisant à tout “reseau social” d’avoir plus que X millions d’inscrits ; et d’une seconde loi obligeant à l’interopérabilité des réseaux. Une sorte de principe “anti-monopole” en quelques sortes, mais au lieu de compter les sousous et les parts de marchés, on compte les inscrits et les volumes de données. Après tout, ce ne serait que revenir à l’idée originelle de ce qu’Internet veut dire : interconnexion de réseaux, pluriels et divers.


Le 29/09/2018 à 10h 54







Quiproquo a écrit :



Le fond du problème, à mon avis, c’est que les utilisateurs des grosses plateformes veulent avant tout un outil pratique, gratuit, massivement utilisé par leurs pairs, et ne s’intéressent à leurs droits que quand c’est trop tard. Il ne va pas être simple de protéger les droits de ces utilisateurs qui n’ont rien demandé.





C’est réducteur, et probablement faux, puisque cela revient à tolérer voire autoriser des multinationales à bafouer le droit sauf et seulement sauf si on leur demande explicitement de ne pas le faire ; ce qui ressemble comme deux gouttes d’eau à une inversion du principe de souveraineté. <img data-src=" />


Le 29/09/2018 à 10h 54







bayartb a écrit :



Typiquement, la taille et la centralisation devraient avoir des conséquences en matière de protection de la liberté d’expression. En effet, se faire censurer sur une instance Mastodon, c’est quelque chose de relativement faible, le fediverse est composé de ~4000 serveurs, être malvenu et maltraité sur un de ces serveurs porte moins à conséquence qu’être malvenu et maltraité par un système entièrement centralisé. La centralisation crée la toute-puissance du point central. Et la toute-puissance associée à une taille surhumaine, ça ne peut pas être sans conséquence.





Je ne suis franchement pas d’accord 🤔; tu mélanges la qualification d’un fait reprochable et ses conséquences, notamment en matière de sanction. Traditionellement en occident, on commence par qualifier, puis on détermine une sanction appropriée s’il y a lieu de santionner. Cela me semble encore et toujours un principe plus raisonnable que ce que tu décris, qui consiste principalement à offrir l’incurie à raison de la taille des conséquences, ou à raison de la taille du préjudice. Ou pour le dire autrement : certes voler un oeuf 🥚 est a priori moins nourissant que voler un boeuf 🥩, mais dans les deux cas c’est l’état de nécessité qui exonère du vol, et non pas la taille de l’oeuf 🥚.

Ce principe est plus équilibré qu’une incurie à géométrie variable puisque cela permet de créer une “protection” ou “garantie” en droits contre les effets de masse : par exemple, le cas du vol à la tire de nombreux oeufs 🥚🥚🥚 peut finir par causer un préjudice bien plus grand qu’un seul vol d’un seul boeuf 🥩.



Ceci dit, au sujet de « la toute-puissance du point central », tu as oublié que c’est à double tranchant 🔪 : il est plus facile de réguler un seul point central par la loi que de réguler un système décentralisé comme Mastodon. C’est surtout une question de volonté politique ; et sans pour autant appeller de mes voeux les choix de régulation et/ou censure qu’ils ont fait, on peut constater que la Russie et la Chine sont de bons exemples de volonté et fermeté politique. Dans ces pays l’équilibre des pouvoirs entre les états et les multinationales y est l’opposé de ce que nous connaissons en Europe ; et ce que tu proposes à propos de la prise en compte de la taille m’apparait dangereux à cause du risque élevé de dérive ploutocratique que crééent toutes les incuries. 😨


Le 23/09/2018 à 14h 42







hansi a écrit :



On n’est pas à moitié libre : soit on est libre, soit on ne l’est pas. C’est aussi simple à comprendre que cela !





Tu es libre d’être naturiste chez toi et dans les lieux dédiés ; mais dans l’espace public l’exhibitionnisme est un délit parce que les autres sont libres de ne pas être naturistes. Donc c’est pas aussi simple que ce que tu dis.



De toutes façons, vu le public visé, ça servirait à rien ou presque que leur OS soit 100% libre, vu qu’au final il nécessite une installation/configuration/administration relativement complexe, ça veut dire que derrière il doit y avoir des gens qui prennent la responsabilité d’installer ceci ou ça, donc au minimum il y a une revue de code à faire sur chaque soumission/contribution. P-têt qu’ils sont juste pas assez nombreux pour le faire complètement/correctement en fait ? Tu parlais du noyau Linux, mais ils sont combien à bosser dessus comparé à l’ANSSI ? <img data-src=" />


Le 22/09/2018 à 19h 18







V_E_B a écrit :



J’interprète (et c’est donc mon opinion, pas un jugement légal) que “ne pas accélérer l’allure” signifie “ne pas modifier son vecteur accélération”. Si tu accélérais, tu continues sur ton accélération sans l’amplifier ; si tu étais en vitesse de croisière tu n’accélères pas.







