Bercy enquête sur le rachat de l’hébergeur français Ciril par l’américain Carlyle

Le 14 août à 09h58

Le 14 août à 09h58

Commentaires (22)

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J'avais jamais vu le petit chapeau du monsieur sur l'illustration. C'est du grand art, merci Flock !
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Le ministère de l'Économie étudierait aussi une prise de participation de BPI France au côté de Carlyle pour atténuer une perte de souveraineté.
Investir auprès de Carlyle est probablement une bonne idée d'un point de vue financier.
Par contre, par rapport à la souveraineté, j'ai du mal à comprendre : si Carlyle est majoritaire et ça serait le cas ici, ça ne change rien par rapport au risque que l'on voudrait éviter : celui lié au cloud act.

Même si ce risque est très hypothétique : Carlyle est un pur investisseur financier qui laisse généralement l'équipe dirigeante agir tant que ça rapporte et les données hébergées n'intéressent probablement pas les USA.
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D'autres se font prendre des parts...
edf.fr EDF
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Dans le cas d’Exaion je les connais bien, je pense que c’est globalement une bonne opération pour EDF à ces conditions.
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Ça va miner du $BTC chez EDF ^^
https://www.franceinfo.fr/environnement/energie/la-france-produit-plus-d-electricite-qu-elle-n-en-consomme-obligeant-les-producteurs-a-payer-pour-exporter-leur-surplus_7194483.html
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On ne connaît pas les dessous du deal mais les gens d’EDF ne sont pas fous, Exaion en elle même ne valait probablement pas ce montant en l’etat (3M de CA at best), ses assets étaient limités, et sa croissance n’était pas de nature à l’expliquer non plus.
Je n’ai pas discuté avec eux depuis cette opération mais mon analyse c’est que le milieu de la crypto a trop de fric et qu’ils cherchent à sécuriser leur avenir et à se garantir l’ouverture d’autres marchés dans un contexte troublé - j’imagine qu’il ont sécurisé de la capa elec au passage.
Ce qu’à déjà fait Exaion avec 16M de capital au lancement peut se reproduire facilement avec les centaines de millions récupérés dans l’opération, ce n’est pas « encore une pépite qui s’en va » comme on peut l’entendre au comptoir de twitter.
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Le minage intermittent n’est pas forcément une opération si rentable, les machines coutent cher lorsqu’elles dorment.
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Mais si ça passe sous girond américain, il n'y a pas l'application des lois américaines (comme le cloud act) ?
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Tu parles du même cloud act que celui que j'ai cité dans mon commentaire ?

Pour moi, ce risque es très hypothétique : à quelles données hébergées les USA voudraient-ils accéder grace à lui ?

Je disais juste qu'une participation de BPI France (qui serait minoritaire) ne changerait rien ici.
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Oups, oui tu l'avais mis ! 😁

Je ne sais pas, tout dépend de la nature de celles-ci.
Mais oui, la BPI n'y changerait rien.

Hors-sujet : je souhaites me lancer dans un arbre généalogique, je vois 2 grosses boîtes, qui pour l'une est rattaché à Israël, l'autre au USA. Cela me gêne perso, mais je sauterai le pas...
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MyHeritage a déjà probablement déjà tes données sans que tu ne leur fournissent.
Ils vont aspiré tout ce qui est possible.
Nos amis mormons sont très fort là-dessus.
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Bah en sois, ils (les US) pourraient demander à aspirer l'ensemble du contenu, et venir piocher après ce qui les interesses, par exemple dans les correspondances de nos élus.

C'est pas comme si les US étaient spécialistes de l'ingérence au même titre que les russes et les chinois.
Et là, on parle uniquement d'un petit morceau des données qui sont stockées chez Ciril
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Bah en sois, ils (les US) pourraient demander à aspirer l'ensemble du contenu
Non. L'accès doit être lié à quelque chose de précis. Il faut un mandat (warrant) et le fournisseur peut s'y opposer judiciairement, ce que ne manquerait pas de faire une direction française.

C'est un peu plus compliqué que : j'aspire tout et je trie après.
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Ils hébergent les données comptables et financières des collectivités... Au hasard, les informations sur les marchés publics ? Pour filer des tuyaux aux entreprises américaines.
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Sans compter tout ce qui a trait à la population (enfance, état civil...) et au territoire (cadastre, urbanisme...)
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Je dirais plutôt qu'un risque numérique, il y a un risque industriel tout simplement.

Ce fond Carlyle n'est pas connu pour garder la masse salariale. En général c'est 30% qui dégage et une revente. Éventuellement une revente à la découpe.

Cela arrangerais bien plus certains, que les brevets soit récupérés et la boite "éteinte".

Carlyle est aussi connu pour ses liens avec certaines organisations étatiques des USA. Souvent sous la forme d'un CEO nommé. Ou en ayant dans le portefeuille des boites d'équipement militaire.


De toutes les façons; quelque soit le rachat par des fonds de ce genre est suspicieux à tous les étages.
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Carlyle ... Full Monty, Trainspotting ....
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Le monde ne suffit pas :stress:
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28 semaines plus tard :-)
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SG Universe :bouletdujour:
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La naissance du mal ! :iloveyou:
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N’oublions pas certains des investisseurs historiques de Carlyle, dont Georges Bush, Georges W Bush, un fondateur ancien conseiller de Jimmy Carter et un frère d’Ousama Ben Laden.

Donc, un fond d’investissement pas très neutre politiquement et proche du pouvoir américain.

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