Bercy enquête sur le rachat de l’hébergeur français Ciril par l’américain Carlyle
Le 14 août à 09h58
1 min
Économie
Next
Bercy surveillerait de près les conditions de rachat de l'entreprise de l'éditeur de logiciels et de services Cloud Ciril Group par le fond américain Carlyle.
Début aout, on apprenait que Carlyle était vivement intéressé par le rachat de l’hébergeur français. Il aurait proposé une offre de 525 millions d'euros.

Selon Challenges, le Service de l'information stratégique et de la sécurité économiques (SISSE) qui dépend du ministère de l'Économie s'est saisi du dossier. Il doit rendre son rapport courant septembre. Il n'est pour l'instant pas question d'une annulation de l'opération. Mais, en 2023, ce service avait bloqué la vente de Segault et de Velan SAS (deux producteurs d'équipements de robinetterie nucléaire) à l'américain Flowserve.
Nos confrères soulignent que plusieurs députés se sont montrés inquiets que Ciril, qui a entre autres pour clients de nombreuses collectivités locales et organismes publics, soit acheté par un fond étasunien. Le ministère de l'Économie étudierait aussi une prise de participation de BPI France au côté de Carlyle pour atténuer une perte de souveraineté.
Le 14 août à 09h58
Commentaires (22)
Abonnez-vous pour prendre part au débat
Déjà abonné ? Se connecter
Cet article est en accès libre, mais il est le fruit du travail d'une rédaction qui ne travaille que pour ses lecteurs, sur un média sans pub et sans tracker. Soutenez le journalisme tech de qualité en vous abonnant.
Accédez en illimité aux articles
Profitez d’un média expert et unique
Intégrez la communauté et prenez part aux débats
Partagez des articles premium à vos contacts
Abonnez-vousLe 14/08/2025 à 10h03
Le 14/08/2025 à 10h14
Par contre, par rapport à la souveraineté, j'ai du mal à comprendre : si Carlyle est majoritaire et ça serait le cas ici, ça ne change rien par rapport au risque que l'on voudrait éviter : celui lié au cloud act.
Même si ce risque est très hypothétique : Carlyle est un pur investisseur financier qui laisse généralement l'équipe dirigeante agir tant que ça rapporte et les données hébergées n'intéressent probablement pas les USA.
Le 14/08/2025 à 10h56
Le 14/08/2025 à 11h19
Modifié le 14/08/2025 à 13h32
https://www.franceinfo.fr/environnement/energie/la-france-produit-plus-d-electricite-qu-elle-n-en-consomme-obligeant-les-producteurs-a-payer-pour-exporter-leur-surplus_7194483.html
Le 14/08/2025 à 13h37
Je n’ai pas discuté avec eux depuis cette opération mais mon analyse c’est que le milieu de la crypto a trop de fric et qu’ils cherchent à sécuriser leur avenir et à se garantir l’ouverture d’autres marchés dans un contexte troublé - j’imagine qu’il ont sécurisé de la capa elec au passage.
Ce qu’à déjà fait Exaion avec 16M de capital au lancement peut se reproduire facilement avec les centaines de millions récupérés dans l’opération, ce n’est pas « encore une pépite qui s’en va » comme on peut l’entendre au comptoir de twitter.
Le 14/08/2025 à 13h39
Le 14/08/2025 à 10h56
Le 14/08/2025 à 11h26
Pour moi, ce risque es très hypothétique : à quelles données hébergées les USA voudraient-ils accéder grace à lui ?
Je disais juste qu'une participation de BPI France (qui serait minoritaire) ne changerait rien ici.
Modifié le 14/08/2025 à 12h47
Je ne sais pas, tout dépend de la nature de celles-ci.
Mais oui, la BPI n'y changerait rien.
Hors-sujet : je souhaites me lancer dans un arbre généalogique, je vois 2 grosses boîtes, qui pour l'une est rattaché à Israël, l'autre au USA. Cela me gêne perso, mais je sauterai le pas...
Le 14/08/2025 à 13h23
Ils vont aspiré tout ce qui est possible.
Nos amis mormons sont très fort là-dessus.
Le 14/08/2025 à 13h22
C'est pas comme si les US étaient spécialistes de l'ingérence au même titre que les russes et les chinois.
Et là, on parle uniquement d'un petit morceau des données qui sont stockées chez Ciril
Le 14/08/2025 à 14h29
C'est un peu plus compliqué que : j'aspire tout et je trie après.
Le 16/08/2025 à 03h12
Le 17/08/2025 à 10h24
Le 14/08/2025 à 14h42
Ce fond Carlyle n'est pas connu pour garder la masse salariale. En général c'est 30% qui dégage et une revente. Éventuellement une revente à la découpe.
Cela arrangerais bien plus certains, que les brevets soit récupérés et la boite "éteinte".
Carlyle est aussi connu pour ses liens avec certaines organisations étatiques des USA. Souvent sous la forme d'un CEO nommé. Ou en ayant dans le portefeuille des boites d'équipement militaire.
De toutes les façons; quelque soit le rachat par des fonds de ce genre est suspicieux à tous les étages.
Le 14/08/2025 à 10h53
Le 14/08/2025 à 13h25
Le 14/08/2025 à 15h25
Le 14/08/2025 à 16h00
Le 16/08/2025 à 14h37
Le 15/08/2025 à 08h04
Donc, un fond d’investissement pas très neutre politiquement et proche du pouvoir américain.
Signaler un commentaire
Voulez-vous vraiment signaler ce commentaire ?