Mouais… je cherchais pas vraiment à dire que ton interprétation soit farfelue ; mais plutôt que c’est de toutes façons scabreux : cette règle de conduite date, de nos jours il y a plus de circulation, plus de routes, des équipement assez différents autant sur la route que dans les véhicules. Comme en plus cette règle laisse chacun apprécier que faire selon les circonstances, elle créée en elle-même cette incertitude que tu estimes dangereuse !

Par exemple, si je conduis tous les matins à peu près de la même manière ; et que tous les jours le même véhicule me double à peu près dans la même zone de 5 à 10 kms ; je peux en déduire raisonnablement qu’il s’est habitué à ma conduite, c’est-à-dire qu’il sait plus ou moins à quelle vitesse moi-même je roule.

Qu’est-ce qui va se passer le matin où je serais très pressé et que je roulerais plus vite ? Est-ce qu’il va regarder son compteur avant de doubler ? C’est quasi impossible de savoir… et comme c’est une route pleine de virages, et que je sais que celui-là a tendance à finir ses dépassements en courbe, qu’est-ce que tu voudrais que je fasse avec un “vecteur accélération” ? <img data-src=" />







V_E_B a écrit :



Note en passant que si accélérer est interdit lors d’un dépassement, ralentir ne l’est pas (même si déconseillé). On peut donc résoudre la situation de manière parfaitement légale et sûre.

L’écrasante majorité des cas suivent ce principe, mais la solution “sûre” étant gênante ou vexante pour pas mal de conducteurs, ils préfèrent l’ignorer…







Nan mais en fait le “doubleur” n’est pas lui non plus censé géner le “doublé”, c’est p-têt un peu de là que vient cette “ignorance”… l’appréciation personnelle, voir ci-dessus…







V_E_B a écrit :



Ça tombe bien, personne ne le lui demande. Il est censé, comme si il était sur place, regarder la mesure de son radar, le contexte, et décider si il a matière à contravention. Je ne vois vraiment pas ce qui pose problème.



Ce qui est remis en question ici c’est les cas ou une infraction est imposée par les circonstances (typiquement une autre infraction). Qu’un agent regarde la vidéo de l’événement avant de juger ne te semble pas plus juste qu’un simple relevé radar ? Moi si.







<img data-src=" />

Sur le thème de la bienveillance éclairée de l’agent verbalisateur … <img data-src=" />

Ce que tu décris est un arbitrage, ce n’est pas spécialement juste tout court. Et en plus, je doute qu’ils soient correctement formés à ça. Et en plus avec pour seule base de décision la vidéo, sans les témoignages des intéressés ça ne permet pas forcément de savoir ce qui s’est passé même dans des situations qui ont l’air simples. Bref, ça ferait de la route une sorte d’arêne sportive qu’elle n’est pas.

Je ne crois pas vraiment à l’idée d’une justice sur la route ; et si la justice elle-même y croyait, elle aurait fait interdire pour de bon les coyotes dès le début. D’ailleurs, est-ce que « être en sécurité sur la route » est une idée juste ? Quand on voit combien ça pollue et les dégâts à grande échelle, on peut se demander si la réponse évidente est bien la bonne ! <img data-src=" />


Le 20/09/2018 à 20h 24







Saymonz a écrit :



Si si, ça reste plus rapide pour tout le monde individuellement puisque bien souvent les piétons attendent que je sois à l’arrêt complet pour s’engager, et ce malgré les appels de phares ou signes de la main. Comportement que j’ai moi-même tendance à adopter quand je suis piéton remarquez.





Simple problème de perception de la décélération, le piéton en attente est quasiment en face et c’est un mauvais angle de vue pour évaluer si la voiture ralentit pour le laisser passer, ou pour une autre raison ; ce à quoi se rajoute le problème de la distance qui empêche le piéton de voir correctement le regard du conducteur. Donc, dans le doute, le piéton ne se jette pas sous les roues de la voiture (et on lui en sait gré, c’est pénible à laver le sang, les tripes, et tout ça <img data-src=" />).

