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Ariane 6 : décollage réussi pour son deuxième vol commercial

Le 13 août 2025 à 08h24

C'est un deuxième succès pour le lanceur lourd européen Ariane-6 qui a décollé cette nuit de Kourou, en Guyane sans encombre, comme le relate l'AFP. Il a eu lieu comme prévu à 21h37 heure locale (2 h 37 heure de Paris, mercredi 13 août). Deux heures plus tard, la confirmation du déploiement du panneau solaire est arrivée.

Ariane 6 a mis en orbite le satellite d’observation européen MetOp-SG-A1 de l'Organisation européenne pour l'exploitation des satellites météorologiques (EUMETSAT). Il doit, comme le CNES l'explique, assurer « la continuité des observations mondiales essentielles depuis l'orbite polaire » et améliorer, « par rapport à la première génération, la précision des prévisions météorologiques et la connaissance de l’atmosphère et de l'évolution du climat comme jamais auparavant ».

Après le vol inaugural de juillet 2024 et le premier vol commercial effectué en mars, c'est donc le troisième vol du nouveau lanceur européen. Le président exécutif d’Arianespace, David Cavaillolès s'est enorgueilli de la nouvelle : « Troisième lancement, troisième succès ! Il n’y avait pas de meilleur début possible ».

Le 13 août 2025 à 08h24

Commentaires (21)

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David Cavaillolès s'est enorgueilli de la nouvelle : « Troisième lancement, troisième succès ! Il n’y avait pas de meilleur début possible ».

tousse

Pendant ce temps chez SpaceX : « Troisième lancement, troisième succès ! Il n’y avait pas de meilleure semaine depuis... le mois dernier. ».
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Pendant ce temps chez SpaceX : « Troisième lancement, troisième succès ! Il n’y avait pas de meilleure semaine depuis... le mois dernier. ».
J'ai du mal à voir la pertinence de comparer un lanceur éprouvé qui a atteint une cadence de croisière largement plus élevée que tout le reste du secteur (et donc est une exception) avec un autre qui démarre à peine sa carrière.
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Je partage ton avis. C'est comme si l'on comparait le nombre de lancement réussi du lanceur Ariane 6 avec le nombre de succès du lanceur Falcon Heavy.
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Vu que SpaceX lance la plupart des satellites aujourd'hui, ils sont la norme plus que l'exception.

Ariane 6 a beau être au début de sa carrière, il n'a jamais été prévu plus de 10 lancements par an grand maximum, en pratique plutôt 5.

Nier la réalité ne mène nul part : que ça nous plaise ou non, SpaceX a apporté une innovation majeure qui a mis hors jeu les lanceurs à l'ancienne comme Ariane 5 et 6 (qui sont aujourd'hui devenu l'exception).

SpaceX n'est pas une exception qu'il faudrait ignorer parceque Musk est détestable, ou que l'idée qu'on se soit planté est déplaisante.
Ariane 6 était obsolète dès son premier lancement et ne sera jamais commercialement viable.
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Est-ce que l´intégralité du spatial doit imiter SpaceX?

Est-ce que l´intégralité du spatial doit être commercialement viable?
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Est-ce que l´intégralité du spatial doit imiter SpaceX?
Oui, la rupture technologie est trop importante pour être ignorée, ce qui est clair depuis un bon moment maintenant (en fait, depuis que SpaceX a démontré la viabilité technologique de la réutilisation il y a environ 10 ans).
Ne pas imiter SpaceX, cela signifie payer beaucoup plus cher pour chaque lancement, mais aussi émettre plus de pollution et attendre plus longtemps pour chaque lancement. Et surtout, cela implique de faire financer les lancements à perte par l'État ou par des acteurs institutionnels (à la fin c'est Nicolas - le contribuable moyen - qui paye et que l'État endette sur les marchés financiers).
Est-ce que l´intégralité du spatial doit être commercialement viable?
Pas nécessairement, mais Ariane 5 était leader du marché commercial jusqu'à l'arrivée de SpaceX. On peut financer tout un tas de trucs géniaux dont on n'a pas les moyens par altruisme , mais il faut en assumer les conséquences : se faire dire quoi faire par nos créanciers.
Et on peut difficilement justifier de s'endetter - donc perdre notre souveraineté - pour payer un outil sensé préserver notre souveraineté utilisant une technologie 3x plus chère que l'état de l'art et ne répondant pas aux besoins actuels pour préserver notre souveraineté.
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D'abord : je m'en fous de Musk, il n'est pas dans l'équation ni dans ma réflexion. Inutile de ramener quoique ce soit à lui ni même de me prêter des intentions fausses.

Tout comme je ne dis pas qu'il faut les ignorer.

Quand je dis que SpaceX est l'exception, je parle bien à l'échelle de tous les lanceurs mondiaux. Pas seulement d'Ariane. À aucun moment je n'ai réduis le périmètre, la comparaison aurait autant de sens que comparer les volumes de vente de Stellantis et Ferrari.

