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Le LABEL de la Dinum ne… labellisent pas ses « solutions »

Le LABEL de la Dinum ne… labellisent pas ses « solutions »

L'équipe LABEL de la direction interministérielle du numérique du Premier ministre vient de lancer son « Catalogue GouvTech » de solutions numériques pour les services publics. « L’évaluation de ces solutions ne repose toutefois que sur les déclarations des éditeurs », note toutefois Acteurs Publics.

204 logiciels y sont à ce jour répertoriés, par catégories (5G, Big data, blockchain, cybersécurité, démocratie participative, IOT, machine learning, etc.), distribution (propriétaire ou – basée sur des briques – opensource), déploiement (Cloud et/ou On premise) et centrales d'achat.

« Les contenus des Fiches Solution sont élaborés par les Offreurs et n'engagent pas l’avis de la DINUM sur la fiabilité des informations qui y sont portées ou sur la qualité des Solutions », précisent cela dit les Conditions générales d'utilisation du catalogue.

Des CGU qui préviennent en outre ses utilisateurs qu'« il appartient aux Administrations d’effectuer toutes recherches et vérifications de toutes natures qu’elles jugeront utiles et de faire appel le cas échéant à des professionnels et/ ou d’experts afin de recueillir tous conseils et préconisations adéquates ».

Acteurs Publics s'étonne à ce titre qu'« un éditeur peut voir son logiciel référencé par la Dinum et donc recommandé à l’usage des acteurs publics, sans pour autant respecter les critères énoncés par cette même direction ». Cette stratégie ne vaudrait que pour un temps, l’idée étant de « lancer la machine et de parfaire ensuite le mécanisme qui demande un investissement financier non négligeable », explique notre confrère.

De plus, l’évaluation des solutions selon le barème et les critères définis par la Dinum « ne repose que sur du déclaratif et n’est pas vérifiée par la direction ». Un paradoxe qui fait bondir Frédéric Couchet, délégué général de l'association de promotion et de défense des logiciels libres April, à mesure que la mission LABEL de la DINUM est précisément de « labelliser des solutions et des outils numériques de qualité ».

Il s'offusque en outre que le catalogue promeuve sous le label « open source » des solutions qui n'auraient rien de « libre », telles que Remocra, Calenco ou Certification documentaire sur blockchain, et que les « vérifications de base » n’aient pas été faites. « Ce n'est pas très sérieux de la part de l’État de participer ainsi à l'open source washing », déplore de son côté un acteur du numérique de l’État. 

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Partez acheter vos croissants
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Le brief arrive dans un instant,
Tout frais du matin, gardez espoir.

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