Autrement dit : quand tu es au volant, ça marche pas trop le coup du “j’ai vu le piéton de loin, je lève juste un peu le pied et il aura le temps de passer” ; parce que si tu es assez loin pour n’avoir qu’à lever le pied (ou à freiner doucement), tu es déjà trop loin pour que le piéton puisse voir, analyser et comprendre avec certitude que tu le laisses passer.

La solution, c’est de freiner plus tôt et franchement, comme pour s’arrêter plusieurs mètres avant l’endroit où le piéton se trouve, et non pas juste devant le passage (c’est pas souvent faisable en ville) : pour les piétons, c’est plus sur d’attendre l’arrêt complet de la voiture, sauf si elle est assez loin.

Faut pas non plus oublier qu’il y a des conducteurs farceurs qui commencent par ralentir style bon conducteur, et qui au dernier moment remettent les gaz pour soulever les jupes des filles, ou arroser d’eau les pantalons des hommes <img data-src=" />







Saymonz a écrit :



Ah, les gens trop pressés… J’ai dû piler à m’en faire tomber une fois en scooter de livraison à cause d’une demoiselle qui s’était engagée sans un regard alors que son feu piéton était rouge…





Certaines on ce don de faire s’arrêter le monde autour d’elles… d’autres en rêvent…







V_E_B a écrit :



Question intéressante, qui dépend de l’interprétation de l’article R. 414-16 du code de la route. Pour moi, il concerne non pas l’accélération, mais le changement d’accélération. “Sans accélérer l’allure” n’est pas un terme de physique, et dans le sens commun je ne pense pas qu’il concerne le fait de maintenir une accélération constante. L’idée sous-jacente étant de permettre au véhicule dépassant de calculer le temps de la manœuvre de manière fiable. Mais je ne suis pas un juge/avocat, il est possible que je me plante.





Ah ok, euh … si, si, j’ai compris : donc il faut pas accélérer, mais ça n’a rien à voir avec l’accélération, c’est bien ça ? <img data-src=" />

Euh… est-ce que tu peux éviter les platanes s’il te plait ? <img data-src=" />

Mais plus sérieusement, je posais la question parce que je connais des spécialistes du dépassement en sortie d’aglo qui parient tout sur leur puissance relative, même avec un virage en face à même pas 300m, et trois intersections dans l’intervalle, le tout en côte bien sûr… (trop facile sinon, eh?!)







V_E_B a écrit :



C’est très exactement pour ce genre de cas qu’on ne doit pas modifier sa vitesse quand on est dépassé : ça permet au véhicule en danger d’estimer si il doit finir son dépassement en accélérant ou l’annuler en freinant. Si on accélère nous même, ça le positionne dans l’incertitude, et au volant l’incertitude tue.







Ton raisonnement suppose que chaque conducteur garde son sang froid malgré le danger… C’est idylique, mais c’est faux.

J’ai déjà eu à connaitre les deux situations, des deux côtés (donc ça fait quatre pour le coup), et dans tous les cas il vaut mieux prévoir avant de dépasser et puis c’est tout. Selon qu’on est en côte, en pente, la météo, la visibilité, etc… tu ne sais pas calculer tout ça avec la rapidité qu’il faudrait, sauf si ton papa s’appelle Skynet <img data-src=" />







V_E_B a écrit :



Tu me diras (avec raison) “mais quid des gros c*n qui conduisent vraiment n’importe comment, genre dans le cas du dépassement à risque il se rabat sur moi ?” Et bien dans ce cas, la vidéo devrait prouver que la ta manœuvre “illégale” était nécessaire à la sécurité. Pour rappel : la vidéo-verbalisation, ce n’est pas une verbalisation automatique, mais à distance. Il y a bien un humain derrière l’écran.

Pour l’instant du moins…







Pour les panneaux sur autoroutes qui affichent un n° de plaque avec écrit “trop vite” dessous, c’est forcément une machine qui a calculé la vitesse, non ? Pareil pour mesurer une distance de sécurité.