En 2024, SpaceX a été le seul à avoir une telle cadence de tir, suivi de loin (2x moins) par la Chine et ses Long March.

Oui, ils ont une longueur d'avance énorme sur le marché.

Non, ils ne sont pas la norme : ils sont l'exception du marché.

Si la cadence de SpaceX était la norme du marché, tous les acteurs seraient au même niveau et là on pourrait considérer le retard de l'aérospatial européen comme vraiment préoccupant. Personnellement, ce que je vois à la lecture des historiques de lancement, c'est qu'à peu près tout le monde est à la ramasse.
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On voit surtout que SpaceX est à peu près le seul acteur restant sur le marché commercial.

En quoi cela montrerait que le retard de l'aérospatial européen n'est pas préoccupant ?

On est passé de leaders à non-existant. On pouvait dire que c'était préoccupant il y a 10 ans. On a passé ce stade depuis longtemps.
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En quoi cela montrerait que le retard de l'aérospatial européen n'est pas préoccupant ?
Il est aussi préoccupant que l'état du reste du monde. C'est à dire pas vraiment par rapport à la réalité des besoins du marché. Est-ce que cette cadence représente ces besoins ?

Sur les 134 lancements SpaceX de 2024, 80 et quelques sont pour Starlink.

En l'état, de mon point de vue, le marché ne demande pas une telle cadence de tir et SpaceX s'autoalimente. Sans Starlink, SpaceX en a opéré une cinquantaine et ça le place en dessous les 65 chinois (68 si on compte les échecs) pour 2024. En troisième, la Russie avec 17 lancements.

Pour 2025, 68 lancements sur 97 sont Starlink aussi.

Pour moi, ça n'a rien d'une norme pour un marché mais bien d'une exception.

Ce qui ne retire pas non plus qu'elle est spectaculaire. Mais perso je n'irai pas les dresser en modèle de référence sur ce que doit être le spatial. Par contre, le paris qu'ils ont incontestablement remporté, c'est celui du réutilisable auquel pas grand monde (toujours mondialement, y'a pas que Arianespace qui a eu une position conservatrice sur ce sujet) ne croyait non plus.
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"Ariane 6 ne sera jamais commercialement viable"

Parce que SpaceX est viable commercialement ? Spoiler, non.

Le sponsoring US étant ce qu'il est, ils ont atteint le point d'inflexion de la rentabilité du réutilisable.
Globalement : ce qui est perçu comme 'innovation' n'est que le scintillement de la pluie de dollars.

L'accès à l'espace est une histoire de souveraineté, pas de rentabilité.

Ariane 6 aura une très belle carrière, car l'enjeu est la souveraineté.
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Parce que SpaceX est viable commercialement ? Spoiler, non.
SpaceX ne reçoit pas un seul dollars de subvention, contrairement à ce qui est souvent répété en France.
Et ils facturent leurs lancements au gouvernement US beaucoup moins cher que les concurrents et beaucoup moins cher que les prix pratiqués avant qu'ils n'existent. Et toute leur R&D est financée sur le prix des lancements, contrairement à Ariane.
Globalement : ce qui est perçu comme 'innovation' n'est que le scintillement de la pluie de dollars.
C'est ce genre d'aveuglement sidérant qui nous a mené dans la situation actuelle.
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Pas un dollar de subvention ? Et leurs tirs institutionnels facturés 160m ou 250m alors qu'un vol commercial était à 60 avec un coût réel à 80+ ?! 🤣

J'dis pas qu'aujourd'hui ils peuvent pas être à l'équilibre, mais la longueur d'avance a été donnée.
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Le rapport avec la choucroute ?
À noter qu'Ariane n'envoie pas dans l'espace les joujoux d'un mégalo mais des satellites qui font avancer la science, la connaissance.
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Du coup, l'article ne précise pas : Si le décollage à bien réussi, qu'en est-il de la suite ? La charge a bien été mise sur l'orbite visée ?
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1e phrase du 2e paragraphe: "Ariane 6 a mis en orbite le satellite d’observation européen MetOp-SG-A1 de l'Organisation européenne pour l'exploitation des satellites météorologiques (EUMETSAT)."
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Merci, je sais lire. Mais ça dit pas si c'est la bonne. Arianespace nous a déjà fait le coup du "succès (mais pas sur la bonne orbite)".
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"Ce matin, je suis allé chercher du pain.
-Attends, attends... tu as pu le ramener à la maison?
-Bah... Oui. Bizarre ta question."

S´il y avait eu un problème, ça aurait été précisé. Par exemple comme ça: "le satellite à été mis en orbite mais pas sur celle prévue à l´origine."

Même à considérer qu´Arianespace cache des choses (point de vue douteux, mais admettons), qui y aurait-il de plus à dire?

La news ne va pas dire "c´est en orbite mais méfiance, parce que bon hein, on les connaît." (À la rigueur y a l´espace commentaire pour ça.)
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Avant de faire le donneur de leçon pour me prendre de haut, on se renseigne : next.ink Next
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Oui, je te confirme que le satellite est dans sa bonne orbite ;)

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