Tu peux pas demander à un humain de vérifier ces calculs, ce serait trop fastidieux, et hors de prix à cause du temps que ça prendrait de faire tous ces calculs à l’huile de cerveau. <img data-src=" />

Donc, l’humain derrière la vidéo-entube, il est juste là pour vérifier qu’il n’y a pas d’erreur manifeste (qui donnerait mauvaise image du dispositif), et pas plus…







Z-os a écrit :



C’est clair que la dérivée troisième de la position n’est affichée nulle part sur le tableau de bord. <img data-src=" />









V_E_B a écrit :



Nouveau projet de loi : le permis de conduire devient réservé aux agrégés de math <img data-src=" /> <img data-src=" />





<img data-src=" /> <img data-src=" /> Plus communément appellé ‘jerk’, ça se pourrait fort que ce soit mentionné au programme de certains BTS…

Sinon, pas besoin de l’afficher sur le tableau de bord, il suffit d’avoir des suspensions molles <img data-src=" />







V_E_B a écrit :



Certains sont déjà couvert (et à raison !) par la verbalisation vidéo.

Du moment que c’est constatable par vidéo, je ne vois pas de raison de ne pas prendre en compte une infraction, quelle qu’elle soit.

Pas besoin d’attendre que “catégorie X” soit verbalisée avant de verbaliser “catégorie Y”. Une infraction est une infraction.





C’est un traitement inégal dès lors que ( P(Y/!X) inf P(X) ou G(X/!Y) sup G(Y) ). <img data-src=" />


Le 18/09/2018 à 20h 01







Notice me Sempai a écrit :



la seule situation ou j’accelere quand on me double, c’est dans le cas du couillon qui veut ignorer la file pour venir se jeter devant (sortie, ou voies qui fusionnent) je suis sans pitie dans ce cas, je ferme son acces si je le peux et si c’est devant moi qu’il va se jeter.



ca aide dans ce cas d’avoir un moteur qui joue a qui a la plus grosse <img data-src=" />, je ne peux pas me permettre ca quand je sors avec ma vielle passat de 2004







Ah mais ça c’est sur les routes à plus d’une voie dans le même sens ; et de toutes façons si la vidéo marche bien dans le cas que tu cites le “couillon” se fera prendre à cause du non-respect de la distance de sécurité ; mais si tu fais comme tu dis devant la caméra, ça risque d’être pour toi, et rien pour le “couillon” ?!? <img data-src=" />

Donc, attention aux “couillons”, des fois que… <img data-src=" />

Mais c’est sur que cette histoire de distance de sécurité et de voies qui fusionnent ne se marient pas bien dès qu’il y a de la circulation… Y’a pas longtemps sur une autoroute 2x2, j’étais derrière deux camions l’un à côté de l’autre, aucun des deux n’arrivant à accélérer ni décélérer sur bien 2-3 kms… évidemment bouchon derrière, et il y a bien eu un futé pour s’amuser à remonter par la droite en utilisant les espaces entre les autres. Globalement, c’est plus fluide, non ?

Ce qui m’inquièterait, ce serait plutôt l’utilisation des images de « vidéo-protection » pour établir un profilage des conduites des gens… Même avec le RGPD, on risque toujours qu’il y ait qqun pour y trouver qqchose de “légitime”. <img data-src=" />


Le 18/09/2018 à 19h 43

« émettre du son dans le sens de créer un son absent de l’environnement sonore » ou « ré-émettre et/ou amplifier un son pré-existant dans l’environnement sonore » ; telle est la question…

<img data-src=" />

Le 18/09/2018 à 17h 20







V_E_B a écrit :



La question du seuil est importante, mais pourquoi questionner la raison ? Aucune raison valable d’accélérer quand on se fait doubler ne me vient à l’esprit, et le code ne distingue pas de cas dans son interdiction de cet acte. Tu penses à quoi ? <img data-src=" />







ça me fait penser au coup classique, c’est en sortie d’agglomération ou de zone à limite plus basse : tout le monde accélère, mais plus ou moins vite.

Si deux véhicules se suivent, que le deuxième veut doubler en accélérant plus fort, est-ce que le premier doit cesser son accélération alors que celle-ci est normale, d’autant qu’il y a une côte juste un peu après et que ce serait bien d’avoir un peu d’élan pour la monter parce que le premier n’a pas un GROMOTEURKIPOLLUAFOND comme le deuxième ?

On peut compliquer la question en ajoutant un troisième véhicule qui arrive en sens inverse et que le deuxième n’avait pas vu avant de déboiter : est-ce que c’est au premier de céder le dépassement (fautif du deuxième), ou bien est-ce que c’est au deuxième de se rabattre derrière le premier ?


Le 18/09/2018 à 17h 17







Saymonz a écrit :



Si j’arrive en voiture sans autre véhicule devant ni surtout derrière, je ne m’arrête pas : le temps que je freine, que le piéton comprenne que je le laisse passer, qu’il passe et que je redémarre… C’est plus rapide pour tout le monde si je passe et que le piéton traverse ensuite. Je m’arrête bien plus volontiers si j’ai plusieurs véhicules dans mon rétro.



Est-ce que la vidéo-verbalisation saura être pragmatique ?







Plus rapide pour tout le monde, certes, mais pas plus rapide pour chacun : dans ton exemple, ce qui est plus court est seulement le temps total passé dans le carrefour par la voiture ET le piéton (cumul des temps de croisement de chacun) ; sauf que le temps individuel que le piéton y passera sera un peu plus élevé que si la voiture s’arrête pour lui céder la priorité (mais effectivement moins elevé que le temps individuel que perdra le conducteur en s’arrêtant puis redémarrant).

Et des fois il y a des piétons qui ont oublié un poulet rôtissant au four et qui sont très pressés… <img data-src=" />


Le 18/09/2018 à 17h 13







recoding a écrit :



Le meilleur en exploitation politique ça reste “Born in the USA” utilisée par Reagan puis Bush, avec à chaque fois Springsteen qui doit aller les voir pour leur expliquer qu’ils ne comprennent rien…







Ah oui, mais eux deux au moins ils sont du même parti <img data-src=" />


Le 17/09/2018 à 17h 13







Zerdligham a écrit :



La réaction de Marc semble à cheval entre les deux puisque son tweet de réponse semble sous-entendre la seconde hypothèse, alors que l’explication dessous dans l’article semble correspondre à la première.

Du coup je sais pas trop. A première vue, j’aurais dit qu’on est dans la courte citation, donc légal.





Ben voilà où il est le problème : c’est dans le « à première vue ». Les AD font pareil, ils jaugent à vue, et si on impose aux plateformes du filtrage automagique, ça va être pareil : tous les crapauds seront bannis de la cour, même si l’un d’entre eux était un vrai prince.

Et alors après je te dis pas comment c’est la croix et la bannière pour convaincre la princesse qui si, il faut lui faire un bisou…. <img data-src=" />



Ceci dit, ça me rappelle une campagne électorale où un parti (le RPR si j’ai bonne mémoire <img data-src=" />), avait déjà utilisé l’image d’Astérix pour demander aux gaulois… euh, pardon, aux français s’il en avaient pas marre d’avoir la droite la plus bête de France… <img data-src=" />


Le 15/09/2018 à 09h 31







recoding a écrit :



“Et tant pis pour la liberté d’expression.”

Je ne vois pas trop le rapport entre poster une case extraite d’une bd et la liberté d’expression.







C’est tout le problème de la ‘culture’ dite de masse : si je te dis ‘Astérix’, t’as pas besoin d’une image pour savoir de qui je parle. Mais si je veux te parler d’une BD méconnue ?

Pareil si je te parles du costume de robot de Gaston Lagaffe : est-ce que sans image tu saurais me dire de mémoire dans quel ordre clignotent les lumières, de quel couleur elles sont, où elles se trouvent et combien y en a-t-il ? (bon, j’admets que c’est un exemple un peu extrême <img data-src=" />)

La liberté de communiquer ne se réduit pas au langage sous la forme de mots : l’expression graphique fait partie de la communication ‘normale’ et ‘banale’ si le sujet de discussion est lui-même graphique, non ?

Il y a une forme d’élitisme à refuser que l’image ait le droit d’être citée… (pareil pour le son, la musique, etc.)

De là, la question de la liberté d’expression se pose puisque sur le net, par exemple sur un blog, au lieu de “juste communiquer avec quelques personnes” ; on peut s’adresser au monde entier.

Pour rester sur le thème de la BD, par exemple Spirou changea de look à chaque changement de dessinateur ; si je veux dire sur mon blog (ou autre) que je préfère le dessin d’untel ou d’un autre, en quoi serait-ce approprié et légitime de m’interdire de mettre une image de chaque pour illustrer mon propos ?


Le 13/09/2018 à 17h 46







Sadhiq a écrit :



Ensuite, tel quel, il n’interdit pas le partage de lien, il “interdit” le court résumé dont 95% des gens semblent se satisfaire lorsqu’ils lisent un article. Ce qui fait que la majorité des gens ne se retrouvent quasi jamais sur le site des journaux et donc ne génère quasi aucun revenus pour ceux-ci… qui fournissent pourtant tout le travail par rapport à un agrégateur.







ça me fait bondir de lire ça… Si je prends deux exemples au hasard, allons donc faire un tour sur la “frontpage” de deux sites qui contiennent donc beaucoup de liens vers des articles :




  1. franceinfo.tv : avec toutes les actus régionales, il est clair que la vaste majorité des lecteurs ne sont pas intéressés par plus de la moitié de ce qui est proposé, ce qui me semble plutôt normal puisque c’est le principe de l’info régionale/locale

  2. libé.fr : ils ont mis une zolie colonne avec pile 100 articles, fais un micro-trottoir autour de toi et dis-moi combien tu trouves de personnes qui sont chaque jour intéressés par plus de la moitié et qui ont le temps de lire tout ça, et qui reviennent le lendemain re-lire les mêmes puisqu’il peut falloir plusieurs jours pour qu’un article sorte de la liste



    Si 95% des gens ne lisent que le résumé, ça veut pas dire qu’ils s’en satisfont, mais qu’ils ne sont pas intéressés, c’est tout. Et ça peut très souvent être par manque de temps plutôt que par manque de qualité…



    Si l’objectif du parlement était d’intéresser les gens au journalisme, ils auraient fait une loi pour réduire le temps de travail. <img data-src=" />


Le 12/09/2018 à 17h 26







trexmaster82 a écrit :



Au contraire, tout le monde ici comprends que les journalistes doivent aussi vivre, le problème c’est que les éditeurs de presse (et non les journalistes) ne comprennent pas qu’interdire aux agrégateurs de reprendre le titre d’un article revient pour eux à se tirer une balle dans le pieds (par exemple pour ma part je passe systématiquement par un agrégateur pour venir sur NextInpact), et qu’imposer un filtrage à priori des contenus postés sur les plateformes c’est donner un avantage concurrentiel énorme aux GAFA parce que eux seuls ont les moyens financiers de le faire (que ce soit en embauchant du personnel ou en développant des algos).





Et le pire, c’est qu’une fois qu’ils auront des algos, ils vont vouloir les vendre. J’imagine bien la situation de quelqu’un qui voudrait monter un site qui concurrence un peu un “morceau” d’un GAFA et qui voudrait acheter une licence de ce genre d’algo pour être en règle… Complètement anti-concurrentiel au final : d’un côté on leur colle des amendes monstres car ils sont vraiment trop gros ; et de l’autre on les engraisse un peu plus. <img data-src=" />


Le 31/08/2018 à 18h 21







bloossom a écrit :



Après, c’est aussi difficile de dire ce qui est extraterritorial: le fait que l’UE exige d’une association ou fondation US qu’elle respecte le droit de l’UE pour les données de citoyens de l’UE et pas le droit US, ou le fait que les US exigent d’une association ou fondation US qu’elle respecte le droit US mais pas le droit de l’UE?





Nan c’est facile, mais il faut changer d’angle. L’idée à cette époque reculée, était de re-fonder le droit à partir de l’individu, en équité. Adonque nous abolissâmes les privilèges nobiliaires (et le Roi avec, dommage collatéral). <img data-src=" />

Depuis, on pourrait à peu près dire sans trop caricaturer que c’est l’individu qui est “source” du droit applicable. Ainsi l’assoce, la fondation, l’entreprise ou autre n’est que la création d’un ou plusieurs individus ; mais elle doit respecter le droit de l’individu.

Il n’y a pas d’extraterritorialité qui tienne, parce que le Net n’est pas un territoire : un internaute se trouve en plusieurs lieux virtuel à la fois, et cette ubiquité empêche la délimitation de territoires en Internet (ou du moins pas au sens géographique habituel).

Bref, la “méthode US” que tu décris, en espérant que tu la décrie aussi, reviens à donner à l’assoce ou fondation un privilège non plus nobiliaire mais “entrepreneurial” ; le privilège étant de faire passer le droit de la création de l’individu avant le droit de l’individu sans que cette priorité ne soit légitime au sens de l’intérêt général et commun, et je ne qualifierais pas vraiment cela d’équitable… d’où l’idée dans leur brouillon de mettre la sécurité publique comme motif, mais c’est foireux : pas besoin de divulguer publiquement des infos si l’objectif est que les forces de l’ordre y ait accès, non ? (je dirais qu’on sais déjà assez bien voire trop bien faire ça).

Et pour les lobby de la “sécurité” privée, tout ce que j’en pense c’est <img data-src=" />…